Samedi 23 mai, huit petits philosophes ; Eléa, la grande Tessa, la petite Tessa, Colin, Pacôme, Éloïse, Chloé et Marilou, se sont, à nouveau, retrouvés à distance pour philosopher autour d’un thème qu’ils avaient choisi la semaine précédente, un thème aussi ancien que la Philosophie elle-même, mais que notre contexte réinterroge vivement à nouveau : la Mort.
Nous avons commencé par récolter les grandes questions que nous pouvions nous poser sur la mort :

« Qu’est-ce qu’il y a après la mort ? » Colin

« À quoi ça sert de mourir ? » Éléa

« Pourquoi la mort existe ? » Chloé

« Qu’est-ce que la mort ? » La grande Tessa

« Pourquoi meut-on ? » Pacôme

« Pourquoi on peut mourir ? » La petite Tessa

« Où va-t-on après la mort ? » Éloïse

« Est-ce qu’on sait quand on va mourir ? » Marilou

« Peut-on revivre après la mort ? » Éloïse

« Pourquoi la mort ne va-t-elle pas sans la vie, et vice-versa ? » Chloé

« Qui décide de la mort ? » Éléa

« Pourquoi la mort c’est forcément la fin de la vie ? » La petite Tessa

« Sans la mort qu’est-ce que serait la vie ? » Pacôme

« Est-ce qu’on est obligé de mourir ? » Marilou

Ensuite, les petits philosophes ont voté pour la question du jour, et ils ont choisi : Sans la mort, qu’est-ce que serait la vie ?

Éléa s’est alors lancée : « La vie sans la mort, ce serait un peu bizarre : il n’y aurait plus de maladies mortelles, plus d’épidémies, on aurait plus besoin de vaccins, mais il y aurait beaucoup, beaucoup de personnes et aurait quasi tout vu parce qu’on serait immortel. »

Éloïse a approfondi : « On serait éternels donc il y aurait largement trop de personnes. La mort c’est indispensable. Elle est essentielle pour qu’on ne soit pas trop nombreux sur Terre. »

La grande Tessa a ajouté : « Notre vie n’aurait pas de but, pas de fin : il faut un jour partir dans la vie. »

Pacôme a proposé : « Sans la mort, il n’y aurait pas de guerre non plus mais on serait serré comme des sardines. »

Chloé a alors nuancé : « La vie sans la mort : il y aurait énormément de monde et il n’y aurait surement pas assez de place pour tous. Sans la mort, on s’ennuierait dans la vie, parce que si on ne meurt pas, on continue à grandir et vieillir. Mais l’avantage c’est qu’il n’y aurait pas de tristesse ni de peur : pas la tristesse quand on perd quelqu’un et pas la peur de mourir dans des attentats par exemple. »

Nous avons alors basculé vers une autre question : est-ce qu’une vie sans mort serait préférable, ou en d’autres termes,vaudrait-il mieux être immortels ?

La grande Tessa a affirmé : « C’est mieux d’être mortel : au moins tu laisses la place aux autres et sinon ta vie n’a plus de sens. »

Colin a, à son tour, proposé : « Il vaudrait mieux être mortel, pour qu’on ne soit jamais trop, et qu’on ne manque jamais de nourriture. »

Pacôme a nuancé : « Des fois c’est mieux d’être immortel, par exemple en cas de guerre, mais sinon je resterais mortel. »

Chloé a alors confirmé : « Moi je préférerais être mortelle et avoir des parenthèses d’immortalité. »

Eléa a alors été en sens inverse : « Moi, je préfèrerais être immortelle, tu ne meurs pas, et tu peux voir quelqu’un que tu n’as pas connu ou même revoir quelqu’un qui est décédé. »

Eloïse a synthétisé : « Pour moi, c’est un peu les deux : il y a des avantages et des inconvénients aux deux. »

La petite Tessa a déclaré : « Moi, je choisirais l’immortalité : les deux sont bien, mais immortel on fait plein de choses encore et encore même si on s’ennuierait, nous on veut toujours découvrir d’autres choses. »

Marilou a affirmé : « Moi je préfère être mortelle parce que je laisse ma place aux bébés et aux animaux. De toute façon, il faut bien qu’un jour je meurs, parce que sinon ma vie ne se terminerait jamais, je m’ennuierais et ça n’aurait pas de sens. »

Chloé a alors proposé une synthèse de toutes les idées : « La vie sans la mort ça serait comme être immortel, il n’y aurait pas de guerre, pas de maladie, mais on s’ennuierait, et il n’y aurait plus de place pour tout le monde. Être mortel en fait, ça nous incite à être plus curieux, à vouloir savoir comment c’est la vie. Sans mort il n’y aurait plus le métier de chercheur, on aurait plus l’envie de chercher à connaître le monde de la même façon. »

Les petits philosophes ont alors choisi d’approfondir la discussion par la lecture d’un mythe : le mythe d’Orphée et d’Eurydice(dont nous vous joignons une version). Après l’avoir lu et découvert pour certains ou redécouvert pour d’autres, ce mythe, nous avons cherché à ce qu’il pouvait nous faire penser sur la mort

« Que tout le monde n’est pas immortel » a affirmé la grande Tessa

« On ne peut pas ramener les gens à la vie : une fois qu’on est mort, c’est fini » a complété Chloé avant d’ajouter : « Ce mythe nous apprend aussi quelque chose sur la confiance et il nous dit que la mort ça fait peur parce qu’on ne sait pas beaucoup de choses dessus, et que c’est triste parce qu’on perd des personnes. Il nous dit en fait, que la mort c’est inconnu pour les êtres humains »

Merci beaucoup les P’tits Philosophes pour cet atelier et rendez-vous samedi prochain pour continuer à philosopher à distance en approfondissant notre réflexion à travers le thème que vous avez choisi, celui de la vie cette fois !