Le samedi 30 mai à 11h, nous avons retrouvé les P’tits Philosophes pour parler de l’AMITIE !

Ils ont commencé par une petite activité : dessiner un objet qui symbolise pour eux l’amitié, dans le but de l’expliquer aux autres.

Judith a dessiné des amis qui s’embrassaient, Gabriel a dessiné deux mains réunies, Ulysse a donné l’idée de la réconciliation qui suit les disputes chez les « vrais » amis, Rayan l’idée du partage et celle que des amis, un peu comme des moutons, se suivent.

Puis, on s’est demandé si cette expérience du confinement avait changé quelque chose à nos amitiés.

La plupart des enfants trouvaient qu’être privés du sens du toucher, cela gâchait le plaisir de l’amitié car on ne pouvait plus échanger des jouets, jouer… Cela avait changé l’amitié, cela empêchait.

Ulysse a posé une question philosophique :

Est-ce que ce serait possible de ne plus avoir du tout d’amitiés réelles ?

Du coup, nous avons distingué l’amitié réelle et l’amitié virtuelle en répondant à la question :

Que partage-t-on avec des amis ?

Avant le confinement

Le toucher (Yassine)

Jeux pour les enfants (Gabriel)

Discussion pour les grands (Gabriel)

Ballons, affaires

Nourriture

Connaissances (Rayan)

Paroles (Judith)

 

Pendant / Après le confinement

toucher des objets communs est un problème

se voir à la fenêtre, en vrai (Gabriel)

En visio, on a les gens tout à côté de nous, même s’ils sont loin en vrai. (Judith)

Se parler en visio, on le faisait moins avant.

 

Et en faisant cette recherche, nous avons trouvé les questions suivantes :

Est-ce qu’on peut être amis malgré la distance ?

Qu’est-ce qui est nécessaire pour être amis ?

Une deuxième activité a été proposée : cherchez dans votre tête, dans les livres ou les films que vous connaissez, des amis « improbables », étonnants : dites pourquoi leur amitié vous étonne et sur quoi cette amitié repose.

Chacun a trouvé un ou plusieurs exemples : un ours et une souris, un robot et une jeune fille, un loup et un cerf, un poisson et un chat…

Ce sont leurs différences qui rendent leur amitié surprenante la plupart du temps. Le fait qu’ils ne soient pas de la même espèce, de la même taille, que parfois même, l’un devrait être le prédateur de l’autre…

Chacun a enfin pu exprimer sur quoi se fonde ces amitiés fortes et en tirer les conclusions suivantes :

Pour Gabriel, l’amitié c’est d’abord une rencontre, puis après on discute, et enfin on joue.

Pour Yassine, deux choses sont nécessaires : se connaître et être loyal l’un envers l’autre.

Rayan enfin a insisté sur l’importance de l’entraide !

 

Merci à vous les amis philosophes ! A la semaine prochaine… en vrai ?!