Bonjour à tous,

Samedi 13 juin, nous nous sommes réunis pour la dernière fois, avant l’été, avec les enfants des Petits Philosophes. Voici le compte-rendu !

1. Présentation d’une série d’images. 

À partir des images, les enfants ont tenté de devenir le thème du jour. Un char, une danseuse, un groupe qui discute, un coureur, une main qui peint, un enfant qui regarde la télé, un homme qui joue à la marelle, un adolescent allongé sur son lit, un homme qui regarde l’horizon, un enfant qui médite…

Yassine propose le courage et la timidité…

Les activités enfants et adultes…

Gabriel propose le sport…

Les enfants dégagent le thème  : « Les activités que font les hommes ».

On cherche des synonymes, le thème étant un synonyme.

On dévoile le thème du jour : Le divertissement.

2. Qu’est-ce que le divertissement ?

« C’est l’acte de se divertir et de s’occuper ».

« Se divertir, c’est faire une tâche qu’on aime faire »

« Comme ça on pense à autre chose » Autre chose que quoi ? « Que quelque chose qu’on n’aime pas faire ».

Quelques exemples : « Chanter en épluchant des patates pour oublier que je les épluche »

« Jouer un morceau que j’aime à la guitare – la BO d’Harry Potter – parce que j’en avais marre de faire le même morceau »

 

3. Quand est-ce qu’on a besoin de se divertir ?

« Quand on s’ennuie »

« On peut aussi se divertir avant de s’ennuyer pour ne pas s’ennuyer ! »

 

4. Expérience de pensée

« Vous êtes l’heureux gagnant d’un jeu télévisé sur les voyages. Ça tombe bien parce que vous aimez les voyages, vous êtes un grand aventurier. Mais vous recevez le billet, et ce n’est pas du tout ça que vous avez gagné. Vous avez gagné un ticket un voyage immobile, dans une pièce, dans un endroit à la campagne, très calme, où il n’y a rien. Est-ce que vous acceptez le billet pour ce voyage ? Oui, non pourquoi? »

Gabriel : « Moi je refuse le voyage immobile parce qu’on aurait rien à faire. »

Ulysse : « Moi j’accepte parce que je sortirai pour aller dans la campagne. J’accepte »

Yassine : « J’accepte parce qu’on a le droit d’amener avec nous des divertissements, par exemple des livres, des jeux ».

Est-ce que vous connaissez des personnes autour de vous que ça pourrait intéresser ce voyage immobile ?

5. Le divertissement pascalien

Un grand philosophe, Pascal, au 17ème siècle, disait qu’il était trop difficile de rester dans un espace clos, dans sa chambre, tout seul, sans divertissement. Qu’en pensez-vous ? Ou alors on peut rêver, imaginer qu’on est dans la nature avec quelqu’un d’autre. « Mais c’est mieux de faire des trucs dans la réalité ». L’étymologie de ce mot, divertissement, vient de se détourner : se divertir, c’est se détourner de tout ce qui est trop difficile, de penser au mal, à la misère. « C’est comme moi, je n’arrivais pas à m’endormir parce que j’imaginais que ma maison allait brûler, et ensuite, je me suis diverti avec mon imagination. Donc d’un côté l’imagination peut être dangereuse, et de l’autre elle peut être heureuse. »

6. Peut-on être heureux dans l’inaction ? Sans divertissement ?

Gabriel : « Oui, on peut être heureux sans rien »

« On peut être heureux en moine parce qu’on l’a choisit »