Nos petits philosophes ont continué de réfléchir à distance sur le thème de l’intelligence ! Gabriel, notre cher habitué des ateliers nous a rappelé qu’« Il faut de l’intelligence pour faire un thème sur l’intelligence ! » Allons voir le cheminement de leur discussion !

Un premier tour de définition du concept d’intelligence s’impose pour réfléchir à ce que peut nous évoquer ce terme…

Gabriel: C’est du savoir.

Tessa : C’est une partie de notre tête qui nous fait apprendre et réfléchir.

Yassine : C’est utiliser sa pensée et son savoir pour faire des choses.

Solel : C’est penser. Il y a pleins de formes d’intelligence.

Judith : C’est savoir penser, savoir réfléchir.

Jade : C’est une chose captivante dans la vie que tout le monde a.

Tessa : C’est aussi comprendre.

Léonie a proposé aux enfants de poser eux-mêmes leurs questions sur l’intelligence. Voici donc leurs propositions :

  • Est-ce que l’intelligence naît avec l’humain ?
  • A quoi ça sert l’intelligence ?
  • Combien il y a de formes d’intelligence ?
  • Y’a-t-il plusieurs formes d’intelligence ?
  • Pourquoi avons-nous de l’intelligence ?
  • Est-ce que tous les êtres vivants sont intelligents ?
  • Qu’est-ce que serait la vie sans intelligence ?

Avant de voter pour une question, une autre s’impose avant : « Est-ce c’est la même chose l’intelligence et le savoir ? » En effet, lors du tour de définition, ces deux termes ont été abordés très conjointement. Mais peut-on dire qu’ils sont pareils ?

Tessa : C’est pas la même chose car ce n’est pas de la même catégorie. Le savoir fait partie des formes d’intelligence.

Solel : Le dessin, c’est une forme d’intelligence. Savoir calculer, bien lire, bien écrire… il y a des millions de formes d’intelligence.

Tessa : Pour être plus précis sur ce que dit Solel, il y à la forme de la compréhension et la forme du savoir.

Gabriel : Je suis d’accord, il y a plusieurs formes d’intelligence. Par exemple, calculer et écrire sont deux formes d’intelligence différentes. On peut ne pas en savoir une mais savoir l’autre.

En toute curiosité, les enfants ont été questionnés sur les moments où ils aiment se servir de leur intelligence…

Gabriel : A l’école car on aime bien avoir des bonnes notes !

Mya : Moi, c’est dans les calculs.

Yassine : Les 99,99999% de mon temps. La véritable question c’est « quand est-ce je n’utilise pas mon intelligence ? » Peut-être quand je dors…

Jade : Moi c’est quand je fais des évaluations de maths et de français. J’aime avoir des bonnes notes donc j’aime réfléchir à ce moment-là !

Yassine : Moi ce n’est pas le résultat qui me donne du plaisir dans l’intelligence. C’est d’utiliser le savoir que je maîtrise qui est agréable dans l’intelligence.

Les p’tits philosophes ont ensuite voté pour la question qui mènerait la suite de la discussion : « Qu’est-ce que serait la vie sans intelligence ? » Allons voir, ce que nos petits philosophes en pensent…

Pauline : « On construirait des maisons qui ne tiendraient pas. On ferait tout de travers car on ne penserait pas à ce qui arriverait plus tard. ça sert à faire des choses qu’on peut mieux réussir, à réfléchir pour faire mieux que ce qu’on peut faire.

Gabriel : Il y aurait beaucoup d’accidents car pour se déplacer sans faire de bêtise, ce serait presque impossible de vivre !

Mya : Quelqu’un qui n’a pas d’intelligence ferait tout de travers, il n’y arriverait pas. Avec de bonnes techniques, on y arrive.

Tessa : S’il n’y avait pas d’intelligence, les humains n’existeraient pas. A la préhistoire, ils avaient conscience de cette intelligence de chasser pour se nourrir.

Yassine : Je suis tout à fait d’accord avec Tessa. Il n’y aurait pas de vie sans intelligence. L’intelligence c’est du savoir. Sans ce savoir, on ne pense plus à faire de choses.

Anna, notre titilleuse et gardienne de la compréhension, est intervenue pour demander qu’un enfant puisse reformuler l’idée de Yassine, de manière à ce qu’elle puisse être comprise par toutes et tous.

Gabriel se lance : Les êtres humains savent qu’ils doivent manger, si on n’est pas intelligent, ils ne penseraient pas à manger.

Léonie leur a ensuite demandé quel était le contraire de l’intelligence. Plusieurs propositions ont émergé : « être bête », « l’inintelligence », la « stupidité ». Et pourquoi pas, proposer un jour un atelier sur la bêtise ?

En tout cas, selon Jade : « S’il n’y avait pas l’intelligence, les hommes préhistoriques n’auraient pas inventé l’idée de faire le feu. Ils n’existeraient pas. »

Tessa conclu ce tour de réponse par une question : Sans intelligence, comment on aurait pu inventer pleins d’objets qui nous sont utiles aujourd’hui ?

En activité de fin, Léonie a présenté aux enfants des images de personnages effectuant différentes actions. Une question leur était posée : « Est-ce que ces personnes utilisent leur intelligence ? » Cette activité nous a permis de nous demander si toute action nécessite tout compte fait une intelligence, et ce, sous des formes différentes !

Merci et bravo aux p’tits philosophes pour cette belle discussion !