Le samedi 23 janvier, les P’tits Philosophes se sont retrouvés pour philosopher sur le thème du Héros !

Les enfants ont dans un premier temps, costumé un héros. Chaque vêtement ou accessoire devait représenter une qualité, une caractéristique essentielle du héros.

Voici l’illustration de leur héros/héroïne :

La discussion a ensuite été menée autour de la question « Est-ce qu’on peut tous être des héros ? » Allons voir ce qu’en pensent nos petits philosophes :

Orphée : On peut tous être des héros. Quand on est petit, on ne peut pas être des héros mais plus tard dans la vraie vie, oui.

Yassine : On peut tous être des héros à sa façon. On peut faire des petits actes comme des grands actes de gentillesse.

Pacôme : Quand tu marches pour la première fois, tu peux être un héros pour ta famille. Ce n’est forcément faire de bonnes actions.

Solel : On peut tous être des héros à tous les âges. On peut être des héros quand on est venu au monde.

Judith : Si on a envie, on peut être des héros en faisant du bien aux personnes. Les gens qui sont dans les hôpitaux, ils sont des héros car ils sauvent des personnes.

Yassine : On est héros grâce au regard des autres. Les autres le voient comme un héros. Le héros est célébré. Ou bien il est héros mais il n’est pas connu en tant que héros.

Pacôme : Le héros a de la force : la force dans les muscles et la force de l’esprit, comme l’intelligence par exemple.

Solel : Il peut avoir plusieurs sortes de forces : penser, philosopher d’ailleurs, d’amitié, d’amour.

Les enfants devaient ensuite réfléchir sur des exemples de personnes qu’ils considéraient comme des héros ou héroïnes. 

Orphée : Des policiers par exemple, ça pourrait être des héros car ils sauvent les gens des méchants.

Pacôme : Les pompiers sont des héros.

Orphée : Les héros arrivent à accepter quand ils ont mal.

Pacôme : Les pauvres quand on les aide, on fait un acte héroïque.

La question centrale de l’atelier « A-t-on besoin de héros ? » a été abordée à travers une chaîne de Questions-Réponses. Pour cela, les enfants avaient devant eux deux feuilles : une feuille « Question » en vert et une feuille « Réponse » en orange.

  • Dès qu’un enfant voulait remettre en question une réponse, il brandissait sa feuille « Question ».
  • Dès qu’un enfant voulait répondre à une question, il brandissait sa feuille « Réponse ».

Voici le déroulé de leur chaîne philosophique de Questions-Réponses :

Question : A-t-on besoin de héros/héroïnes ?

Réponse de Mona : ça dépend si on a un problème ou pas.

Remise en question : Dans quel genre de problème avons-nous besoin d’un héros ?

Réponse de Judith : On peut avoir besoin de héros quand on se fait mal, quand on ne comprend pas quelque chose.

A-t-on besoin de héros ?

Réponse de Judith : Oui, les gens qui ont du mal à faire des choses, qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux, qui ont des difficultés,

Remise en question : Qu’est-ce que les héros vont faire face aux difficultés que les gens ont ?

Réponse d’Orphée : Ils peuvent aider les autres pour faire du bien partout.

A-t-on besoin de héros ?

Réponse d’Orphée : S’il n’y avait pas de héros et qu’on était en danger, on serait en plus grand danger !

Remise en question : Est-ce qu’on a forcément besoin de héros pour qu’il n’y ait plus de danger ?

Réponse de Mona : On a besoin de héros car sinon le problème peut être encore plus grave.

Est-ce qu’on peut se sauver tout seul ?

Réponse de Yassine : On peut. Ça dépend du problème ou de la situation. Il y a certaines situations où on n’a pas besoin d’aide extérieure. On a besoin d’un héros, ça peut nous aider mais pas tout le temps.

Merci à nos super héros/héroïnes de la pensée pour leurs belles idées !