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Au fil des idées : la vie de la pensée, dans une ville philosophe !

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Rendez-vous des p’tits philosophes du samedi 26 janvier : Peut-on tout réussir ?

PHILO Le samedi 26 janvier les p’tits philosophes se sont réunis à la Maison de la Philo autour d’un thème loin d’être facile : la Réussite. Nous partageons ci-dessous quelques-unes de leurs idées :

PHILO Que veut dire RÉUSSIR ?

Noémie : « Réussir c’est faire quelque chose et en être fier »

Gabriel : « On peut réussir à faire quelque chose et en être content, mais on peut aussi réussir à faire quelque chose mais ne pas en être content, parce qu’on ne l’a pas bien fait »

Anaé : « Réussir c’est arriver à faire quelque chose »

Ulysse : « Réussir c’est accomplir quelque chose qui n’est pas facile : avoir peur de faire quelque chose, puis surmonter cette peur par exemple »

Rayan : « Réussir c’est juste dans notre tête, c’est accomplir un exploit pour nous »

 

PHILO Pourquoi veut-on réussir ?

Eliott : « On veut réussir pour être content de soi »

Eléa : « On veut réussir pour prouver des choses aux autres »

Héloïse : « On veut réussir pour dépasser ce qu’on dit de nous »

Ulysse : « On veut réussir pour être fier de soi et heureux »

Laszlo : « On veut réussir parce que comme ça on apprend et on pourra dire ce qu’on a appris aux autres »

Noémie : « On veut réussir pour pouvoir devenir qui on veut »

 

PHILO Est-ce qu’on peut TOUT réussir ?

Eléa : « On peut tout réussir, mais sans toujours le mériter »

Laszlo : « Si on réussit c’est bien, si on ne réussit pas on apprend »

Ulysse : « Rater c’est le chemin de la réussite : si on rate, on va voir son erreur, la mémoriser et la réparer »

 

PHILO Un grand Merci les p’tits philosophes pour ces réflexions partagées, et à bientôt à la Maison de la Philo !

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Rendez-vous des p’tits philosophes du 15 décembre : Qu’offre-t-on quand on fait un cadeau ?

Samedi 15 décembre, pour leur dernier rendez-vous de l’année 2018, les p’tits philosophes se sont réunis autour d’une question spéciale : « Qu’offre-t-on quand on fait un cadeau ? ». Nous partageons ci dessous le cheminement de la réflexion qu’ils nous ont offerte :

     Qu’est-ce que ça veut dire : OFFRIR ?

Maïa : « Offrir, ce n’est pas forcément donner des cadeaux, ça peut être donner de la joie à quelqu’un. »

Éléa : « Offrir c’est quand on donne des choses à quelqu’un. Ce n’est pas forcément des choses qu’on peut toucher, ça peut être des émotions par exemple. »

Myriam : « Pour moi, offrir c’est donner de l’amour à quelqu’un qu’on aime et le rendre heureux. »

Simon : « Offrir ce n’est pas que donner des cadeaux, on peut, par exemple, offrir une sortie. »

Vincenzo : « Pour moi, offrir c’est donner mais pas gratuitement, il faut aussi qu’on nous donne quelque chose, bien sûr pas payer de l’argent, mais donner quelque chose qu’on désire le plus avoir en fait, de l’amour par exemple. C’est partager pour moi plus que donner. »

Nils : « On peut offrir plein de choses, des choses qu’on voulait avoir et qui nous rendent heureux. »

Pacôme : « Offrir, ce n’est pas que donner des jouets, par exemple si tu es joyeux devant quelqu’un de pauvre, peut-être que tu vas lui offrir de la joie. »

Orion : « Pour moi, on peut offrir des jouets, mais le meilleur cadeau ce n’est pas ça. Offrir son amitié c’est un très très beau cadeau. »

Eliott : « Offrir c’est comme recevoir, on est heureux d’offrir un cadeau et l’autre personne est heureuse en retour donc celui qui offre, reçoit aussi. »

     Que peut-on offrir en cadeau ?

Nils : « On peut offrir de l’humour en cadeau. L’humour c’est une sorte de cadeau qui nous fait beaucoup rire, c’est un cadeau très rigolo. »

Colin : « On peut offrir ce que l’autre aime bien. »

Orion : « Pour moi, on peut offrir à peu près tout. »

Myriam : « On peut offrir plein de choses en cadeau, des choses matérielles, des choses non-matérielles, des choses qu’on peut toucher, des choses qu’on ne peut pas toucher. »

Simon : « Il y a des choses qu’on peut toucher et pourtant qu’on ne peut pas offrir. »

Vicenzo : « J’aime bien offrir de la joie à tout le monde. Un beau cadeau ce serait que personne ne se batte. »

Rayan : « On peut offrir la vie en donnant naissance ou en donnant ses organes. »

Nils : « Ce qu’on pourrait offrir en cadeau, pour moi, c’est l’harmonie : de vivre en société sans se battre. »

Héloïse : « On peut essayer d’offrir la paix. »

Maïa : « On peut offrir des livres, et en offrant des livres, on offre de la culture, des connaissances, des mots, des histoires. »

     Pourquoi on peut AIMER offrir des cadeaux ?

Colin : « On peut aimer offrir un cadeau parce qu’on sait que ça va faire plaisir à la personne. »

Eliott : « On peut offrir un cadeau pour montrer qu’on aime la personne. »

Myriam : « On peut aimer offrir des cadeaux parce que ça fait du bien, ça peut nous consoler et quand ça nous console ça fait du bien. »

Kiméa : « On peut offrir un cadeau pour que la personne qui reçoit le cadeau soit joyeuse. Et si on se met à la place de l’autre personne, et bien ce sera pareil dans l’autre sens : elle nous rendra joyeux. »

Salma : « On peut aimer offrir un cadeau parce qu’on sait que ça va faire plaisir à l’autre personne. Et si on se met à sa place on ressent la même émotion que lui. Si on sait que ça va lui faire plaisir et qu’on voit que ça lui fait plaisir alors on peut ressentir la même émotion que lui, comme si nous on recevait le cadeau. »

Maïa : « On peut aimer offrir des cadeaux parce que ça peut créer des liens encore plus forts encore : on fait plaisir à quelqu’un et on est joyeux de le voir joyeux. »

Un grand merci pour ces précieuses pensées que vous nous offrez les p’tits philosophes, avec vous chaque rendez-vous est un cadeau !

Bonnes vacances et à l’année prochaine !

CADEAU

Rendez-vous des p’tits philosophes du samedi 8 décembre : la Joie

Le samedi 8 décembre les petits philosophes ont réfléchi ensemble à la joie, et se sont demandé « Qu’est-ce que la joie ? », « Pourquoi ce ne sont pas les mêmes choses qui nous rendent joyeux ? », « Est-ce qu’on doit toujours rechercher à être joyeux ? » et « À quoi ressemblerait une vie sans joie ? ».

Suite à leurs réflexions, ils ont écrit un hymne à la Joie que nous partageons avec vous ici :

JOIE

« Chère joie,
Je n’ai pas envie de te chercher longtemps parce que je ne suis pas patient. »
Simon

« Chère joie,
Tu es bien, tu es quelque chose qui nous rend heureux. Quand tu es là, je suis content. Quand tu n’es plus là, je ne suis plus content. »
Kenzo

« Chère joie,
Merci la joie pour la vie. Sans toi, on ne serait pas là. Tu es très gentille, intéressante. »
Thomas

« Chère Joie,
Je veux être joyeuse sans te chercher avec des efforts. Si je le fais, je me rendrais moi-même triste, il vaut mieux attendre que tu viennes par toi-même pour avoir de la joie en étant pas toujours triste. Je ne veux pas être certaines fois triste. »
Maïa

« Chère joie,
Sans toi, on ne vit pas. Grâce à toi, tout le monde a des émotions profondes. »
Salma

« Chère joie,
Parfois je ne te comprends pas. Je ne veux pas te chercher longtemps car je perds mon temps. »
Eléa

« Chère Joie,
Je t’aime parce que tu me rends joyeux. Tu joues dans beaucoup de films, par exemple : « Charlie Chaplin », « Charlie et la chocolaterie », « Vice Versa ». Tu es pour moi une bonne chose. »
Colin

« Chère Joie,
Tu es pour moi un monde personnel, tu représentes quelque chose d’agréable. Tu représentes la tristesse, le plaisir, l’amour et tu es rigolote. Grâce à toi, je me sens joyeux. Un monde apparaît et je me sens mieux. »
Nils

« Chère Joie,
Je t’adore, tu es la meilleure de toutes les émotions. Quand je te ressens, je suis comblée. »
Kiméa

« Chère Joie,
Je t’aime. Je te trouve très gentille, un peu rigolote, tu donnes de l’amour et tu es un petit monde de joie. Je suis très content que tu sois là. »
Pacôme

« Chère joie,
Tu es bien !!! Tu es gentille !!! Chère Joie, j’ai besoin de toi !!! Ha!Ha!Ha ! Je te comprends bien !! »
Eliott

« Chère Joie,
Sans toi, nous ne serions rien, si tu n’existais pas je me suiciderais. Alors je te dis : « Merci » d’être venue pour nous donner la joie franchement, je te préfère toi que la tristesse, le dégoût, la colère, la peur, etc. Alors comme tu nous as donné une partie de la joie, je l’utilise. Mais toute ma vie. Alors, merci pour tout. Au revoir. »
Aouès

« Chère Joie,
J’ai besoin de toi mais ne sois pas trop près de moi car si tu es trop près de moi, je ne pourrais pas vivre »
Orion

Merci les p’tits philosophes et sachez que pour nous, c’est toujours une grande joie d’accueillir vos pensées à la Maison de la Philo !

Nouvelle programmation des Café-Philo Janvier-Mars 2019

Bonjour à toutes et à tous,

En cette veille de nouvelle année, nous sommes ravies de vous présenter le nouveau programme des Café-Philo (tout public, adultes) qui ouvriront l’année 2019. Nous espérons qu’ils seront l’occasion pour vous d’aborder de nouvelles problématiques philosophiques sur l’existence humaine.
L’objectif visé restera le même en 2019 : allier le plaisir de la discussion philosophique conviviale et la découverte de la culture philosophique portée par des penseurs historiques.

La première séance, le 12 janvier 2019, sera spéciale : elle commencera à 11h et il s’agira d’un café-conférence pour lequel nous aurons la grande joie d’accueillir, d’écouter et d’échanger avec Marie Garrau, philosophe, maîtresse de conférence à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Les Café-Philo sont ouverts à toutes et à tous et aucune réservation n’est demandée pour y participer. Nous demeurons disponibles pour tout renseignement.

Vous trouverez toutes les informations ci-dessous et ci-joint.

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Article mis en avant

Rendez-vous des P’tits philosophes du 1er décembre : Les cauchemars sont-ils utiles ?

Samedi 1er décembre, les p’tits philosophes se sont réunis, de 11h à 12h30, à la Maison de la Philo pour affronter un thème dont ils ont tous déjà fait l’expérience : le CAUCHEMAR.


Voici le cheminement de pensée qu’ils ont parcouru ensemble :

 

Quelle est la différence entre un RÊVE et un CAUCHEMAR ?

Orion : « Pour moi, un cauchemar c’est un rêve qui tourne mal »

Eliott : « Pour moi, un rêve c’est toujours lié à de bonnes choses alors qu’un cauchemar c’est lié à de mauvaises choses »

Nils : « Dans un cauchemar, il y a des choses dangereuses, c’est fait pour avoir peur »

Eléa : « Les rêves sont liés à des émotions joyeuses, les cauchemars à la peur et la tristesse »

Rayan : « Nos rêves sont fait de ce qu’on a vu, de notre mémoire, et les cauchemars sont des rêves liés à la peur »

Orion : « On rêve beaucoup de monstres, de choses comme ça. La question c’est, pourquoi on rêve de ces choses irréelles ? Le problème vient de toutes les histoires qu’on raconte sur ces choses »

 

Comprend-on toujours nos cauchemars ?

Orion : « Tout dépend des rêves, la plupart je les comprend, mais certains pas du tout »

Eléa : « J’ai un exemple : quand ma mère était enceinte j’ai rêvé que ma maman accouchait d’un dragon. Je comprends le sens, c’est la déception que ce soit un petit garçon parce que je rêvais d’avoir une petite sœur mais je ne comprends pas la forme : pourquoi un dragon ? »

 

Les cauchemars sont-ils utiles ?

Pacôme : « Les cauchemars peuvent permettre d’exprimer certaines choses qui ne pourraient pas s’exprimer dans la réalité »

Salma : « Certains cauchemars nous montrent nos peurs, et nous poussent à nous comporter différemment dans la réalité, ils nous permettent de vaincre nos peurs »

Nils : « J’ai un exemple de cauchemar utile : en rêvant qu’on va avoir une mauvaise note, on peut travailler plus pour que ce cauchemar ne se réalise pas et il nous aura alors permis quelque chose, avoir une meilleure note »

Orion : « Ça dépend du point de vue que l’on a : si on voit le cauchemar comme quelque chose de mal, on le trouvera toujours inutile alors que si on creuse un peu plus on peut se rendre compte qu’ils peuvent nous avertir d’un danger »

Merci les p’tits philosophes et à bientôt,

La Maison de la Philo.

Rendez-vous des p’tits philosophes du samedi 24 novembre : le RÊVE

Samedi 23 novembre, les p’tits philosophes se sont réunis, de 11h à 12h30, à la Maison de la Philo autour d’un thème dont ils avaient tous déjà fait l’expérience : le Rêve. Nous partageons ci-dessous le cheminement de leur réflexion :

     Qu’est-ce que c’est : RÊVER ?

Éléa : « Rêver c’est imaginer des choses sans sa tête qui peuvent être réelles ou imaginaires »

Nils : « Pour moi, rêver c’est passer dans un autre monde »

Simon : « Rêver c’est passer du monde réel au monde imaginaire »

Orion : « Pour moi rêver ça vient de la pensée »

Chloé : « Pour moi, rêver c’est penser à des choses si fort qu’elles paraissent réelles »

     Quelle différence y a-t-il entre PENSER et RÊVER ?

Adel : « Pour moi quand on est éveillé c’est de la pensée et quand on dort, c’est du rêve »

Orion : « Pour moi, le rêve c’est une certaine forme de pensée »

Nils : « Le rêve ce n’est pas que penser, ça utilise tous nos sens et même notre corps »

Adel : « Dès qu’on est dans un autre monde on rêve, alors que quand on est dans la réalité on pense »

Orion : « Penser et rêver ce n’est pas exactement la même chose, rêver c’est imaginaire, plus que penser »

     À quel moment rêve-t-on ?

Yassine : « On rêve quand on dort mais pas à chaque fois qu’on dort »

Orion : « On n’est pas obligé de dormir pour rêver »

Kiméa : « On peut rêver en étant réveillé»

Simon : « On peut rêver les yeux ouverts, par exemple lorsqu’on regarde quelqu’un faire quelque chose qu’on ne sait pas faire ou qu’on ne peut pas faire, alors on rêve en le regardant faire »

     De quoi un rêve est-il fait ?

Chloé : « On prend des choses de la réalité, on les transforme et ça fait des rêves »

Nils : « Pour moi rêver c’est fait avec un peu de monde imaginaire et un peu de réalité »

Rayan : « Pour moi un rêve est fait de plusieurs ingrédients : l’imagination, la mémoire et la réalité »

Chloé : « un rêve est fait de plusieurs éléments : de réalité, d’imagination, de notre expérience et surtout de ce qu’on a aimé dans notre expérience et on y ajoute des choses pour le rendre meilleure »

Nils : « Quand il y a de la réalité dans un rêve, on lui ajoute de l’imaginaire, comme des superstitions par exemple »

Qu’expriment nos rêves ?

Eliott : « Ils expriment ce qu’on veut »

Maïa : « Ils expriment nos émotions réelles : la tristesse, la joie, la peur, … »

Chloé : « Ils expriment ce qu’on a ressenti dans la journée et nous permettent de comprendre ce qu’on ressentait et pourquoi »

Nils : « Dans nos cerveaux il y a un stock de choses qu’on a vécues qui ressortent comme des cartes liées à des émotions »

Chloé : « nos rêves nous permettent de réfléchir à nos émotions : nos peurs par exemple, ou nos colères »

Nahil : « On peut rêver de nos souvenirs »

Nils : « On peut aussi rêver de choses qui n’ont rien à voir avec la réalité »

Chloé : « On peut inventer des choses qui n’existent pas mais qu’on aimerait qu’elles existent : par exemple, un gardien de la justice terrestre »

     Peut-on rêver de tout ?

Chloé : « Dans nos rêves tout est possible »

Rayan : « Ça dépend des rêves : il y a ceux quand on dort qu’on ne contrôle pas alors que ceux éveillés on les contrôle »

Nils : « D’un côté on peut rêver de tout, parce que ce sont nos émotions, nos souvenirs, etc. D’un autre côté, on ne peut pas rêver des choses qu’on ne connaît pas »

 

Merci les p’tits philosophes pour toutes ces pensées partagées qui n’ont pas fini de nous faire rêver !

Bonne semaine et à bientôt,

La Maison de la Philo.

Rendez-vous des p’tits philosophes du samedi 10 novembre : la PAIX

Le samedi 10 novembre, les p’tits philosophes se sont réunis autour d’un thème symbolique, à l’occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale ; la PAIX. Voici le cheminement de leurs pensées :

     Qu’est ce que c’est : la PAIX ?

     Orion : Pour moi ce serait plutôt des gens qui seraient dans la forêt, qui vivraient comme ça avec des animaux et tout le monde aiderait tout le monde.

     Adel : Pour moi la paix ce serait que du bonheur, tout le monde serait ensemble, il n’y aurait pas de guerre, il n’y aurait pas de dispute, tout le monde se sentirait bien.

     Maïa : Pour la paix c’est aussi à l’intérieur de nous. Quand on est en colère et bien on n’est pas en paix. Alors que quand on s’apaise, on est en paix à l’intérieur.

Eléa : Pour moi la paix c’est quand plein de gens sont en harmonie, ils ne se disputent jamais.

     Colin : Pour moi la paix c’est être unis, s’entraider et ne jamais faire la guerre.

 

     Est-ce que c’est facile à obtenir cet état de paix ?

     Eléa : C’est pas facile parce qu’il faudrait que tout le monde soit d’accord sur les mêmes choses. Il faut plein de choses pour être en paix.

     Héloïse : On peut vivre en paix sans être toujours d’accord.

     Chloé : C’est difficile d’avoir de la paix, parce que certains croient que pour avoir la paix, il faut que tout le monde soit pareil. Mais dans ce cas, il y aurait peut-être la paix, mais le monde ne serait pas intéressant, il n’y aurait pas tout ce qu’on a maintenant si on n’était pas différent.

     Maïa : Pour faire la paix il ne faut pas forcément être pareil, chacun a ses idées mais il peut essayer de s’accorder aux autres sans rester dans leurs mêmes pensées.

     Orion : Tout le monde n’a pas les mêmes idées et on réfléchit, on réfléchit à ce que disent les autres. Pour moi c’est un peu ça la paix.

     Chloé : Les gens pensent qu’ils ne peuvent régler les problèmes qu’en se battant alors qu’ils pourraient très bien les régler en parlant et ça, ça ferait une véritable paix même en étant tous différents.

     Orion : Le grand problème aussi, c’est un peu comme un dieu, c’est l’argent. L’argent surpasse tout pour l’homme.

     Comment peut-on éviter la guerre ? Comment préserver la paix ?

     Rayan : Il faut essayer de se contenter de ce qu’on a.

     Chloé : La guerre ça ne mène à rien, ça n’arrange rien. Les hommes se battent et ils réalisent une fois que tout le monde est mort qu’en fait on avait qu’à signer un papier. Ils auraient pu réfléchir depuis le début.

     Kiméa : Pour éviter la guerre, il faut changer son langage et éviter de se mettre en colère contre les personnes qu’on aime bien .

     Eléa : Moi j’ai un conseil pour éviter la guerre, il faudrait que chacun ait son avis et le dise.

     Adel : Moi aussi je dirais, pour éviter la guerre il faut réfléchir avant d’agir.

     Comment fait-on la paix ?

     Maïa : On pourrait signer des accords entre pays de la Terre.

     Héloïse : On peut être gentils avec les autres et les aider. C’est-à-dire que quand deux personnes se disputent on peut essayer d’arrêter les disputes au lieu de choisir un des deux camps. Par exemple, quand deux personnes se battent parce qu’elles sont différentes, on peut leur dire que c’est normal qu’elles ne soient pas pareilles, que tout le monde a des différences.

     Orion : Il y a une solution aussi, une solution pour tout : le vote.

     Séléna : La paix ça vient de nous même, ce n’est pas quelque chose qu’on peut acheter.

     Marilou : En fait, si on n’a pas de paix avec tout le monde : on peut en avoir dans notre cœur, et après si l’autre il en a dans son cœur, on peut la mettre ensemble la paix pour qu’on s’aime.

 

     Merci les p’tits philosophes pour toutes ces paisibles pensées et conseils pour protéger la paix !

     À bientôt à la Maison de la Philo.

Ciné-Philo du 21 octobre : Dilili à Paris

Suite au visionnage du dernier film d’animation de Michel Ocelot Dilili à Paris nous étions nombreux à nous réunir autour de grandes questions sur la méchanceté, la domination et la liberté.

Ciné-philo

Voici quelques citations issues de la discussion que ces questions ont suscitée :

La MÉCHANCETÉ :

  • « Nous ne sommes pas tous méchants, mais nous pouvons tous être méchants. »
  • « La méchanceté vient de l’ignorance. »
  • « On est méchant quand on ne pense pas. »
  • « La méchanceté peut aussi être liée à notre vécu, notre expérience : on peut être gentil au début et devenir méchant ensuite. »
  • « On ne naît pas méchant, on le devient. »
  • « Il ne faut pas en rester aux apparences : on peut se comporter méchamment devant les autres et culpabiliser tout seul ensuite. »
  • « La méchanceté est souvent liée à la peur, c’est parce qu’on a peur qu’on réagit méchamment. »
  • « La méchanceté, c’est quand on ne réfléchit pas avant d’agir ».

 

     La DOMINATION :

 

  • « Dominer c’est quand on veut diriger. »
  • « La domination c’est lorsqu’on pense être plus haut que les autres. »
  • « Dominer c’est quand on veut obliger quelqu’un à faire quelque chose. »
  • « Dominer c’est décider pour quelqu’un, choisir à sa place. »
  • « Quand on est dominé par quelqu’un on perd son humanité. »
  • « Quand on est dominé, on perd ses droits. »
  • « Quand on est dominé, on perd sa dignité. »
  • « Quand on est dominé, on perd même son identité. »
  • « Quand on est dominé, on perd surtout sa liberté. »
  • « Pour contrôler les méchants : faudrait-il être plus méchant que les méchants ? »
  • « Si on parvient à dominer le dominant, on ne lui fera pas vivre ce qu’il nous a fait vivre. On gardera une forme d’humanité et donc de respect. »

Et vous, qu’en pensez-vous ? Par quels moyens pouvons-nous défendre notre liberté ?

Cinéphiles amateurs de philosophie, rendez-vous le 4 novembre à 14h30 au Trianon pour interroger la monstruosité après le visionnage de Yéti et Compagnie.

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes du Samedi 13 octobre: « Pourquoi aime-t-on se faire peur? »

Aujourd’hui, un très grand groupe d’enfants est venu à la Maison de la Philo pour participer au RDV des P’tits Philosophes! A l’approche des vacances de la Toussaint et d’Halloween, nous nous sommes posés la question : « Pourquoi aime-t-on se faire peur ? »

A cartoon Greek philosopher with a scared expression.

Ci-dessous, quelques extraits de leurs idées :

« La peur c’est quand on craint quelque chose. Par exemple, certaines personnes ont peur des chiens et n’osent pas les caresser ou les approcher. » Maïa

« La peur, c’est quand on voit un truc qu’on ne veut plus revoir. » Myriam

« Quand tu es dans un parc et que tu fais une attraction qui fait peur, tu l’as choisi », Emilio

« La phobie ça fait partie de la famille de la peur. C’est quelque chose qu’on ne choisit pas. », Rayan.

  • Mais que se passe-t-il dans notre corps quand on a peur ?

« Quand on a peur, on crie, on frissonne ! », Vincenzo

« Notre cœur veut battre plus fort. On veut partir. », Colin

« On ressent une sensation du corps, on veut partir et ne plus revenir », Myriam

« Des fois, on en rêve, on fait des cauchemars. On transpire beaucoup plus. », Héloïse

  • Existe-t-il des bonnes peurs ?

« Parfois, on est fier de l’avoir fait et d’avoir vaincu notre peur ou on peut au contraire en avoir eu honte », Chloé

« Les peurs imaginaires sont des bonnes peurs car on sait que ce n’est pas réel », Maïa

« Les bonnes peurs, il y en n’a pas mal. Ça peut nous protéger d’un danger. », Adel

  • Pourquoi aime-t-on parfois se faire peur ?

« Des fois, c’est marrant de voir la réaction de l’autre quand on lui fait peur. », Kelepha

« J’aime pas avoir peur, mais j’aime faire peur aux autres ! », Pacôme

« Des fois, c’est pour frimer qu’on montre qu’on n’a pas peur. », Adel

« C’est pas très gentil de faire peur aux autres et ça peut se retourner contre nous. », Chloé

« Des fois, on a peur d’avoir nos peurs car on a peur des moqueries et que ce sont des peurs débiles. », Maïa

« Des fois, on a peur de la mort et c’est quelque chose qu’on a tout le temps », Héloïse

« Des fois, quand on explique en précision nos peurs, ça ne nous aide pas car on a encore plus peur. Ça peut nous priver de pleins de choses. », Chloé

Le prochain RDV des P’tits Philosophes aura lieu le samedi 10 novembre (après les vacances de la Toussaint) dans le cadre du centenaire de l’Armistice de la première Guerre Mondiale. Le thème portera donc sur la question : « Comment faire la paix ? » .

A bientôt à la Maison de la Philo !

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