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Maison de la Philo φ Romainville

Au fil des idées : la vie de la pensée, dans une ville philosophe !

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Paroles d’enfants

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 9 janvier : « Qu’est-ce qu’une vie réussie ? »

Ce samedi 9 janvier, les petits philosophes se sont souhaités la bonne année ! Souvent les vœux de nouvelle année s’accompagnent également des vœux de réussite. Quoi de mieux que de relier cela à notre question du jour : Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Marie leur a donc posé la question…

Un beau nuage conceptuel est né de leurs idées. Le voici, illustré, ci-dessous :

Leur conception d’une vie réussie nous interroge sur la notion de « Réussite » dans son sens le plus large… qu’est-ce que veut dire « réussir » ?

Mona : C’est quand on fait quelque chose et que cette chose est bien faite.

Pauline : Si on a un objectif, par exemple avoir une bonne note, et qu’on le fait, c’est qu’on a réussi.

Yassine : Ce n’est pas obligatoirement terminer son objectif. C’est faire une chose et qu’on est heureux de l’avoir fait.

Tessa : C’est de ne plus avoir peur.

Yassine : Réussir, c’est dépasser des limites qu’on avait avant et pouvoir faire mieux.

Pacôme : Je suis d’accord avec Pauline. Ce serait atteindre un objectif : tu fais une course et tu l’as faite même si tu n’es pas arrivé le premier.

Judith : Réussir c’est quand on fait quelque chose et qu’on y arrive. C’est faire quelque chose qu’on doit faire.

Qu’est-ce qui nous permet de dire que quelque chose qu’elle est réussie ? Est-ce qui nous suffit de faire une chose qu’on voulait faire ou est-ce qu’il y a des conditions ?

Pauline : Par exemple, un contrôle de maths, il est réussi car on a travaillé.

Tessa : Pour réussir, il faut commencer par essayer car tu ne réussis pas si tu n’essaies pas.

Pauline : Quand on réussit quelque chose de mal, les autres ne peuvent pas dire que c’est bien réussir mais la personne qui fait du mal, elle peut dire elle-même que c’est réussi. Donc on n’est pas obligé de faire une chose bien pour réussir.

Peut-on dire qu’on a réussi à faire quelque chose de mal ou faut-il que la chose soit bonne pour qu’on puisse dire qu’elle est réussie ?

Pacôme est d’accord : On peut réussir des choses mal. Quand tu harcèles quelqu’un, pour toi, quand tu as réussi à le faire pleurer, c’est une réussite.

Nous sommes alors revenus sur l’idée selon laquelle, pour avoir le sentiment d’avoir réussi quelque chose, il fallait qu’on ait eu du plaisir à le faire. Peut-on réussir à faire quelque chose que nous n’avions pas envie de faire ?

Tessa : Par exemple, ranger sa chambre, on peut avoir réussi à ranger sa chambre alors qu’on ne voulait pas le faire. Pauline : On peut réussir sans vouloir l’avoir fait.

Quand nos parents ou quelqu’un nous demande de faire quelque chose qu’on n’avait pas envie de faire, on peut réussir à le faire.

Yassine : Mais avoir fait quelque chose qu’on ne voulait pas faire, est-ce qu’on va dire après « j’ai réussi à le faire » ? C’est plutôt les autres qui voulaient que tu le fasses qui vont dire que c’est réussi. Mais pour toi ce ne sera pas de la réussite.

Pauline : C’est vrai que quand on a fait quelque chose à contrecœur, on ne dit pas qu’on a réussi.

Pourquoi veut-on réussir ?

Mona : On veut réussir pour que les autres trouvent que ce qu’on fait c’est bien.

Pacôme : On veut réussir parce qu’après on est content d’avoir fait ce qu’on voulait faire. On est à la fois débarrassé et content que ce soit fait. Ça peut être pour les autres aussi, quand on rend service de bon cœur.

Tessa : On veut réussir car ça peut nous aider à progresser, parce qu’on est fier et que les autres sont fiers de nous.

Pauline : On veut réussir pour nous, pour être heureux, pour que les autres soient heureux, pour notre famille ou nos amis, et aussi pour que les autres se disent qu’on a réussi.

Pauline a par la suite fait naître une nouvelle idée dans la discussion : il y a des personnes pour qui, si on a réussi ce qu’ils n’ont pas réussi, elles vont mal réagir. 

Yassine : Le thème de la réussite est aussi relié à la jalousie. Certains peuvent avoir envie qu’eux seuls réussissent, et pas les autres.

Nous avons donc terminé sur un raisonnement de Yassine qui ouvrait la discussion à une autre question : Vu que la réussite est liée au bonheur on peut aussi se poser la question « pourquoi on veut être heureux ? ». Pour moi, la réussite c’est quand on parvient à être heureux de ce qu’on a fait, donc quand on réussit, puisque pour réussir il faut être heureux, la raison de pourquoi on réussit c’est aussi la raison aussi de pourquoi on veut être heureux.

Nous avons fini l’atelier par une activité : chaque enfant devait partager un conseil pour réussir. Au hasard, Marie redistribuait les conseils à chaque membre de l’atelier qui le découvrait et le partageait au groupe.

Nous nous sommes laissés en partageant des conseils pour réussir notre année en philosophie : s’écouter, être heureux, continuer à penser, profiter de l’instant présent, … !

Merci aux p’tits philosophes d’avoir partagé leurs belles idées ! Le premier atelier de l’année 2021 est RÉUSSI !

Rendez-vous des P’tits philosophes du samedi 12 décembre : bilan philosophique de l’année 2020 !

Le samedi 12 décembre, les P’tits Philosophes se sont retrouvés pour la dernière fois avant les vacances de fin d’année…une occasion pour eux de faire un atelier tout particulier : le bilan philosophique de l’année 2020 ! En effet, cette année 2020 a été particulièrement inédite en raison du contexte sanitaire dans lequel nous avons été mondialement plongés. L’actualité, le quotidien transformé, les événements passés, nous ont fait réfléchir sur de multiples concepts et ont ouvert ou ré-ouvert de nombreuses questions philosophiques. C’est ce que nous avons exploré lors de cette séance.

En atteste l’affiche récolte de thèmes et questions philosophiques fait en guise de leur bilan philosophique de l’année :

Quelle belle récoltes de questions ! Celle qui a remporté la victoire pour la discussion du jour a été « Quelle est la différence entre l’année 2020 et toutes les autres années ? »

Merci aux p’tits philosophes pour cette année 2020 riche en réflexions philosophiques. En route pour 2021 !

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 5 décembre : les histoires

Le samedi 5 décembre, les P’tits Philosophes se sont réunis autour d’une question particulière : pourquoi aimons-nous les histoires ?

D’abord, chacun devait choisir une histoire, son histoire préférée et réfléchir à ce pourquoi il l’aimait.

Pauline a choisi Harry Potter, qu’elle aime pour l’aventure, la magie et les personnages.

Judith a choisi Le journal de Gurty, qu’elle aime pour l’aventure et l’humour.

Tessa a présenté Le journal d’Anne Frank, elle aimait découvrir comment c’était avant.

Colin avait du mal à choisir, il aime l’aventure, la magie, le suspense et les animaux. Il a sélectionné Le seigneur de annaux et La guerre des clans.

Yassine a choisi Agatha Christie pour la dimension d’enquête.

Enfin, Solel a présenté Le petit Nicolas, pour l’humour, le suspense et l’aventure.

Avant de se lancer dans de grandes questions sur les histoires, les P’tits Philosophes ont recherché les ingrédients nécessaires à la formation d’une histoire : l’invention, les personnages, les scènes, la réalité, … Ils se sont alors demandé : Pourquoi les humains se racontent-ils des histoires ?

Pauline a proposé une première idée : Pour avoir peur ou nous faire ressentir de la joie et de la tristesse.

Tessa a alors développé : Les histoires nous aident à faire ressortir nos émotions.

Colin a proposé : Les humains se racontent des histoires parce que des personnes prennent du plaisir à écouter.

Yassine a proposé une nouvelle idée : Les humains se racontent des histoires pour imaginer, pour stimuler notre imagination.

Pauline a développé : Il y a beaucoup d’objets électroniques qui ne nous permettent pas d’imaginer, donc on aime se raconter des histoires pour imaginer.

Judith a ajouté : On aime les histoires racontées parce qu’on peut choisir quand on commence, quand on s’arrête et même arrêter le temps du livre.

Les P’tits Philosophes ont alors imaginé un monde sans histoires pour mieux définir ce que les histoires pouvaient apporter au monde, ils se sont alors demandé si notre monde n’était pas lui-même une histoire.

Yassine a alors distingué : Il y a l’Histoire et l’histoire. Puisque le monde c’est l’Histoire et que l’Histoire est faite d’histoires alors le monde est fait d’histoires.

Julia a ensuite lu une histoire et mis les P’tits Philosophes au défi d’en imaginer la fin.

Merci les P’tits Philosophes pour cet atelier. Une chose est sure, avec vous nous n’avons pas fini d’aimer raconter, écouter et penser des histoires !

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 21 novembre : « L’intelligence est-elle unique? »

Nos petits philosophes ont continué de réfléchir à distance sur le thème de l’intelligence ! Gabriel, notre cher habitué des ateliers nous a rappelé qu’« Il faut de l’intelligence pour faire un thème sur l’intelligence ! » Allons voir le cheminement de leur discussion !

Un premier tour de définition du concept d’intelligence s’impose pour réfléchir à ce que peut nous évoquer ce terme…

Gabriel: C’est du savoir.

Tessa : C’est une partie de notre tête qui nous fait apprendre et réfléchir.

Yassine : C’est utiliser sa pensée et son savoir pour faire des choses.

Solel : C’est penser. Il y a pleins de formes d’intelligence.

Judith : C’est savoir penser, savoir réfléchir.

Jade : C’est une chose captivante dans la vie que tout le monde a.

Tessa : C’est aussi comprendre.

Léonie a proposé aux enfants de poser eux-mêmes leurs questions sur l’intelligence. Voici donc leurs propositions :

  • Est-ce que l’intelligence naît avec l’humain ?
  • A quoi ça sert l’intelligence ?
  • Combien il y a de formes d’intelligence ?
  • Y’a-t-il plusieurs formes d’intelligence ?
  • Pourquoi avons-nous de l’intelligence ?
  • Est-ce que tous les êtres vivants sont intelligents ?
  • Qu’est-ce que serait la vie sans intelligence ?

Avant de voter pour une question, une autre s’impose avant : « Est-ce c’est la même chose l’intelligence et le savoir ? » En effet, lors du tour de définition, ces deux termes ont été abordés très conjointement. Mais peut-on dire qu’ils sont pareils ?

Tessa : C’est pas la même chose car ce n’est pas de la même catégorie. Le savoir fait partie des formes d’intelligence.

Solel : Le dessin, c’est une forme d’intelligence. Savoir calculer, bien lire, bien écrire… il y a des millions de formes d’intelligence.

Tessa : Pour être plus précis sur ce que dit Solel, il y à la forme de la compréhension et la forme du savoir.

Gabriel : Je suis d’accord, il y a plusieurs formes d’intelligence. Par exemple, calculer et écrire sont deux formes d’intelligence différentes. On peut ne pas en savoir une mais savoir l’autre.

En toute curiosité, les enfants ont été questionnés sur les moments où ils aiment se servir de leur intelligence…

Gabriel : A l’école car on aime bien avoir des bonnes notes !

Mya : Moi, c’est dans les calculs.

Yassine : Les 99,99999% de mon temps. La véritable question c’est « quand est-ce je n’utilise pas mon intelligence ? » Peut-être quand je dors…

Jade : Moi c’est quand je fais des évaluations de maths et de français. J’aime avoir des bonnes notes donc j’aime réfléchir à ce moment-là !

Yassine : Moi ce n’est pas le résultat qui me donne du plaisir dans l’intelligence. C’est d’utiliser le savoir que je maîtrise qui est agréable dans l’intelligence.

Les p’tits philosophes ont ensuite voté pour la question qui mènerait la suite de la discussion : « Qu’est-ce que serait la vie sans intelligence ? » Allons voir, ce que nos petits philosophes en pensent…

Pauline : « On construirait des maisons qui ne tiendraient pas. On ferait tout de travers car on ne penserait pas à ce qui arriverait plus tard. ça sert à faire des choses qu’on peut mieux réussir, à réfléchir pour faire mieux que ce qu’on peut faire.

Gabriel : Il y aurait beaucoup d’accidents car pour se déplacer sans faire de bêtise, ce serait presque impossible de vivre !

Mya : Quelqu’un qui n’a pas d’intelligence ferait tout de travers, il n’y arriverait pas. Avec de bonnes techniques, on y arrive.

Tessa : S’il n’y avait pas d’intelligence, les humains n’existeraient pas. A la préhistoire, ils avaient conscience de cette intelligence de chasser pour se nourrir.

Yassine : Je suis tout à fait d’accord avec Tessa. Il n’y aurait pas de vie sans intelligence. L’intelligence c’est du savoir. Sans ce savoir, on ne pense plus à faire de choses.

Anna, notre titilleuse et gardienne de la compréhension, est intervenue pour demander qu’un enfant puisse reformuler l’idée de Yassine, de manière à ce qu’elle puisse être comprise par toutes et tous.

Gabriel se lance : Les êtres humains savent qu’ils doivent manger, si on n’est pas intelligent, ils ne penseraient pas à manger.

Léonie leur a ensuite demandé quel était le contraire de l’intelligence. Plusieurs propositions ont émergé : « être bête », « l’inintelligence », la « stupidité ». Et pourquoi pas, proposer un jour un atelier sur la bêtise ?

En tout cas, selon Jade : « S’il n’y avait pas l’intelligence, les hommes préhistoriques n’auraient pas inventé l’idée de faire le feu. Ils n’existeraient pas. »

Tessa conclu ce tour de réponse par une question : Sans intelligence, comment on aurait pu inventer pleins d’objets qui nous sont utiles aujourd’hui ?

En activité de fin, Léonie a présenté aux enfants des images de personnages effectuant différentes actions. Une question leur était posée : « Est-ce que ces personnes utilisent leur intelligence ? » Cette activité nous a permis de nous demander si toute action nécessite tout compte fait une intelligence, et ce, sous des formes différentes !

Merci et bravo aux p’tits philosophes pour cette belle discussion !

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 14 novembre : l’Enfance !

Le samedi 14 novembre, les P’tits philosophes se sont retrouvés autour d’un thème philosophique dont ils sont des experts : l’Enfance ! Nous partageons ci-dessous le cheminement parcouru à cette occasion.

Julia a d’abord lu un album de Beatrice Alemagna, C’est quoi un enfant ? Durant la lecture les enfants avaient pour mission de repérer les questions philosophiques qui émergeaient.

A partir de la lecture du livre, quelles questions peut-on se poser sur l’enfance ?

Héloïse s’est lancée : Comment les grands voient-ils les enfants ?

Jade a poursuivi : Pourquoi les enfants et les adultes sont différents ?

A son tour, Gabriel a demandé : Est-ce que les enfants comprennent pourquoi les adultes font des caprices parfois ?

La petite Tessa a proposé : Comment on peut voir les enfants grandir ?

La grande Tessa a interrogé : Pourquoi les enfants doivent grandir ?

Mya a complété : Est-ce qu’on grandit tous de la même manière ?

Gabriel a redoublé : Est-ce que les adultes aiment les mêmes choses que les enfants ?

Pacôme s’est à son tour lancé : Est-ce que les enfants ont toujours des comportement d’enfants ?

Héloïse a proposé : Est-ce que tous les adultes voient les enfants de la même façon ?

Et la grande Tessa a fini cette récolte par : Qu’est-ce que c’est l’enfance ?

Les enfants ont alors voté pour élire leurs questions du jour et voici le déroulement qui en résultait...

Qu’est-ce que c’est l’enfance ?

Gabriel a commencé à conceptualiser : Un enfant c’est quelqu’un qui est curieux, qui découvre le monde et qui est timide.

La grande Tessa a poursuivi : L’enfance c’est un moment de la vie par lequel on passe tous.

Jade a ajouté : L’enfance c’est un moment important de la vie.

Héloïse a nuancé : L’enfance c’est un épisode de la vie, il est parfois bien et parfois énervant, mais c’est un moment où on a moins de liberté.

La petite Tessa a complexifié : C’est beau, triste, bien, amusant, on apprend plein de choses pendant l’enfance !

Nous nous sommes alors demandé :  pourquoi c’est important l’enfance ?

La grande Tessa a approfondi : Si on devait définir l’enfance, c’est un moment d’imagination.

Jade a complété : C’est important parce qu’on a l’imagination qu’on perd en grandissant.

Mais pourquoi on veut grandir alors ?

Pauline a proposé une première idée : Pour avoir plus de responsabilités !

Gabriel a poursuivi : Pour travailler et être libre.

La grands Tessa a nuancé : Les enfants ne veulent pas travailler, mais ils veulent être responsables.

Jade a complété : On a envie de choisir, de faire nos propres choses.

On s’est alors demandé : est-ce qu’on grandit tous de la même manière ?

Clarisse a affirmé : Les enfants ne grandissent pas de la même manière.

Tessa a alors théorisé : Si on fait des catégories on pourrait dire qu’on peut grandir physiquement et mentalement.

Tessa a recherché les conséquences d’une telle idée : Si on était tous pareil, il n’y aurait pas de sens dans la vie.

Colin a développé : On ne mange pas la même chose, on ne fait pas les mêmes sports, et on ne nous donne pas tous la même éducation.

Jade a nuancé : Il y a des enfants qui sont déterminés à grandir, d’autres qui veulent rester en enfance. Grandir ça peut faire peur à certains alors que d’autres en ont envie parce qu’ils ont déjà prévu leur avenir.

Pourquoi malgré tout, les enfants doivent grandir ?

Gabriel s’est lancé en recherchant les conséquences de l’idée inverse : Tout le monde doit grandir sinon on serait immortels, et il n’y aurait pas de place pour tout le monde.

Tessa a poursuivi : On doit laisser notre place aux autres.

Mais en grandissant, peut-on choisir de rester enfant ?

La grande Tessa a distingué : on peut rester enfant mentalement mais pas physiquement.

Gabriel a poursuivi ; On peut rester enfant dans nos têtes avoir des émotions d’enfants.

Jade a conclu : On peut garder un esprit d’enfant !

Est-ce que les enfants ont toujours un comportement d’enfant ?

Jade s’est lancée : Parfois les enfants ont envie de faire ce qu’ils voient les adultes faire.

Gabriel à son tour : Quand les parents ne sont pas là, les enfants doivent être autonomes, s’occuper seuls, être un peu adultes !

Merci pour cette réflexion sur l’enfance les P’tits Philosophes, nous espérons continuer à vos côtés à garder notre âme d’enfant !

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 7 novembre : « Est-ce qu’on naît humain ou est-ce qu’on le devient ? »

Le confinement ne nous a pas empêché de continuer à philosopher ! Pour ce premier atelier à distance, nous avons réfléchi sur… L’être humain !

Mais au fond, qu’est-ce qu’un être humain ? Voici un schéma conceptuel reprenant les réponses de nos petits philosophes :

L’Être humain conceptuel

Nous avons vu que certaines caractéristiques de l’être humain semblent être partagées par d’autres êtres vivants, comme ressentir des émotions par exemple. Nous nous sommes donc demandés ce qui fait la particularité d’un être humain et ce qui lui permet de se distinguer des autres espèces.

Maïa : « Sa particularité est qu’il a construit pas mal de choses. »

Héloïse : « L’être humain est capable de prendre conscience de ses actes. S’il fait une bêtise, il s’en rend compte. Un animal s’il tue, il ne s’en soucie pas. »

Tessa : « Les êtres humains peuvent acheter plein de choses, faire les magasins. »

Jade : « Il a la capacité de penser, d’inventer, de travailler, pour avoir des capacités que les animaux ne peuvent pas avoir. »

Andréa : « Par nos différents modes de déplacements : nous sommes bipèdes par exemple ! Notre langage, notre intelligence développée… »

Yassine : « L’être-humain est différent des autres espèces car il pense et utilise sa pensée pour créer des choses qui lui permettent d’améliorer son mode de vie. Il a inventé des outils pour avoir plus de facilité à chasser. « 

Mya : « L’être-humain peut gagner de l’argent. »

Jade : « L’humain a la capacité de faire de l’art, de danser, de faire de la peinture, sport... ce que les animaux ne font pas. »

Maïa : « Ce n’est pas le seul à savoir penser. On a deux fois plus d’organisation qu’eux. On a beaucoup évolué, on a mis en place la hiérarchie et la démocratie. »

Mya : « Un être humain peut avoir de l’amour. »

Jade : « L’humain a la capacité de s’imaginer des choses. »

Héloïse réagit sur l’idée de Mya : « L’être humain n’est pas le seul à aimer. »

Marie a ensuite raconté l’histoire vraie de Victor de L’Aveyron, un enfant seul retrouvé dans les bois de l’Aveyron il y a 200 ans de cela. Voici le résumé de l’histoire : « Autour de l’année 1800, dans le sud de la France, en Aveyron, des hommes ont découvert et capturé dans les bois un enfants d’une dizaine d’années, vivant à l’état sauvage. Il se tenait vouté et ne portait aucun vêtement, il ne parlait pas, et faisait des gestes désordonnés, il ne se nourrissait que de pommes de terre. On l’a surnommé Victor, parce que le seul son qu’il savait prononcer était le « O ». Il a été confié au Docteur Jean Itard, qui l’a étudié et a tenté de l’éduquer mais Victor n’a jamais réussi à parler et ni à s’intégrer dans la société. »

Quelle question philosophique peut-on se poser en lien avec cette histoire ? Quelle question nous pose-t-elle sur l’être humain ? Voici quelques propositions :

  • Pourquoi il n’a rien pu apprendre ?
  • L’être humain est-il si intelligent ?
  • Est-ce qu’on devient humain ?

Cette histoire nous permet justement de nous introduire à la question : Est-ce qu’on naît humain ou est-ce qu’on le devient ? Allons voir ce qu’en pensent nos chers petits penseurs :

Jade : « On naît humain. Quand on naît, on sait faire des choses comme un humain. »

Andréa : « Physiquement parlant, on naît humain mais dans le comportement on le devient. »

Tessa : « Quand on sort tout de suite du ventre de la maman, on se dit tout de suite qu’il est humain. »

Mya: « Avec les années, il grandit mais pas tout de suite. »

Héloïse : « En apparence physique, on nait humain mais pour devenir un humain qui sait ce qu’il fait et qui n’est plus à moitié animal, on doit l’apprendre. »

Yassine : « Il y a 2 façons de définir l’être humain : l’être humain – l’espèce humaine – et l’être humain qui n’est pas un animal. On naît l’être humain, « l’espèce » mais on devient un humain qui n’est pas un animal.« 

On distinguerait donc deux types d’humanité différentes :

  • une humanité qui serait liée à notre corps, caractéristique de l’espèce humaine
  • une humanité liée à notre comportement

Cette distinction nous mène ainsi à une autre distinction : celle de l’inné (les choses qu’on a dès la naissance) et de l’acquis (les choses qu’on développe avec le temps).

Andréa propose : « L’humanité est acquise socialement. On a un exemple et on le reproduit. »

Si l’humanité innée ne suffit pas, de quoi a-t-elle donc besoin pour se développer ?

Tessa : « L’humain a besoin de confiance en lui pour se développer. Il doit essayer car quand on essaie quelque chose, on apprend et on découvre des choses. Donc il faut se faire confiance et avoir du courage. »

Pacôme : « Il faut de la sagesse, de la gentillesse et plein de bonnes qualités.« 

Jade : « Il faut voir car quand on voit, on apprend. »

Andréa : « On a besoin d‘exemple, quelqu’un qui a plus d’expérience que nous, plus de sagesse pour nous guider vers le bon chemin. »

Maïa: « On a besoin de penser aux autres, de réfléchir avant d’agir. »

Tessa: « On a besoin d’imaginer, de créer des choses. »

Nous avons fini la discussion en nous posant cette question : « Que manquait-il à Victor pour développer son humanité ? » A vous qui lisez ce compte-rendu, nous vous mettons au défi d’y répondre !

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 10 octobre : « Quand on communique, est-on sûr de se comprendre? »

Le samedi 10 octobre, s’est déroulé le second Rendez-vous des P’tits Philosophes de l’année ! Nous avons parlé d’un thème qui relève du domaine de la Philosophie du Langage : la Communication. Et oui, communiquer est un outil bien pratique pour mener une discussion philosophique ! Mais parfois, savoir se faire comprendre n’est pas si simple que cela… Allons voir ce qu’en pensent nos chers petits Philosophes ! Bonne lecture !

Léonie a introduit l’atelier en racontant une fable pleine de philosophie : Les Aveugles et l’Eléphant. L’histoire nous a permis d’expliquer collectivement ce qu’on comprend derrière le mot « communiquer »...

« C’est parler, rassembler nos idées. » Eloïse

« C’est entrer en contact avec des personnes et créer des liens. » Camille

« C’est la seule façon de dire ce qu’on pense » Gabriel P.

« Communiquer, c’est se parler, essayer de se comprendre. » Solel

« C’est rassembler des idées et les mettre en commun pour créer une seule grande idée. » Yassine

« ça sert à savoir plus de choses. » Céleste

« Communiquer, c’est pas forcément se parler. Il y a plusieurs façons de communiquer. On peut parler, faire des signes, écrire, on peut communiquer avec le regard, en faisant des sons… » Simon

« C’est trouver la meilleure des réponses. Mais il n’y aura jamais de réponse parfaite. » Gabriel S.

Les enfants ont ensuite participé à un jeu par binôme : une phrase leur était donné sur un bout de papier. La consigne était la suivante : trouver 3 moyens de communiquer cette phrase à quelqu’un d’autre.

Par exemple, « J’ai sommeil. J’ai besoin de dormir » ; « Prendre rendez-vous chez le médecin demain à 17h » ; « Je t’apprécie. Veux-tu être mon ami(e)?« , etc.

Plusieurs modes de communications ont été trouvé : la parole, le mime, l’écrit (lettre/sms/mail), le cri, le braille, le morse, le dessin, etc.

Ce petit jeu a permis d’amorcer la discussion autour de la grande question du jour : « Quand on communique, est-on sûr de se comprendre ? »

« On veut que l’autre comprenne ce qu’on veut dire. Des fois, on ne comprend pas le bon truc… » Simon

« Si l’autre ne comprend pas, on ne sait pas comment faire. » Léonore

« On n’est pas sûr de se comprendre car il y en a qui n’ont pas le même sens de cette expression. On le voit dans le regard qu’on est sûr de se comprendre. » Camille

« Quand l’autre comprend autre chose, ça peut créer des disputes, des guerres parfois. » Gabriel S.

« Parfois, on fait aussi exprès de ne pas comprendre. » Léonore

« Pour se comprendre, il faut un langage commun. Des fois, on est tellement fatigué qu’on intègre les mots mais on ne les comprend pas. » Maïa

« Quand quelqu’un ne comprend pas et que tu le vois dans son regard, on le dit avec d’autres mots. » Lila-Marie

« On essaie de communiquer pour se faciliter la vie. Mais il y aura toujours des disputes car tout le monde n’est pas d’accord en même temps. » Gabriel S.

« Il y en a qui ne comprennent pas, alors ils ne sont pas d’accords. » Léonore.

Après constat des difficultés dans nos modes de communication, nous nous sommes demandés ce qui était nécessaire pour bien se comprendre.

L’usage d’un code commun a été mentionné…mais cela suffit-il pour vraiment se comprendre ?

Et selon vous, quelle serait LA recette pour bien se comprendre ? A votre tour de réfléchir à cette question !

Le rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 3 octobre

Samedi 3 octobre les P’tits Philosophes se sont retrouvés pour le premier atelier de cette nouvelle année scolaire. Pour cette rentrée philosophique, ils se sont réunis autour d’une des plus importantes notions philosophiques : l’Idée !

Nous partageons ci-dessous le cheminement de pensée parcouru à cette occasion :

Qu’est-ce qu’une idée ? 

Simon a proposé : « Une idée c’est comme une pensée qu’on a dans la tête. »

Pacôme a alors précisé : « C’est quelque chose qui vient du cerveau et qui peut être bon ou mauvais. »

Gabriel a commencé à distinguer : « Une idée, c’est comme une pensée mais ce n’est pas pareil. »

Nous nous sommes alors demandé : Comment pouvons-nous distinguer une idée d’une pensée ?

Maïa a proposé : « Une idée c’est une pensée qu’on a prévu de réaliser. »

Simon a proposé de les distinguer par leurs fonctions : « Une pensée, ça permet un rappel, alors qu’une idée c’est pour améliorer quelque chose ou changer quelque chose. »

Yassine a affirmé : « Une idée c’est une hypothèse, une possibilité. »

Camille a repris : « Une idée c’est quand il y a quelque chose à améliorer, ça permet de prévoir quelque chose qui pourrait se passer dans le futur. »

Gabriel a complété : « Une idée c’est quelque chose qu’on imagine dans notre tête et qu’on peut réaliser après. »

Maïa a prolongé : « Une idée c’est une pensée alors qu’une pensée ce n’est pas une idée. On peut avoir une pensée du passé comme du futur, alors qu’une idée ne peut pas retourner en arrière, elle est liée au futur seulement. »

Yassine a synthétisé : « Une idée c’est une sous-catégorie d’une pensée : une idée c’est pouvoir faire quelque chose. »

Les P’tits Philosophes ont alors découvert l’allégorie de la Caverne de Platon et la grande distinction entre le monde sensible et le monde des idées ! 

Qu’est-ce qu’une idée philosophique ? 

Gabriel s’est lancé : « Une idée philosophique c’est une idée sur un thème philosophique.»

Simon a complété : « Une idée philosophique est une idée liée à une question. »

Ils ont recherché des exemples d’idées philosophiques : la Vie, l’Amitié, les Idées, la Beauté, la Mort, la Peur, les Emotions, l’Intelligence, les Sentiments, le Rêve ont été donnés en exemple.

Le monde est-il plein d’idées ? 

Léonore a répondu : « Oui, il y a plein de grandes idées dans le monde : la création de maison, d’école et de livres pour partager nos idées et connaissances. »

Simon a affirmé : « Même quelqu’un qui ne sait pas beaucoup de choses peut inventer des idées. Les gens qui en ont plein écrivent des livres pour les partager. Depuis toujours les humains ont des idées c’est impossible qu’un humain n’ait pas d’idées. »

Maïa a nuancé : « Depuis toujours c’est ce qui nous a permis d’évoluer mais elles ne sont pas toujours utilisées à bien… »

Yassine a raisonné : « Si le monde n’était pas plein d’idées, il ne serait pas le monde qu’on connait. »

Gabriel a affirmé : « Si les humains ont évolué c’est grâce aux idées. Sans ça la philosophie n’existerait pas, les livres non plus. »

Pacôme l’a rejoint : « Le monde est plein d’idées depuis le début des temps : c’est ce qui nous a permis d’évoluer. »

Est-ce que nos idées ont une force ? 

Camille a proposé : « Les idées ont une force mais si tu lâches ton idée elle perd sa force. »

Gabriel a affirmé : « Nos idées ont la force de changer le monde. »

Yassine a nuancé : « Les idées ont une force certaines au sens propre et d’autres au sens figuré. Au sens propre elles peuvent détruire comme une arme, au sens figuré elles peuvent changer le monde. »

Comment sait-on qu’une idée est bonne ? 

Maïa a d’abord affirmé : « On ne peut pas définir si une idée est bonne ou mauvaise, ça dépend des personnes. Une idée peut être bonne pour certains et mauvaise pour d’autres. »

Simon a précisé : « Il y a des idées mauvaises et on le sait sans avoir besoin de réfléchir : l’idée de bombe nucléaire par exemple. »

Comment viennent les idées ? 

Léonore : « Une idée ne peut pas venir comme ça. Une idée peut venir d’une autre idée : par exemple, le passage de la voiture à la moto, c’est la même idée évoluée. »

Camille : « Une idée demande de la réflexion ; »

Simon : « Une idée ne vient pas comme ça, il faut un engendrement de choses. Elle vient quand on réfléchit à améliorer une chose, quand on recherche. »

Merci les P’tits Philosophes pour ces idées partagées sur les idées ! Une chose est sûre, c’est qu’avec vous, notre monde restera plein d’idées !

Compte-rendu du dernier Rendez-vous des P’tits Philosophes de l’année scolaire (samedi 20 juin) !

Aujourd’hui, ce samedi 20 juin à 11h, les petits philosophes du groupe de Marie et Julia se sont retrouvés pour le dernier atelier de l’année scolaire… à la Maison de la Philo ! Parmi eux, Tessa B., Pacôme, Colin, Chloé, Marilou et Tessa G.

Nous leur avons demandé de dessiner dans un premier temps, ce que représentait pour eux le concept d’Amitié. A partir de leur production, nous nous sommes posé la question suivante : C’est quoi un ami ?

Voici l’explication de leurs œuvres !

Dessin de Pacôme :

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« Pour moi, l’amitié c’est comme une sorte d’amour, c’est quelqu’un en qui nous avons confiance et qui nous aide à être courageux. »

Dessin de Marilou :

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« C’est quelqu’un qu’on aime. »

Dessin de Tessa G. :

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« C’est un peu comme Pacôme, ça représente l’amour. J’ai dessiné une terre car tout le monde pourrait être ami. »

Dessin de Eléa :

elea

« Quand on est ami avec quelqu’un, on s’en fiche de comment on est, on accepte les défauts des autres et de soi-même. C’est quelqu’un qu’on aime comme un frère ou une sœur, on se protège mutuellement.»

Dessin de Colin :

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« J’ai fait une BD. Deux amis jouent ensemble, il y en a un qui va chez l’autre, ils s’amusent car ils se font confiance. »

Dessin de Tessa B. :

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« Ce sont deux copains qui sont amis. Ils partagent leur amitié. Un copain, on lui fait confiance, on joue avec lui. »

Dessin de Chloé :

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« J’ai fait le feu de l’amitié. C’est comme quelque chose qui brûle au fond du cœur. Un ami, c’est quelqu’un à qui on peut tout confier, il nous défend parfois, nous soutient, il nous accepte avec nos qualités et nos défauts. C’est un sentiment de joie, d’amour, d’attirance envers quelqu’un. On est attiré par sa personnalité. »

A la suite de ce moment de conceptualisation, nous avons questionné les p’tits philosophes sur ce qui a changé ces derniers temps dans les relations d’amitié et si le contexte de pandémie et de confinement nous a conduit à considérer nos amis autrement…

Tessa G. : « Des choses ont changé même si on est encore en contact. Ne pas voir ses amis pendant des mois et semaines c’était très dur. Au déconfinement, ça nous a fait du bien. »

Colin : « On pouvait plus voir nos amis, à part dans des visio. A l’école, ce n’était pas drôle car on ne pouvait pas se toucher, on s’ennuyait. »

Chloé : « Nos rapports avec nos amis ont été fortifiés car ils nous manquaient. On voulait beaucoup plus les voir. On voulait avoir plus de nouvelles d’eux que d’habitude. »

Tessa B. : « Avant les vacances, une copine à moi n’était plus mon amie. Après le confinement, on est redevenues amies. »

Eléa : « Ça renforce les liens d’amitié avec ceux qui ne sont pas avec nous. Mais un ami, ce n’est pas un copain. Un ami, c’est comme un frère ou une sœur. On peut mourir pour le protéger. C’est rare d’en avoir un. C’est très fort l’amitié, c’est comme l’amour. »

Tessa G. : « Quand tu rencontres un ami, ce n’est pas grave s’il n’est pas parfait, ce qui compte c’est qu’il est parfait pour nous. »

De quoi a-t-on besoin pour être amis ?

Tessa B. : « Ce dont on a besoin pour moi, c’est de l’amour, de la gentillesse, du partage. Si on ne fait pas ça, ce n’est pas possible d’être ami et on se disputerait tout le temps. »

Tessa G. : « On a besoin de toutes les émotions avec ses amis, même de la colère, de la peur, de la tristesse. Il faut aussi des émotions négatives pour créer le lien d’amitié. »

Pacôme : « Si on se dispute, ça nous aide encore à être encore plus amis, on se retrouve mieux après. »

Chloé : « On a besoin de savoir qu’on peut compter sur lui, qu’il ne nous laissera jamais tomber. On se dispute mais on en ressort plus fort et notre amitié fortifiée. Pour être maintenue, elle doit surmonter des épreuves. »

Eléa : « On a besoin de ne pas le voir tous les jours. Si on le voit tout le temps, on n’est pas super content de le voir. »

A quoi reconnaît-on un ami ?

Chloé : « A son aide, son caractère, comment il est pour toi. Un ami, ça dépend de chaque personne. Quelqu’un que tu aimes, que tu aides, en qui tu peux avoir une confiance absolue et qui ne trahira jamais. »

Eléa : « On reconnaît un ami quand on sait qu’il ne sera pas jaloux. C’est quelqu’un que tu aimes du fond du cœur, qui te protège… C’est ton confident, on est indispensable. C’est comme ton amoureux. »

Colin : « On ne reconnaît pas vraiment un ami, il peut te trahir à tout moment. Il faut faire confiance mais se préparer à ce qui peut arriver. »

Tessa G. : « C’est quelqu’un qui nous fait confiance, qui ne se moque pas de nous, qui est gentil avec nous. Ma meilleure amie, je le vois dans son cœur que c’est ma meilleure amie. »

Comme c’était le dernier atelier, nous avons demandé aux petits philosophes de choisir un mot pour exprimer ce que signifiait pour eux la philo :

Le « CALME » pour Tessa G…

la « PENSÉE » pour Pacôme…

les « QUESTIONS » pour Colin…

les « IDÉES » pour Chloé…

« PARTAGER » pour Marilou…

« l’HUMANITÉ » pour Eléa…

« HEUREUX » pour Tessa B…

Merci encore et bravo les p’tits philosophes pour ces super moments philosophiques passés à vos côtés !

La Maison de la Philo vous souhaite un bel été et vous dit à bientôt !

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