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Maison de la Philo φ Romainville

Au fil des idées : la vie de la pensée, dans une ville philosophe !

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Philo pour enfants

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 8 juin : Le Voyage

Au cours de la matinée du samedi 8 juin, les P’tits Philosophes se sont réunis autour d’un thème dépaysant : le VOYAGE ! Nous partageons ci-dessous le cheminement de leurs pensées :

 

« Qu’est-ce que voyager ?

Nils : Voyager c’est découvrir de nouvelles terres, faire des rencontres, et être courageux.

Colin : Voyager, c’est explorer le monde en prenant du plaisir.

Myriam : Voyager c’est découvrir le monde tout en apprenant.

Céleste : Voyager c’est parcourir le monde pour le plaisir, et pour ça il n’y a pas d’âge.

Pacôme : Voyager c’est être courageux et passer des épreuves.

Nils : Voyager c’est découvrir.

Mathilde : Voyager c’est créer des liens dans de nouveaux pays.

 

Pourquoi les êtres humains voyagent ?

Pacôme : Pour découvrir d’autres choses, de nouvelles manières de vivre.  

Colin : On voyage pour le plaisir, pour explorer de nouvelles terres.

Nils : Voyage, c’est comme si on allait sur une autre planète. On va dans un autre pays pour découvrir de nouveaux visages, de nouvelles cultures, de nouvelles manières de vivre. 

Lilas-Marie : On voyage pour vivre des aventures.

Kalycia : On voyage pour découvrir des pays et leurs habitants.

Yassine : On voyage pour découvrir de nouvelles choses.

 

Existe-t-il plusieurs formes de voyages ?

Orion : On peut voyager sans se déplacer : en mangeant dans un restaurant, en regardant une carte postale, ou même avec la télévision.

Mathilde : On peut voyager sans se déplacer, en imaginant.

Lilas-Marie : Quand je rêve, j’ai l’impression que je voyage.

Nils : On peut voyager sans se déplacer, en regardant un documentaire animalier par exemple.

Pacôme : On peut voyager en lisant un livre aussi.

Marylou : On peut voyager en dormant : en rêvant !

Colin : On peut voyager sans se déplacer très loin : dans sa propre maison par exemple, on a toujours des choses à découvrir.

Chloé : En se perdant aussi, on peut découvrir de nouveaux paysages et avoir des surprises.

Nils : A chaque fois qu’on philosophe on fait un voyage.»

 

Nous profitons de cette pensée partagée par Nils pour vous remercier, tous les P’tits Philosophes, pour cette année durant laquelle, chaque samedi matin, vous nous avez permis de voyager dans l’inépuisable monde des idées ! 

 

 

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Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 1er juin: « Sommes-nous tous des bêtes? »

Durant ce week-end d’Ascension, les enfants philosophes sont venus à la Maison de la Philo avec le beau temps au rendez-vous! Ils ont partagé leurs idées autour de la notion de « bête », en tentant de démêler les différents sens que ce mot suppose.

Ci-dessous quelques extraits de leur discussion:

« Une bête c’est un animal mais aussi un adjectif. Quand tu dis à une personne « tu es bête », ça veut dire qu’elle n’est pas très intelligente. » (Héloïse)

« Quand on est bête, on ne sait pas réfléchir. » (Simon)

« Une bête ça ne va pas au restaurant toute seule, ça ne parle pas et ça ne sait pas écrire comme nous. » (Kalycia)

 

  • Sommes-nous tous intelligents?

« Quand on meurt, on n’est plus intelligent, on deviens bête. » (Rayan)

« Tout le monde a quelque chose de plus intelligent que d’autres. On a tous un côté intelligent et un côté bête. » (Héloïse)

« On a tous un mini côté bête. Les écoles existent pour qu’on soit intelligent. Si elles n’existaient pas, on serait bête. » (Clarisse)

« Des fois, ce n’est pas forcément la personne qui est bête mais son idée ou son action à ce moment là. La personne peut avoir des idées intelligentes des fois. Elle n’est pas toujours bête.  » (Maïa)

 

  • Avons-nous tous la même intelligence?

« Il y en a qui ont une intelligence pour construire des objets et d’autres qui ont une intelligence pour créer des mots. Donc on n’a pas tous la même intelligence. » (Kalycia)

« Si on avait tous la même intelligence, ça ne servirait à rien de faire de la philosophie. On aurait tous la même réponse aux questions. On penserait la même chose. » (Héloïse)

 

  • Sommes-nous tous des bêtes?

« Des fois, on bouge beaucoup et nos parents nous disent qu’on est comme des animaux. Par exemple, on nous dit : « Tu manges comme un cochon!« . (Simon)

« Quand les hommes se battent, ils se comportent comme des animaux. » (Rayan)

« Il y a des expression avec les animaux qui nous qualifient quand on fait des bêtises. » (Héloïse)

 

  • Quelle(s) différences(s) entre l’Humain et l’Animal?

« Nous on va à l’école, on peut téléphoner. Pas eux. » (Kiméa)

« Ils communiquent aussi entre eux mais nous, on a des manières de faire pour parler. On a aussi inventé les boucles d’oreilles, les habits. » (Maïa)

« Nos moyens sont plus forts que les animaux. » (Héloïse)

« Nous, on a des inventions toxiques et les animaux ont des inventions écologiques et ils ne s’en rendent pas compte. » (Maïa)

« On a inventé les lois et le respect. » (Rayan)

 

Une chose est sûre, en philosophie, chaque idée est intelligente! 

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 18 Mai: « Avons-nous des pouvoirs? »

Ce samedi 18 mai, les p’tits philosophes ont réfléchi ensemble sur nos POUVOIRS en tant qu’être humain et les différents sens autour de cette notion… Ci-dessous le fil de leur discussion!

« Il y a deux sens du pouvoir: avoir un pouvoir hors du commun (par exemple voler) et un pouvoir commun, qui n’est pas extraordinaire. » (Adel)

« Il y a deux sortes de pouvoirs: les gens qui ont de la force en pensée et qui peuvent s’en servir pour commander et les super-pouvoirs qui sont des pouvoirs hors du commun qu’on retrouve dans les fictions. » (Chloé)

« Il y a deux catégories de pouvoir: le pouvoir de commander et le pouvoir de faire. » (Yassine)

« Il existe trois sortes de pouvoirs: le pouvoir qu’on a tous (par exemple de souffler), le pouvoir de diriger tout le monde que tout le monde pourrait avoir et le pouvoir hors du commun qu’on voit dans les fictions avec les super-pouvoirs » (Orion)

 

  • Est-ce qu’on a tous des pouvoirs?

« Les gens qui ne peuvent pas parler n’ont pas le même pouvoir que nous. » (Pacôme)

« Il y en a qui peuvent marcher, parler et penser, d’autres qui sont moins entraînés« . (Vadim)

« Pour moi, un pouvoir c’est quelque chose qu’on a nous-même mais pas forcément tout le monde. Manger, marcher, c’est tout le monde qui le fait. » (Adel)

« Il y en a qui ont des pouvoirs détraqués. Par exemple, les aveugles ont perdu le pouvoir de voir. » (Maïa)

« Il y a des pouvoirs qu’on a tous. Mais on peut les perdre. On peut marcher et perdre ce pouvoir. Un pouvoir qu’on ne peut pas perdre c’est l’apprentissage. C’est un pouvoir que tout le monde a et qu’on peut développer. » (Orion)

« On a tous les mêmes pouvoirs mais pas au même degré. » (Rayan)

« Tout le monde a un pouvoir de penser. Tout le monde dans cette salle a ce pouvoir de penser. » (Kalycia)

« On a tous un pouvoir: le pouvoir d’être qui on est. » Chloé

« Ceux qui sont aveugles peuvent avoir le pouvoir de mieux entendre que nous » (Simon)

 

  • Les pouvoirs sont-ils innés?

« Les pouvoirs sont là même avant la naissance. Les bébés dans le ventre, à 4 mois, ils perçoivent des sons. » (Rayan)

« Je n’ai jamais vu de bébé marcher dès la naissance. Il y a des pouvoirs qu’on a après. » (Orion)

« On a un pouvoir dès la naissance: respirer. » (Nahil)

« Le pouvoir de bouger est inné. Dès que tu es né, tu bouges. » (Kalycia)

« Il y a aussi des pouvoirs qui se perdent. Quand on sort du ventre de notre mère, on ne peut plus respirer dans l’eau. » (Rayan)

« Les pouvoirs, on peut les faire développer mais peuvent aussi se dégrader tout seul. » (Héloïse)

« Il y a des pouvoirs qui se développent sous notre ordre. Par exemple, lire! » (Maïa)

« Si on a envie, on apprend plus vite. Si on n’a pas envie, on apprend plus lentement. Il faut à la fois le corps et la pensée pour le faire. La plupart des pouvoirs qu’on a dès l’école, ça dépend de notre volonté. » (Heloïse)

« La volonté ne l’emporte pas forcément sur le pouvoir mais nos émotions. Ce sont nos pouvoir émotionnels. » (Maïa)

 

  • Pourquoi veut-on avoir des super-pouvoirs?

« Car on en a jamais assez. Il en faut toujours plus. » (Rayan)

« Quand on regarde des films avec des super-héros, ça nous donne envie d’avoir des super-pouvoirs. ça a l’air trop bien de sauver tout le monde, d’avoir le pouvoir de voler! On a envie de faire comme la fiction, de devenir le super-héros de la classe ou de la famille. » (Héloïse)

« Mais on a aussi des pouvoirs désavantageux, qu’on n’aime pas. » (Orion)

« L’homme a déjà des pouvoirs. Pourquoi il veut en plus des super-pouvoirs? L’homme a un défaut, c’est de toujours en vouloir plus. » (Chloé)

En tout cas, à la Maison de la Philo nous avons tous le pouvoir de faire naître de belles idées!

 

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes du Samedi 11 Mai: « Peut-on s’échapper de son corps? »

En cette semaine de rentrée scolaire, nos petits philosophes se sont retrouvés en  pleine forme pour réfléchir autour d’une question : « Peut-on s’échapper de notre corps? »

Comme d’habitude, de superbes idées ont émergé et voici, ci-dessous, leur cheminement de pensée…

« Un corps c’est un endroit, un peu comme une maison pour nos cellules, notre cerveau, tout ce qui nous habite. » Chloé

« Un corps c’est un être vivant: il respire, il dort et il meurt. » Nils

« Un corps c’est quelque chose qui est sensible qui peut aimer ou ne pas aimer des choses » Gabriel

« Un corps c’est nous car nous sommes un corps. » Heloïse

« Un corps c’est la matière, le vivant: ça se nourrit, ça se reproduit et ça meurt. » Maïa

« Un corps c’est quelque chose qui nous aide. Si tu n’as pas de corps, tu ne peux rien faire. Avec un corps, tu peux tout faire! » Chedi

« Un corps ça peut être malade, se défendre intérieurement quand on se sent attaqué » Séléna

« Il y a des moments où on le corps on ne peut pas le contrôler car la colère, des fois on a du mal à la contrôler. » Héloïse

 

  • Mon corps et Moi, est-ce la même chose?

« Le corps sert à quelque chose, c’est nous qui le contrôlons avec notre cerveau et notre coeur. » Chedi

« C’est pareil mon corps et moi car quand je me fait mal, c’est moi qui a mal, pas le corps de quelqu’un d’autre. » Mathilde

« Le Moi aide aide à mieux faire fonctionner le corps. » Maïa

« Moi, je contrôle le cerveau et le cerveau contrôle le corps. Donc Moi, je contrôle tout le corps » Thomas

« Ce qu’il y a de plus, c’est notre personnalité. Même si on ne s’aime pas, on voudrait changer de corps, d’apparence, on reste soi-même dans sa personnalité. » Héloïse »

« Le cerveau est plus proche du Moi que du corps. Quand le Moi dépasse le corps, ce sera au moment de la mort. A la mort, le moi s’envole du corps. » Orion

« Notre corps est contrôlé par trois choses: Moi, le Cerveau et le cœur. » Chedi

 

  • Notre corps nous appartient-il?

« Notre corps nous appartient car ce n’est pas une autre personne dans notre corps, c’est toi-même. Personne ne fera les choses à ta place. » Kalycia

« Notre corps nous appartient car on a tous sa propre identité dès la naissance. » Thomas

« Quand on est esclave, notre corps ne nous appartient pas . Là, nous sommes libres, notre corps nous appartient. » Chloé

« Quand on est dans notre corps, il nous appartient pour le bouger par exemple. Mais quand on est mort, peut-être que notre âme ira dans un autre corps. » Mathilde

« Notre corps nous appartient à moitié. Quand on a mal, on essaie de ne pas avoir mal mais on n’y arrive pas. Notre corps ne peut pas tout à faire obéir. Le corps, à ce moment là, ne nous appartient pas vraiment. Mais si on nous demande de faire semblant de pleurer, on y arrive, là il nous appartient. » Héloïse

 

  • Peut-on s’échapper de notre corps?

« Quand on rêve, on s’échappe un peu de notre corps. » Rayan

« Ce n’est pas forcément lorsqu’on est inerte, que notre âme s’échappe mais simplement quand on est dans nos pensées, on peut s’échapper de notre corps. » Maïa

« Des fois, quand on est super fatigué, on s’échappe de notre corps. » Héloïse

C’est encore avec grande surprise que nous re-découvrons chaque samedi matin, la sagesse de vos réflexions philosophiques! Bravo à vous les p’tits philsophes!

 

 

Extrait d’un atelier périscolaire : vaudrait-il mieux être immortel que mortel ?

Au cours d’un atelier périscolaire sur la vie, un groupe de CM1 de l’école Jean Charcot, en est venu à se demander s’il vaudrait mieux être immortel que mortel.
Nous partageons avec vous un extrait de leur réflexion commune sur cette question immortelle.

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Alexia : « Il vaudrait mieux être immortel pour vivre tout le temps, ne jamais mourir, mais il faut que notre famille, nos amis, nos proches, le soient aussi. On pourrait alors être plus longtemps avec les gens qu’on aime, ressentir plus de choses, avoir plus de sentiments, profiter plus de la vie. »

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Lili : « Il vaut mieux être mortel parce qu’il faut bien mourir un jour, sinon on vivra trop longtemps et on risque de connaître la fin du monde, ce qui serait horrible. En plus, on pourrait finir par en avoir marre de vivre. »

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Sarah : « Je préférerais être mortel : imaginons que là, à neuf ans et demi j’en ai marre de ma vie et que je suis immortelle, alors je ne pourrais pas mourir, mon malheur se finirait jamais. »

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Kévin : « Je préfère la réponse de Lili, c’est vrai ce qu’elle a dit : après on pourrait en avoir marre de vivre, encore plus si on est malheureux comme le disait Sarah. »

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Aya : « Je voudrais être immortelle tout en restant mortelle : vivre jusqu’à ce que je ne veuille plus vivre. Vivre plus longtemps mais pas sans fin. »

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Alexia : « Je vais reprendre l’idée d’Aya parce que c’est ce que je comptais dire après que tout le monde ait partagé ses idées. J’aimerais avoir les deux : parce qu’avoir une vie sans fin ce n’est pas le bonheur. Je reprends l’idée de Lili, voir la Terre mourir, ce serait affreux. Et si j’avais un accident, ou une maladie par exemple, j’aimerais bien que ça ait une fin. »

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Après cette discussion, les enfants se sont attachés à récolter les arguments pour chacune des deux possibilités envisagées ensemble : être mortel et être immortel. Malgré le nombre important d’arguments trouvés en la faveur de l’immortalité, ils s’accordaient unanimement à préférer la mortalité, les arguments étant plus forts pour eux.

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Nous partageons ci-dessous ces arguments pensés et récoltés ensemble :

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 6 avril 2019: « Qu’est-ce qu’être une bonne personne? »

Aujourd’hui, au Rendez-vous des P’tits Philosophes, les enfants ont tenté de résoudre un grand problème moral: « Qu’est-ce qu’être une bonne personne? »

Ci-dessous, le cheminement de leurs idées:

« Il n’y a pas vraiment de bonne personne car personne n’est parfait. Si on est parfait, alors oui on est une bonne personne. Sinon, en ce qui nous concerne, être une bonne personne c’est être poli, généreux, penser aux autres, prendre soin de quelqu’un, être ouvert aux autres. » (Adel)

« C’est être bienfaisant, aimer les gens, les aider. » (Aouès)

« C’est quelqu’un qui parle au lieu de se battre. » (Gabriel)

« C’est aussi s’entraider, partager ce qu’on a. C’est aussi aimer les personnes: sans amour, on ne pourrait pas aider les autres, être généreux. » (Maïa)

  • Comment savoir si une action est bonne ou mauvaise?

« Ce qui rend une action bonne, c’est qu’elle ait de bonnes conséquences, que ça puisse aider quelqu’un. » (Yassine)

« Si ça a de bonnes conséquences alors c’est une bonne action. Si ça en a des mauvaises, on peut très vite le savoir. Des fois, elles peuvent être à la fois bonnes et mauvaises: on est généreux en offrant un cadeau à quelqu’un mais ça peut ne pas lui faire plaisir. » (Adel)

« Quand on sait qu’une action est mauvaise, on va se retenir. » (Nils)

« C’est selon notre jugement, selon ce qu’on pense. Ce n’est pas forcément par rapport aux autres mais par rapport à nous. Une personne on peut la trouver mauvaise et d’autres vont la trouver bonne. » (Maïa)

« Il faut réfléchir avant de parler. On se met à la place de la personne et on réfléchit aux conséquences. » (Rayan)

  • Pourquoi ce n’est pas facile d’être une bonne personne?

« On n’est pas bon en tout. On n’est pas forcément bon en dessin mais bon en gentillesse. Mais on peut apprendre à être gentil. » (Pacôme)

« Il y a des lois et il faut les respecter et ce n’est pas toujours facile. » (Nils)

« Quand on est en colère, c’est pas facile de se retenir de frapper. C’est compliqué. » (Maïa)

« C’est plus facile de se disputer que de se parler. » (Gabriel)

« Etre une bonne personne c’est presque impossible. Il y a des personnes injustes, égoïstes. On n’est pas que dans un monde de gentillesse. Il faut contrôler certaines habitudes. » (Meriem)

Et voici, leurs conseils pour devenir une bonne personne:

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Bravo les p’tits philosophes d’avoir pris le temps de partager ces chouettes idées!

 

 

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes du Samedi 2 février : « Vit-on dans un flot d’émotions ? »

Aujourd’hui, les petits philosophes ont discuté autour d’une notion dont ils font l’expérience à chaque instant de leur vie : les EMOTIONS ! Ci-dessous le fil de leur discussion…

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Gabriel : « Une émotion c’est un peu comme des idées qu’on peut fabriquer. Il faut attendre que ça parte tout seul. »

Rayan : « C’est quelque chose qu’on ressent en soi. Une émotion est plus forte que nous, on ne peut pas la décrire. »

Yassine : « Même si on ne sent pas qu’on a une émotion, on en a toujours une. »

Séléna : «  Une émotion, c’est quelque chose qui se ressent et qu’on ne peut pas toujours contrôler. On contrôle l’émotion qu’on veut avoir mais on ne contrôle pas l’émotion qu’on a. »

Myriam : « C’est quelque chose qu’on peut ressentir à tout moment. »

 Quelles émotions les humains peuvent-ils ressentir ?

Orion : « Il y a deux grosses catégories d’émotions que les humains peuvent ressentir : la joie et la tristesse. C’est un peu le Roi et la Reine des émotions. »

Eléa : « Il y a des milliers d’émotions dont on ne peut pas avoir l’idée. On peut ressentir pleins de choses. »

Rayan : « Les émotions ce n’est pas que pour nous. On peut les attribuer aux autres. Par exemple, « Cet enfant s’assoit joyeusement sur le banc » C’est pas nous mais les autres qui ressentent l’émotion. »

Myriam : « Les différentes émotions ont différentes qualités sur la personne. Elles varient en fonction de la personne. La colère peut être petite chez une personne et grande chez une autre. »

De quoi les émotions sont-elles l’expression ?

Gabriel : « Elles expriment qu’on n’est pas tout seul et elles sont là pour pas faire n’importe quoi. »

Rayan : « Les émotions expriment ce qu’il y a dans notre tête et dans notre corps. »

Kiméa : « Quand on est joyeux, c’est la joie qu’on exprime. Quelques fois, des gens sont joyeux et peuvent changer d’émotion. Par exemple, si on lui raconte quelque chose de triste, il va ressentir de la tristesse alors que si on lui raconte quelque chose de joyeux, il va continuer à ressentir de la joie. »

Héloïse : « C’est l’expression de la vie. Au quotidien, tous les jours on ressent au moment une émotion. »

A quoi ressemblerait un monde sans émotion ?

Myriam : « ça ressemblerait à un vide car sans émotion on ne peut pas exprimer ce qu’on ressent. »

Kenzo : « Le monde ne ressemblerait à rien sans émotion. Les personnes ne pourraient pas être tristes ou joyeuses. »

Rayan : « Le monde ressemblerait à une dictature. Personne ne pense à rien, c’est maussade. Quelqu’un qui n’est ni joyeux, ni en colère, ce serait un monde neutre. »

Orion : « C’est ce qui est à peu près comme aujourd’hui mais en 10000 fois pire. Le monde ne ressemblerait à rien, on serait dans le noir, on ne pourrait rien faire. »

Héloïse : « Un monde sans émotion serait un monde robotisé. On n’aurait plus la joie de vivre. »

Eléa : « Je ne peux pas imaginer un monde sans émotion car c’est impossible. On ne pourrait pas s’exprimer. C’est un monde sans âme, comme si personne n’avait d’âme. Si on n’a pas d’âme, on n’a pas d’émotion et si on n’a pas d’émotion, on n’a pas d’âme. »

Kiméa : « Imagine quelqu’un qui frappe une autre personne et qu’elle ne réagit pas : ce serait ça un monde sans émotion. »

Whouah ! Que d’émotions à la Maison de la Philo!

Rendez-vous des p’tits philosophes du samedi 8 décembre : la Joie

Le samedi 8 décembre les petits philosophes ont réfléchi ensemble à la joie, et se sont demandé « Qu’est-ce que la joie ? », « Pourquoi ce ne sont pas les mêmes choses qui nous rendent joyeux ? », « Est-ce qu’on doit toujours rechercher à être joyeux ? » et « À quoi ressemblerait une vie sans joie ? ».

Suite à leurs réflexions, ils ont écrit un hymne à la Joie que nous partageons avec vous ici :

JOIE

« Chère joie,
Je n’ai pas envie de te chercher longtemps parce que je ne suis pas patient. »
Simon

« Chère joie,
Tu es bien, tu es quelque chose qui nous rend heureux. Quand tu es là, je suis content. Quand tu n’es plus là, je ne suis plus content. »
Kenzo

« Chère joie,
Merci la joie pour la vie. Sans toi, on ne serait pas là. Tu es très gentille, intéressante. »
Thomas

« Chère Joie,
Je veux être joyeuse sans te chercher avec des efforts. Si je le fais, je me rendrais moi-même triste, il vaut mieux attendre que tu viennes par toi-même pour avoir de la joie en étant pas toujours triste. Je ne veux pas être certaines fois triste. »
Maïa

« Chère joie,
Sans toi, on ne vit pas. Grâce à toi, tout le monde a des émotions profondes. »
Salma

« Chère joie,
Parfois je ne te comprends pas. Je ne veux pas te chercher longtemps car je perds mon temps. »
Eléa

« Chère Joie,
Je t’aime parce que tu me rends joyeux. Tu joues dans beaucoup de films, par exemple : « Charlie Chaplin », « Charlie et la chocolaterie », « Vice Versa ». Tu es pour moi une bonne chose. »
Colin

« Chère Joie,
Tu es pour moi un monde personnel, tu représentes quelque chose d’agréable. Tu représentes la tristesse, le plaisir, l’amour et tu es rigolote. Grâce à toi, je me sens joyeux. Un monde apparaît et je me sens mieux. »
Nils

« Chère Joie,
Je t’adore, tu es la meilleure de toutes les émotions. Quand je te ressens, je suis comblée. »
Kiméa

« Chère Joie,
Je t’aime. Je te trouve très gentille, un peu rigolote, tu donnes de l’amour et tu es un petit monde de joie. Je suis très content que tu sois là. »
Pacôme

« Chère joie,
Tu es bien !!! Tu es gentille !!! Chère Joie, j’ai besoin de toi !!! Ha!Ha!Ha ! Je te comprends bien !! »
Eliott

« Chère Joie,
Sans toi, nous ne serions rien, si tu n’existais pas je me suiciderais. Alors je te dis : « Merci » d’être venue pour nous donner la joie franchement, je te préfère toi que la tristesse, le dégoût, la colère, la peur, etc. Alors comme tu nous as donné une partie de la joie, je l’utilise. Mais toute ma vie. Alors, merci pour tout. Au revoir. »
Aouès

« Chère Joie,
J’ai besoin de toi mais ne sois pas trop près de moi car si tu es trop près de moi, je ne pourrais pas vivre »
Orion

Merci les p’tits philosophes et sachez que pour nous, c’est toujours une grande joie d’accueillir vos pensées à la Maison de la Philo !

Quelle distinction entre un bon et mauvais chef ?

Le mercredi 10 octobre, à la Maison de la Philo, Kelya et Adem, deux habitués du lieu, ont discuté sur  la distinction entre un bon et un mauvais CHEF.

Au fil de la discussion, ces derniers ont pris l’initiative de créer un tableau listant les caractéristiques d’un bon chef et celles d’un mauvais chef…

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… Kelya et Adem ont fini l’atelier en dessinant leur idée d’un(e) chef(fe). Ci-dessous les photos de leur production riche en idées :

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A bientôt à la Maison de la Philo!

 

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