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Maison de la Philo φ Romainville

Au fil des idées : la vie de la pensée, dans une ville philosophe !

Programme 2019/2020 de la Maison de la Philo !

Bonjour à tous,

C’est la rentrée philosophique et nous sommes ravis de vous présenter le nouveau programme annuel de la Maison de la Philo (ci-joint) !

Image programme 2019-2020

Vous y trouverez un panorama de l’ensemble des activités philosophiques : celles qui sont ouvertes au public et celles qui sont mises en place dans les structures de la ville.

En plus des activités habituelles enfant et adulte, nous sommes fiers de vous présenter plusieurs nouveautés :

– Ateliers PhiloLABO pour les 9-13 ans

– Rencontres Eveil Philo pour les 4-6 ans

– Conférences Histoires de pensée pour les adultes

– Ciné-Philo Adulte au Trianon

– Philo-théâtre enfant et adulte

… et d’autres encore !

Vous trouverez également la présentation de notre formation dédiée à tous les acteurs de l’éducation et de la culture de Seine Saint-Denis : 6 journées pour s’initier à l’animation d’ateliers philosophiques avec les enfants de 5 à 16 ans.

Nous sommes désormais ouverts du mardi au samedi de 14h à 18h pour les emprunts des livres de philosophie (avec la carte de la médiathèque de la ville) et l’accueil libre d’ateliers « Philo sur le pouce » avec les enfants et adolescents ! 

Ci-dessous, le programme complet de nos activités:

Guide des activités de la Maison de la Philo 2019/2020 (pdf)

Article mis en avant

Informations pratiques

LogoMaison de la Philo

 

  • Adresse :

LA MAISON DE LA PHILO

28, avenue Paul Vaillant Couturier

93 230 Romainville

  • Téléphone: 

01 71 86 60 20

  • Mail: 

maisondelaphilo@ville-romainville.fr

  • Horaires d’ouverture :

Du mardi au samedi de 14h à 18h

Article mis en avant

Café-Philo « Le corps est-il puissant ? » 16 décembre 2019, Chantal Jaquet

Suite à notre échange aujourd’hui , un compte-rendu des idées importantes !

Bonne lecture

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Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 7 décembre : La solitude

Samedi 7 décembre, les P’tits philosophes se sont réunis autour d’une notion complexe : la solitude.

 

Qu’est-ce que la solitude ?

« La solitude c’est quand on est seul et quand on se sent seul. » Héloïse

« La solitude c’est quand tu restes seul » Tessa

« La solitude peut être un choix de vie, quand tu décides de vivre loin des autres. » Maïa

« La solitude ça peut être ce qu’on ressent quand on est rejeté par les autres. » Chedi

« La solitude c’est pas forcément être tout seul au sens de personne autour de soi mais connaître personne, être à l’écart. » Nils

« La solitude c’est pas forcément être seul mais se sentir seul, donc on peut ressentir de la solitude même s’il y a des personnes autour de nous. » Yassine

« La solitude, ça peut être une qualité et un défaut : une qualité parce que ça nous permet de faire des choses seul, un défaut parce que ça peut nous empêcher de faire des choses en groupe. » Rayan

« La solitude c’est être seul, ne pas avoir d’amis, mais parfois on peut avoir des amis et se sentir seul si aucun d’eux ne veut passer du temps avec nous par exemple. » Clara

« Pour moi, il y a deux formes de solitude : il y a connaître personne et ne pas avoir d’amis, et il y a vouloir être seul. » Nils

 

Les enfants ont alors examiné l’hypothèse selon laquelle la solitude pourrait être un choix.

« Pour moi, ça peut être un choix et en même temps ne pas l’être. Si on veut rester éloigné des autres pour une raison, on peut choisir d’être seul. Mais dans la solitude, il y a quelque chose qui peut être là mais qui peut aussi ne pas être là. Par exemple il y a être seul, autour de nous personne, ça ce n’est pas obligatoire car il peut y avoir plein de personnes autour de nous, et alors tu peux ne connaître personne comme disait Nils, mais tu peux aussi les connaître et avoir la sensation d’être seul. » Yassine

« On peut se sentir seul même s’il n’y a des personnes autour de nous. » Marilou

« La solitude peut être imposée par rapport à notre apparence, par exemple, d’autres fois c’est un choix, par exemple, parce qu’on est plus à l’aise seul. » Maïa

 

Les enfants ont distingué être seul et se sentir seul et ont alors cherché à préciser ce qu’était la solitude à partir de cette distinction.

« Il y a une nuance entre les deux, comme en musique. Être seul ça peut être un choix, se sentir seul c’est une obligation. » Maïa.

« La solitude c’est quand on ressent quand on se sent seul. On peut se sentir seul parce qu’on est seul, mais à 90% c’est un sentiment, on se sent seul, et à 10% on est seul. » Héloïse

« Parfois on se sent seul sans être seul, on ressent de la solitude. » Marilou

« La solitude c’est un état d’esprit, c’est-à-dire c’est lié à comment on réfléchit, on peut être rejeté et se sentir seul mais on peut aussi avoir envie d’être seul. » Achille

La solitude fait-elle peur ? Doit-on avoir peur de la solitude ?

« On peut avoir peur de la solitude parce que quand on est seul on vit des choses différemment, on entend des bruits qu’on aurait pas entendus à plusieurs, on a plus peur, et donc on a peur d’être seul, parce qu’on a peur d’avoir peur. » Héloïse

« On peut avoir peur des sentiments, et donc avoir peur de la solitude mais on peut aussi avoir peur d’être rejeté. » Achille

« Il y a plusieurs sortes de peurs, on peut avoir peur de la solitude parce que ce n’est pas agréable, ce n’est pas quelque chose qu’on aime ressentir. » Nils

« On peut avoir envie d’être seul, mais on ne peut pas avoir envie de se sentir seul. Si je suis seul et que je n’ai pas envie d’être seul je peux avoir peur, peur d’être rejeté, peur de la solitude. » Achille

 

Faut-il lutter contre la solitude ?

« Des fois, il faut absolument se sentir seul pour prendre les bonnes décisions, c’est obligatoire de rester seul avec la solitude. Par exemple, si on est avec quelqu’un qui ne veut pas la même chose que nous, il faut rester seul. » Marilou

« Des fois, on a besoin d’être seul, d’autres fois, il faut lutter contre la solitude, pour ne pas être en colère et blesser d’autres personnes. Parce qu’être seul alors qu’on ne veut pas être seul, ça peut nous mettre en colère. » Achille

« Ça peut être une qualité, si ça nous permet d’être indépendant, donc il ne faut pas toujours lutter contre la solitude. » Rayan

Merci les P’tits Philosophes pour cet échange passionnant, une chose est sure, on ne se sent jamais seul les samedis matin à vos côtés !

 

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 30 novembre: L’Identité

Samedi 30 novembre à 11h, les petits philosophes âgés de 6 à 12 ans ont réfléchi ensemble sur la notion d’Identité et sur ce qui la compose. Ci-dessous, le déroulé de l’atelier et leurs idées marquantes ! 

Nous avons commencé par un petit jeu dans lequel chaque équipe devait faire la liste de 5 ingrédients qui composent l’identité d’une personne. Quelques belles idées ont émergé telles que : le statut dans la société, les projets, les origines, le caractère, les goûts et attitudes… 

Puis est venu le moment de discussion :

  • Qu’est-ce que l’identité d’une personne ?

– « C’est quand tu définis quelqu’un. C’est comme si tu le voyais et que tu décrivais comment il est. » Aouès

– « L’identité d’une personne, c’est ce qu’elle a vécu, ce qu’elle a enduré, ce qu’elle a vu, ce qu’elle a entendu, ce qu’elle a appris de ses erreurs. Les erreurs, ça peut changer des minis choses de notre caractère. » Achille

– « Pour certains, c’est l’apparence, le savoir-faire, la personnalité, le caractère. C’est ce qui fait qu’on est nous et pas quelqu’un d’autre. » Héloïse

– « Ce sont des choses qui ne doivent pas changer et des choses qui vont changer. Il y a plus de choses qui ne changent pas car dans ‘identité’, il y a ‘identique' ». Yassine

– « L’identité, c’est notre personne à nous, c’est nous, ce qu’on est. C’est ce à quoi on ressemble. » Chedi

– « L’identité, c’est quelque chose qui nous rend unique. » Nils

  • Identité changeante ? 

– « On change pas très très souvent. On a une habitude, quelque chose de grave se passe et là on change de caractère. Il y a beaucoup de choses qui changent à cause des événements. Il y a pleins de petites choses qui nous apprennent de nos erreurs et qui rentrent dans notre caractère. » Achille

– « L’identité change tous les jours, c’est une très brève définition de la personne. » Amaranthe

– « Dans l’identité, tu peux te rendre compte qu’il y a des changements. » Carla

– « Dans l’âge, il y a une chose change et une chose qui ne changera jamais. L’âge qu’on a, change ; le moment où on est né, ça ne changera jamais. » Yassine

– « Entre la maternelle et le CM2, j’ai changé donc l’apparence ne compte pas tellement dans l’identité. » Maïa

Pour illustrer cette question sur l’identité changeante, une petite expérience de pensée sur le Mythe du Bateau de Thésée est venue agrémenter la discussion !

Thésée2

En quelques mots, l’histoire est la suivante: Thésée, connu pour son combat contre le minotaure (mi-homme, mi-taureau) et ses exploits victorieux sur les flots, a longtemps été vénéré par les athéniens qui ont décidé de garder fièrement en souvenir la bateau avec lequel il a navigué. Le temps passe et le bateau se fatigue. Les pièces du bateau sont donc peu à peu remplacées, à tel point qu’il ne reste plus aucune pièce d’origine.

La question est donc la suivante: Est-ce que ce bateau est toujours le bateau de Thésée? Voici les réponses des enfants philosophes:

– « C’est plus le même car si Thésée revient sur le bateau, il ne retrouvera plus les mêmes odeurs, il ne sera plus à l’aise. » Maïa

– « C’est le bateau de Thésée mais ce n’est pas le même. Il est identique, il a la même forme mais il n’a pas les mêmes pièces: il n’a pas la même identité. » Yassine

– « C’est le bateau de Thésée en apparence mais ce n’est plus le bateau de Thésée. » Héloïse

– « Ce n’est pas le bateau de Thésée, il n’a pas marché sur ces planches. » Achille

En lien avec l’identité et à l’image du bateau de Thésée, nous changeons constamment. Tous ces changements, font-ils que nous devenons une autre personne? 

– « On change physiquement mais, au fond, on reste la même personne. » Maïa

– « On va peut-être changer d’apparence physique mais à l’intérieur de nous, on reste la même personne. » Nils

Un grand merci à nos chers P’tits Philosophes pour ce moment de partage philosophique ! 

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 23 novembre 2019 : la Vérité

Le 23 novembre 2019, les p’tits philosophes se sont réunis pour discuter sur le thème de la Vérité.

Que signifie “Dire la vérité” ?

« Dire la vérité, c’est quand on ne ment pas, on dit ce qu’on ressent. Il faut parfois garder la vérité pour soi. » Anna

« La vérité c’est quelque chose qui est vrai, qui est réel. » Polina

« Dire la vérité, c’est dire réellement ce qui s’est passé » Rayan

Plusieurs enfants disent que l’inverse de la vérité c’est le mensonge…

« La vérité, c’est quand tu dis des choses vraies, et le mensonge, c’est quand tu dis des choses fausses ». Aouès

Mais Héloïse : « Dans les livres, on ne peut pas dire que c’est la vérité. Ça peut être du fantastique. Mais ce n’est pas du mensonge. »

Yassine : « Dire la vérité, c’est quand : soit on est sûr de ce qu’on dit, soit c’est parce qu’on explique un de nos sentiments, si c’est vraiment ce qu’on ressent. Le mensonge, c’est dire des choses fausses ou imaginées. »

Est-ce que c’est parfois difficile de dire la vérité ?

« Oui, par exemple c’est difficile dans le cas où tu as cassé un vase très précieux qui vient d’Inde que tes parents t’avaient dit que si tu le cassais, tu serais privé de télé pendant un mois. » Tessa.

« C’est difficile car la personne qui la reçoit peut être blessée. » Rayan

« C ‘est difficile car on peut être puni. » Simon

« La plupart du temps, c’est difficile car des fois ça vexe quelqu’un, ça peut rendre triste. » Héloïse

« Il faut dire la vérité vite. Pas le lendemain matin. » Mattia

« Oui, si on attend, on peut avoir des soucis. » Polina

« On peut avoir une plus grande punition. » Clara

« On peut ne pas vouloir dire la vérité pour ne pas avoir d’histoires. Et aussi, si on dit la vérité quand les gens sont en colère, ils risquent de l’être encore plus ou de ne pas nous croire. Si on le dit quand les gens sont joyeux, ils risquent de se fâcher. »

Doit-on toujours dire la vérité ?

Activité en petits groupes : les enfants piochent une situation (parmi 5) qui pourrait arriver à un(e) ami(e).

Ils réfléchissent à la question : est-ce que nous dirions la vérité à notre ami(e) si ce cas se présentait et pourquoi ?

  • Situation 1 : à une amie qui a acheté un nouveau pull qui ne lui va pas du tout. Est-ce que vous lui dites la vérité ?

– « C’est mieux de lui dire la vérité car elle a du temps pour échanger le pull »

– « Si elle a l’air de l’aimer on ne lui dit pas car cela va la rendre triste. »

  • Situation 2 : à un ami dont le chat va mourir et qui ne le sait pas.

– Non, car on ne peut rien faire.

– Oui, car il pourra se préparer à sa mort et profiter de chaque instant.

  • Situation 3 : à un ami dont on a appris que le grand-père avait fait de la prison alors que lui ne le sait pas.

– « Oui, si on lui dit, on peut aussi l’aider, le rassurer. »

  • Situation 4 : à un ami qui est très heureux de ses nouvelles baskets, dites vous que vous avez vu une émission qui indiquait qu’elles avaient été fabriquées par des enfants ?

– « Oui, car comme ça il n’en achètera plus et les enfants ne travailleront plus. »

  • Situation 5 : à une amie dont quelqu’un d’autre a mal parlé, est-ce que vous lui dites la vérité ?

– Oui, car c’est mon amie. Je lui dis la vérité. 

– Non, car cela va lui faire de la peine. »

Fin de la discussion sur le devoir de dire la vérité :

« Parfois, on est obligé de dire la vérité pour sauver la vie d’une personne. Par exemple, si un copain a fugué, il faut le dire, car c’est dangereux. »

Nous avons terminé en présentant E. Kant pour qui « dire la vérité » est un impératif moral. Pour lui, une société repose sur la sincérité qui unit ses membres.

Mais nous avons trouvé des situations, historiques notamment, où on peut avoir le devoir de mentir pour protéger quelqu’un en danger.

Bravo à tous pour ce bel atelier !

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 9 novembre : le Bonheur

Le 9 novembre 2019, les P’tits philosophes se sont réunis pour réfléchir sur la notion de “Bonheur”.

Qu’est-ce que le bonheur ?

Le bonheur, c’est se rendre compte de ce qu’on a et que tout le monde n’a pas.” Maïa

Le bonheur, c’est quand tu enlèves tous les soucis de ton esprit” Aouès

Les enfants distinguent le bonheur de la joie.

Le bonheur, c’est un sentiment, c’est quelque chose de profond.” Simon

Une émotion, c’est moins fort qu’un sentiment. Le bonheur, c’est plus fort que la joie.” Anna

Les émotions, c’est très court. Les sentiments, ça reste.” Rayan

Le bonheur, c’est quelque chose que tout le monde peut avoir.” Pauline

Qu’est-ce qui nous permet d’être heureux ?

Ce qui nous permet d’être heureux c’est de faire quelque chose que l’on aime faire” Chloé

Oui, c’est faire quelque chose qui nous plaît mais c’est aussi se rendre compte qu’on a de la chance de vivre ce que l’on vit.” Amaranthe

C’est une question de point de vue. Ça dépend de chacun. Il y a une réponse différente pour chacun.” Yassine

Il y a de toutes petites choses qui nous rendent heureux. Et tout peut nous rendre heureux. On peut aussi partager notre bonheur avec d’autres.” Nils

« On peut être heureux de voir quelqu’un d’autre heureux. » Marie-Lou

Pour répondre à la question « Doit-on préférer le bonheur à la vérité ? », les enfants font l’expérience de pensée suivante :

Imaginons qu’il existe une machine capable de nous faire vivre toutes les expériences que l’on souhaite.

Cette machine serait capable de stimuler notre cerveau de telle sorte qu’on puisse croire et ressentir qu’on est en train de lire un livre intéressant, de jouer à un jeu extraordinaire, d’écrire un grand roman, de se faire des amis, de faire tout ce qui correspond à nos désirs, tout ce qu’on souhaite.

En réalité, on serait en permanence dans la machine, avec des électrodes branchées sur le crâne. Chacun pourrait choisir son programme d’expériences, et une fois dans la machine on ne saurait pas qu’on y est, on penserait que tout arrive vraiment.

Vous brancheriez vous ?

Les enfants ont répondu non !

Voici pourquoi :

« Je décide de ne pas me brancher même si je sais que cela peut être bien, car je préfère vivre ma vie à moi. » Aouès

« Être tout le temps heureux… Oui… Mais… C’est pas pour rien qu’on a toutes les autres émotions. Elles nous permettent d’apprécier le bonheur. » Pauline

«  Je préfère la réalité car je peux être heureuse avec mes parents, mes copains… » Carla

« Pour toi c’est bien, mais pour les autres qui ne sont pas dans la machine, tes parents, ceux qui t’aiment… Ils sont tristes ? Ils t’oublient ? » Nils

« Non. Car on ne peut pas s’améliorer. » Anna

« Non, car dans la réalité on a toute notre vie pour faire ce qu’on a envie dans nos rêves, des choses incroyables ! » Marie-Lou

Merci les P’tits Philosophes ! C’était une vraie Bonne Heure de se retrouver ensemble ce matin !

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 16 novembre : la Paresse

Ce samedi 16 novembre, les P’tits philosophes ont bravé le froid plutôt que paresser sous leur couette pour venir jusqu’à la Maison de la Philo et affronter une nouvelle question : « Avons-nous le droit d’être paresseux ? »

Nous partageons ci-dessous le fils de leur réflexion.

 

Qu’est-ce que la paresse ?

Carla : « La paresse c’est quand on n’a pas envie. »

Simon : « La paresse c’est quand on est faignant. »

Nils : « Quand on est paresseux, on n’a pas trop envie de faire des choses, on a envie de trainer, de ne rien faire. »

Rayan : « Le paresseux c’est l’inverse du résignant : la résignation c’est quand on n’a pas envie de faire quelque chose mais qu’on le fait quand même, alors que la paresse, c’est quand on n’a pas envie de faire quelque chose et qu’on ne le fait pas. »

Amaranthe : « La paresse ça peut aussi être quand on a envie de faire autre chose que ce qu’on doit faire. »

Tessa : « La paresse c’est quand on est fatigué et qu’on a envie de ne rien faire. »

Yassine : « La paresse ce n’est pas seulement être fatigué, mais c’est être faignant. On n’a pas envie de faire une chose, peut-être parce qu’on est fatigué mais peut-être aussi alors qu’on est en pleine forme. »

Simon : « La fatigue c’est quand on ne peut plus faire, la paresse c’est quand on ne veut plus faire. »

 

Sommes-nous tous paresseux ?

Yassine : « On pourrait tous faire certaines choses plus difficiles, ou en s’impliquant plus alors qu’on se contente de faire moins. »

Carla : « On est tous paresseux quand on fait lentement quelque chose qu’on a pas envie de faire. »

Nils : « Même si on veut le cacher, on est tous paresseux pour certaines choses. »

 

La paresse est-elle plus forte que nous ou est-ce qu’on décide d’être paresseux ?

Simon : « On décide d’être paresseux. »

Aouès : « On peut lutter contre note paresse. »

Clara : « Parfois, la paresse nous tombe dessus, et on ne peut rien y faire alors que d’autres fois, c’est possible de lutter. »

Amaranthe : « Ne plus avoir envie de faire une chose n’est pas forcément signe de paresse, on peut simplement ne plus aimer la chose. »

 

Peut-il y avoir une bonne paresse ?

Amaranthe : « La paresse peut permettre de se reposer, de se détendre. Dans chaque chose, il y a de bons et de mauvais côtés. »

Rayan : « Le bon côté de la paresse c’est qu’elle nous permet de découvrir d’autres choses comme rester dans son lit, ou ne rien faire pour quelqu’un qui est toujours occupé. »

Simon : « ça dépend du contexte, on doit s’empêcher d’être paresseux dans les moments où ça nous prive de découvrir ou d’apprendre de nouvelles choses par exemple. »

Rayan : « Sans paresse il n’y aurait que de la routine, on ferait toujours les mêmes choses sans surprise. »

 

Merci aux P’tits Philosophes pour cet atelier, nous vous retrouvons le samedi 23 novembre autour de la question « Toute vérité est-elle bonne à dire ? » (Nous avons échangé les thèmes du 23 novembre et du 14 décembre).

Café-Philo « Doit-on apprendre à être courageux ? » samedi 16 novembre 2019

Bonjour à tous,

Suite à notre café-Philo sur le thème « Doit-on apprendre à être courageux ? », nous avons exploré la pensée de Cynthia Fleury à ce sujet, telle qu’elle l’expose dans La fin du courage (2009). voici un compte-rendu !

Bonne lecture !

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Programme Ciné-philo adulte 2019/2020

Il y a des films qui nous ont marqué, qui habitent encore notre esprit tant ils nous ont fait réfléchir sur nous-même et le monde. Quelque chose de complexe et d’intense s’est joué autour de la condition humaine. Ces films constitutifs de l’histoire du cinéma ont également touché l’histoire de la philosophie par leur problématique. Ces films que nous explorerons dans les Cinés-Philo adultes seront l’occasion de mener un atelier en lien avec la culture philosophique !

En un mot :

  • Une soirée dédiée à un film de patrimoine au cinéma Le Trianon
  • L’occasion de voir ou revoir des films pour aborder la pensée d’un philosophe
  • Réservation conseillée auprès du cinéma Le Trianon : 01 83 74 56 00

Les Cinés-Philo adultes

Programme :

  • Jeudi 10 octobre, 19h / Phantom Thread de Paul Thomas Anderson, Etats-Unis, 2018 : « Peut-on régner en maître ? »

Dans le Londres des années 50, le couturier Reynolds Woodcock règne sur le monde de la mode anglaise. Les femmes vont et viennent dans la vie de ce célibataire, lui servant à la fois de muses et de compagnes. Puis il rencontre Alma, qui lui paraît fort soumise. M. Woodcock semble régner en maître sur le monde de la mode, sur son monde domestique, et sur lui-même, par une obsession absolue du contrôle. Mais est-il réellement le maître ? Sa domination existe-t-elle pleinement ou est-il, aussi l’esclave des autres ? Ces questions nous font penser au philosophe Hegel qui les explora au 19e siècle.

  • Jeudi 6 février, 19h / Douze hommes en colère de Sydney Lumet, Etats-Unis, 1957 : « Sommes-nous capables de juger ? »

Douze jurés d’un procès pour meurtre sont enfermés dans une pièce pour rendre leur jugement sur la culpabilité d’un gamin de 18 ans accusé du meurtre de son père. Le cas est accablant. Un homme, un seul, demande à réétudier certains éléments du dossier. Point par point, il va tâcher de convaincre les autres membres du jury, qu’un doute légitime demeure. La faculté de juger est à la fois une capacité humaine partagée et une faiblesse : entre le bon jugement, le jugement hâtif, le jugement en connaissance de cause, le préjugé, les esprits balancent. Comment juger correctement ? Peut-on se fier à son jugement ? 

  • Jeudi 26 mars, 19h / Premier contact de Denis Villeneuve, Etats-Unis, 2016 :         « Les mots : murs ou fenêtres ? »

De mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre. Afin de tenter de comprendre leurs messages mystérieux et leurs intentions, une équipe d’experts est réunie sous la direction d’une linguiste. Les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve au bord d’une guerre absolue. L’incompréhension peine à se résoudre. Les mots portent-ils toujours une intention? Les mots peuvent être à la fois de merveilleux véhicules pour le sens et de terribles barrières entre individus. Comment avoir accès au sens des mots?

Les conférences « Histoires de Pensée »

La philosophie est à la portée de tous, et l’Histoire de la philosophie l’est aussi. Forts de cette conviction, nous organisons une fois par trimestre des conférences dédiées aux philosophes contemporains. Avec eux, nous tentons de montrer que la philosophie est un champ de recherche vif et actuel, à la pointe de la contemporanéité !

En un mot :

  • Un samedi par trimestre à 11h
  • Une rencontre interactive avec un philosophe contemporain
  • Un accueil enfants (à partir de 5 ans) pendant les conférences, sur inscription: maisondelaphilo@ville-romainville.fr ou 01 71 86 60 20.

 

 

Les conférences « Histoire de pensée »

Programme 2019-2020

  • Samedi 30 novembre 2019, 11h : Les philosophes peuvent-il nous aider à être audacieux ? Marie Robert

Passer toute sa journée chez Ikea, rencontrer ses beaux-parents, se faire larguer au café, cohabiter avec son ado, faire un peu trop la fête… Autant de situations qui peuvent nous déboussoler. Que faire pour éviter la crise de nerfs ou de larmes ? Et si vous invitiez Platon, Spinoza, Nietzsche et leurs amis pour évoquer toutes ces questions du quotidien ? Qu’est-ce que Kant aurait répondu à un texto de rupture ? Aristote aurait-il repris une vodka ? L’herbe est-elle plus verte chez Épicure ? Les philosophes quittent enfin leurs bibliothèques pour devenir nos complices. Douze récits, douze concepts, douze philosophies pour nous aider à réagir avec humour à toutes les surprises de la vie. C’est une nouvelle vision de la philosophie que nous présente Marie Robert, professeure de philosophie au lycée et à l’université et auteure de l’ouvrage « Kant tu ne sais plus quoi faire, il reste la philosophie « (Flammarion, 2018).

  • Samedi 25 janvier 2020, 11h : Aimer s’apprend aussi ? Méditations spinoziennes. Sébastien Charbonnier

Nos paroles négatives adressées aux autres ne produisent rien sinon les diminuer et nous diminuer avec eux. Telle est l’hypothèse qui traverse les pages de l’ouvrage de Sébastien Charbonnier. Ce problème est un enjeu à la fois éducatif (apprendre par le fait d’être transformé par les paroles de l’autre) et politique (échanger ensemble pour décider en démocratie). À quelles conditions arriverons-nous à dialoguer les uns avec les autres pour, ensemble, faire mieux ? Comment m’adresser aux autres, et pourquoi le faire, si ce n’est pas pour les augmenter et être augmenté avec eux ? Bref, comment faire tomber nos armures afin de devenir plus libres et plus forts ? Ce livre est une politique du geste d’aimer : apprendre à aimer un autre comme soi-même, c’est continuer d’apprendre auprès de chacun·e, rencontrer ce qui diffère de nous, pour ne jamais devenir, malgré soi, un dominant du savoir.

  • Samedi 7 mars, 11h : Rompre, ou trouver le sens dans la faille ? Claire Marin

Qu’elles soient joyeuses ou tragiques, visibles ou non, les ruptures rythment notre existence, nous transforment, nous remettent profondément en question. Comment conjuguer ces «bifurcations » de nos vies que sont les ruptures avec l’idée de notre identité, une et constante ? Nous révèlent-elles la multiplicité de nos identités possibles, ou le fait que nous nous affirmons progressivement, au fur et à mesure de ces « accidents » de la vie ? Nous épurent-elles ou nous démolissent-elles ? Pour la philosophe Claire Marin, auteure de l’ouvrage « Rupture(s) » (Editions de l’Observatoire, 2019), la définition de notre être est tout autant dans nos sorties de route que dans nos lignes droites, dans les accrocs au contrat que dans le contrat lui-même. Naissances ou deuils, séparation ou nouvel amour, besoins d’ailleurs : nos oscillations, nos vacillements nous fragilisent, mais soulignent également notre capacité à supporter l’incertitude, à composer avec la catastrophe et, en les surmontant, à parfois démarrer une nouvelle vie.

  • Samedi 16 mai, 11h : Le genre, un concept enflammé ? Marie Garrau

Le genre fait débat. Nous en parlons, nous en discutons, nous polémiquons dans les médias, à la maison et au café : il nous enflamme. Pourtant, au début, l’idée de genre est simplement apparue pour parler de la différence entre hommes et femmes telle qu’elle a été construite par la société, la culture et l’histoire. Il s’agit de se déplacer : au-delà de l’appartenance au sexe masculin ou féminin, il se jouerait en nous quelque chose qui vient de la culture, et non de la nature. A partir de là, de multiples polémiques et résistances surgissent, tant au niveau des citoyen·nes que des intellectuel·les ou des médias. Il semble que le genre dérange. Pourquoi ? Le genre est-il un concept enflammé?

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