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Maison de la Philo φ Romainville

Au fil des idées : la vie de la pensée, dans une ville philosophe !

Programme 2020-2021 de la Maison de la Philo

Bonjour à toutes et à tous,

Toute l’équipe de la Maison de la Philo est ravie de vous présenter le nouveau programme, pour la saison philosophique 2020-2021 !

Cela fourmille de pratiques philosophiques, pour tous les âges, sous toutes les formes et de toutes les couleurs :

Rendez-vous P’tits Philosophes, Eveil Philo, Café-philo, Ciné-Philo, Théâtre-Philo, Conférences, et d’autres encore !

Et l’accueil libre « Philo sur le Pouce » continue, du mardi au samedi de 14H à 18H !

Deux nouveautés cette année :

  • Les ateliers PhiloSignes en langue des Signes pour les enfants de 7 à 12 ans 
  • Le Club des Jeunes penseurs pour les ados de 11 à 16 ans

Sans parler de toutes les activités que nous continuons à mettre en place dans la ville : Classes Idées dans les écoles et collèges, ateliers PhiloLudo au Périscolaire, Ateliers ACTE, Débats à la Maison des Retraités etc.

Bien entendu, chacune de ces activités sera menée dans le respect du protocole sanitaire : pour chacune, les précisions seront données ultérieurement, par mail.

Oui, c’est bien sûr : Romainville est une ville philosophe !

Au plaisir de vous retrouver pour philosopher ensemble,

L’équipe de la Maison de la Philo

Article mis en avant

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 10 octobre : « Quand on communique, est-on sûr de se comprendre? »

Le samedi 10 octobre, s’est déroulé le second Rendez-vous des P’tits Philosophes de l’année ! Nous avons parlé d’un thème qui relève du domaine de la Philosophie du Langage : la Communication. Et oui, communiquer est un outil bien pratique pour mener une discussion philosophique ! Mais parfois, savoir se faire comprendre n’est pas si simple que cela… Allons voir ce qu’en pensent nos chers petits Philosophes ! Bonne lecture !

Léonie a introduit l’atelier en racontant une fable pleine de philosophie : Les Aveugles et l’Eléphant. L’histoire nous a permis d’expliquer collectivement ce qu’on comprend derrière le mot « communiquer »...

« C’est parler, rassembler nos idées. » Eloïse

« C’est entrer en contact avec des personnes et créer des liens. » Camille

« C’est la seule façon de dire ce qu’on pense » Gabriel P.

« Communiquer, c’est se parler, essayer de se comprendre. » Solel

« C’est rassembler des idées et les mettre en commun pour créer une seule grande idée. » Yassine

« ça sert à savoir plus de choses. » Céleste

« Communiquer, c’est pas forcément se parler. Il y a plusieurs façons de communiquer. On peut parler, faire des signes, écrire, on peut communiquer avec le regard, en faisant des sons… » Simon

« C’est trouver la meilleure des réponses. Mais il n’y aura jamais de réponse parfaite. » Gabriel S.

Les enfants ont ensuite participé à un jeu par binôme : une phrase leur était donné sur un bout de papier. La consigne était la suivante : trouver 3 moyens de communiquer cette phrase à quelqu’un d’autre.

Par exemple, « J’ai sommeil. J’ai besoin de dormir » ; « Prendre rendez-vous chez le médecin demain à 17h » ; « Je t’apprécie. Veux-tu être mon ami(e)?« , etc.

Plusieurs modes de communications ont été trouvé : la parole, le mime, l’écrit (lettre/sms/mail), le cri, le braille, le morse, le dessin, etc.

Ce petit jeu a permis d’amorcer la discussion autour de la grande question du jour : « Quand on communique, est-on sûr de se comprendre ? »

« On veut que l’autre comprenne ce qu’on veut dire. Des fois, on ne comprend pas le bon truc… » Simon

« Si l’autre ne comprend pas, on ne sait pas comment faire. » Léonore

« On n’est pas sûr de se comprendre car il y en a qui n’ont pas le même sens de cette expression. On le voit dans le regard qu’on est sûr de se comprendre. » Camille

« Quand l’autre comprend autre chose, ça peut créer des disputes, des guerres parfois. » Gabriel S.

« Parfois, on fait aussi exprès de ne pas comprendre. » Léonore

« Pour se comprendre, il faut un langage commun. Des fois, on est tellement fatigué qu’on intègre les mots mais on ne les comprend pas. » Maïa

« Quand quelqu’un ne comprend pas et que tu le vois dans son regard, on le dit avec d’autres mots. » Lila-Marie

« On essaie de communiquer pour se faciliter la vie. Mais il y aura toujours des disputes car tout le monde n’est pas d’accord en même temps. » Gabriel S.

« Il y en a qui ne comprennent pas, alors ils ne sont pas d’accords. » Léonore.

Après constat des difficultés dans nos modes de communication, nous nous sommes demandés ce qui était nécessaire pour bien se comprendre.

L’usage d’un code commun a été mentionné…mais cela suffit-il pour vraiment se comprendre ?

Et selon vous, quelle serait LA recette pour bien se comprendre ? A votre tour de réfléchir à cette question !

Le rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 3 octobre

Samedi 3 octobre les P’tits Philosophes se sont retrouvés pour le premier atelier de cette nouvelle année scolaire. Pour cette rentrée philosophique, ils se sont réunis autour d’une des plus importantes notions philosophiques : l’Idée !

Nous partageons ci-dessous le cheminement de pensée parcouru à cette occasion :

Qu’est-ce qu’une idée ? 

Simon a proposé : « Une idée c’est comme une pensée qu’on a dans la tête. »

Pacôme a alors précisé : « C’est quelque chose qui vient du cerveau et qui peut être bon ou mauvais. »

Gabriel a commencé à distinguer : « Une idée, c’est comme une pensée mais ce n’est pas pareil. »

Nous nous sommes alors demandé : Comment pouvons-nous distinguer une idée d’une pensée ?

Maïa a proposé : « Une idée c’est une pensée qu’on a prévu de réaliser. »

Simon a proposé de les distinguer par leurs fonctions : « Une pensée, ça permet un rappel, alors qu’une idée c’est pour améliorer quelque chose ou changer quelque chose. »

Yassine a affirmé : « Une idée c’est une hypothèse, une possibilité. »

Camille a repris : « Une idée c’est quand il y a quelque chose à améliorer, ça permet de prévoir quelque chose qui pourrait se passer dans le futur. »

Gabriel a complété : « Une idée c’est quelque chose qu’on imagine dans notre tête et qu’on peut réaliser après. »

Maïa a prolongé : « Une idée c’est une pensée alors qu’une pensée ce n’est pas une idée. On peut avoir une pensée du passé comme du futur, alors qu’une idée ne peut pas retourner en arrière, elle est liée au futur seulement. »

Yassine a synthétisé : « Une idée c’est une sous-catégorie d’une pensée : une idée c’est pouvoir faire quelque chose. »

Les P’tits Philosophes ont alors découvert l’allégorie de la Caverne de Platon et la grande distinction entre le monde sensible et le monde des idées ! 

Qu’est-ce qu’une idée philosophique ? 

Gabriel s’est lancé : « Une idée philosophique c’est une idée sur un thème philosophique.»

Simon a complété : « Une idée philosophique est une idée liée à une question. »

Ils ont recherché des exemples d’idées philosophiques : la Vie, l’Amitié, les Idées, la Beauté, la Mort, la Peur, les Emotions, l’Intelligence, les Sentiments, le Rêve ont été donnés en exemple.

Le monde est-il plein d’idées ? 

Léonore a répondu : « Oui, il y a plein de grandes idées dans le monde : la création de maison, d’école et de livres pour partager nos idées et connaissances. »

Simon a affirmé : « Même quelqu’un qui ne sait pas beaucoup de choses peut inventer des idées. Les gens qui en ont plein écrivent des livres pour les partager. Depuis toujours les humains ont des idées c’est impossible qu’un humain n’ait pas d’idées. »

Maïa a nuancé : « Depuis toujours c’est ce qui nous a permis d’évoluer mais elles ne sont pas toujours utilisées à bien… »

Yassine a raisonné : « Si le monde n’était pas plein d’idées, il ne serait pas le monde qu’on connait. »

Gabriel a affirmé : « Si les humains ont évolué c’est grâce aux idées. Sans ça la philosophie n’existerait pas, les livres non plus. »

Pacôme l’a rejoint : « Le monde est plein d’idées depuis le début des temps : c’est ce qui nous a permis d’évoluer. »

Est-ce que nos idées ont une force ? 

Camille a proposé : « Les idées ont une force mais si tu lâches ton idée elle perd sa force. »

Gabriel a affirmé : « Nos idées ont la force de changer le monde. »

Yassine a nuancé : « Les idées ont une force certaines au sens propre et d’autres au sens figuré. Au sens propre elles peuvent détruire comme une arme, au sens figuré elles peuvent changer le monde. »

Comment sait-on qu’une idée est bonne ? 

Maïa a d’abord affirmé : « On ne peut pas définir si une idée est bonne ou mauvaise, ça dépend des personnes. Une idée peut être bonne pour certains et mauvaise pour d’autres. »

Simon a précisé : « Il y a des idées mauvaises et on le sait sans avoir besoin de réfléchir : l’idée de bombe nucléaire par exemple. »

Comment viennent les idées ? 

Léonore : « Une idée ne peut pas venir comme ça. Une idée peut venir d’une autre idée : par exemple, le passage de la voiture à la moto, c’est la même idée évoluée. »

Camille : « Une idée demande de la réflexion ; »

Simon : « Une idée ne vient pas comme ça, il faut un engendrement de choses. Elle vient quand on réfléchit à améliorer une chose, quand on recherche. »

Merci les P’tits Philosophes pour ces idées partagées sur les idées ! Une chose est sûre, c’est qu’avec vous, notre monde restera plein d’idées !

Café-Philo du samedi 10 octobre : « Est-ce un art d’avoir raison? »

Bonjour à toutes et tous,

Voici le compte-rendu des points abordés lors de notre Café-Philo du samedi 10 octobre, autour de la question « Est-ce un art d’avoir raison ? » et de l’ouvrage L’art d’avoir toujours raison du philosophe allemand Arthur Schopenhauer !

Vous pouvez accéder au texte gratuitement sur le site schopenhauer.fr : https://www.schopenhauer.fr/oeuvres/lart-davoir-toujours-raison-ebook.html

Bonne lecture et bonne semaine !

Agenda philosophique du mois d’octobre !

Bonjour à toutes et à tous,

La Maison de la Philo fait sa rentrée et est heureuse de vous annoncer son agenda des animations philosophiques pour petits et grands du mois d’octobre !

Voici les activités au programme :

Pour les plus petits :

L’Eveil Petite Philo (4-6 ans) du mercredi 7 octobre, 15h à la Maison de la Philo


Pour les enfants :

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes (7-11 ans), 11h à la Maison de la Philo :

  • Samedi 3 octobre : « Le monde est-il plein d’idées ? »
  • Samedi 10 octobre : « Quand on communique, est-on sûr de se comprendre ? « 

Pour les adolescents :

Le Club des Jeunes Penseurs (12-16 ans), 17h30 à la Maison de la Philo :

  • Vendredi 9 octobre
  • Vendredi 23 octobre

Pour les adultes :

Café-Philo du samedi 10 octobre, 16h au Pavillon sur la question « Est-un art d’avoir raison ? » et autour de la pensée de Schopenhauer


Pour les petits comme les plus grands :

Ciné-Philo intergénérationnel du dimanche 4 octobre, 14h30 au Trianon autour du film Les Mal-Aimés et du thème « L’autre qui dérange » : Sur inscription auprès du Cinéma Le Trianon : 01 83 74 56 00 / Tarifs de la séance de Cinéma : plein 6€/réduit : 4€


  • Inscription par mail (maisondelaphilo@ville-romainville.fr) ou par téléphone (01 71 86 60 20) en nous communiquant les noms et prénoms des participants ainsi qu’un numéro de téléphone.
  • Pour retrouver le plaisir de philosopher tout en assurant le respect des mesures sanitaires, du gel hydro alcoolique est mis à votre disposition et le port du masque est obligatoire à partir de 11 ans.

La Maison de la Philo vous souhaite une bonne rentrée philosophique !

La Maison de la Philo

Annulation de la Conférence de Marie Garrau sur le genre du samedi 3 octobre

Bonjour à toutes et tous,

Notre conférencière ne pouvant malheureusement pas être présente ce samedi, nous sommes contraints de devoir

annuler la Conférence « Histoire de Pensée » sur le thème du genre initialement prévue le samedi 3 octobre à 11h.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée et faisons notre possible pour reporter l’évènement à une date ultérieure : nous vous tiendrons informés dès que possible.

Cependant, la Maison de la Philo vous convie le samedi 10 octobre, 16h à son premier Café-Philo de l’année scolaire, sur la question «Est-ce un art d’avoir raison ? » et autour de la pensée de Schopenhauer !

Nous vous remercions de votre compréhension.

Salutations philosophiques,

La Maison de la Philo

Nouveauté de l’année : Le Club des Jeunes Penseurs (12-16 ans)

Le monde, la société, les autres, soi-même : toutes ces grandes réalités nous questionnent encore plus quand on est adolescente ou adolescent ! Que faire de toutes ces questions qui s’agitent impatiemment dans notre tête ? Les exprimer dans un club où l’on prend le temps de discuter entre jeunes penseuses et penseurs ! Tous les ados sont les bienvenus et pourront s’exercer à l’art d’argumenter et de bousculer leurs idées dans des ateliers créés au gré de leurs envies. Libérer la parole de chaque jeune esprit, voilà l’ambition du Club des Jeunes Penseurs !

En un mot :
– Un moment de détente au cœur du tourbillon de la vie des collégiennes et collégiens
– Une opportunité pour porter sa voix et développer son éloquence !
– Des ateliers consacrés aux jeunes de 12 à 16 ans

Dates : 9 octobre 2020 • 23 octobre • 6 novembre • 20 novembre (Spécial Théâtre Philo à 19h30) • 4 décembre • 18 décembre • 8 janvier 2021 • 22 janvier • 5 février • 19 février • 5 mars • 19 mars • 9 avril • 23 avril • 7 mai • 21 mai • 4 juin • 18 juin

Compte-rendu du dernier Rendez-vous des P’tits Philosophes de l’année scolaire (samedi 20 juin) !

Aujourd’hui, ce samedi 20 juin à 11h, les petits philosophes du groupe de Marie et Julia se sont retrouvés pour le dernier atelier de l’année scolaire… à la Maison de la Philo ! Parmi eux, Tessa B., Pacôme, Colin, Chloé, Marilou et Tessa G.

Nous leur avons demandé de dessiner dans un premier temps, ce que représentait pour eux le concept d’Amitié. A partir de leur production, nous nous sommes posé la question suivante : C’est quoi un ami ?

Voici l’explication de leurs œuvres !

Dessin de Pacôme :

5

« Pour moi, l’amitié c’est comme une sorte d’amour, c’est quelqu’un en qui nous avons confiance et qui nous aide à être courageux. »

Dessin de Marilou :

iii

« C’est quelqu’un qu’on aime. »

Dessin de Tessa G. :

ii

« C’est un peu comme Pacôme, ça représente l’amour. J’ai dessiné une terre car tout le monde pourrait être ami. »

Dessin de Eléa :

elea

« Quand on est ami avec quelqu’un, on s’en fiche de comment on est, on accepte les défauts des autres et de soi-même. C’est quelqu’un qu’on aime comme un frère ou une sœur, on se protège mutuellement.»

Dessin de Colin :

4

« J’ai fait une BD. Deux amis jouent ensemble, il y en a un qui va chez l’autre, ils s’amusent car ils se font confiance. »

Dessin de Tessa B. :

i

« Ce sont deux copains qui sont amis. Ils partagent leur amitié. Un copain, on lui fait confiance, on joue avec lui. »

Dessin de Chloé :

3

« J’ai fait le feu de l’amitié. C’est comme quelque chose qui brûle au fond du cœur. Un ami, c’est quelqu’un à qui on peut tout confier, il nous défend parfois, nous soutient, il nous accepte avec nos qualités et nos défauts. C’est un sentiment de joie, d’amour, d’attirance envers quelqu’un. On est attiré par sa personnalité. »

A la suite de ce moment de conceptualisation, nous avons questionné les p’tits philosophes sur ce qui a changé ces derniers temps dans les relations d’amitié et si le contexte de pandémie et de confinement nous a conduit à considérer nos amis autrement…

Tessa G. : « Des choses ont changé même si on est encore en contact. Ne pas voir ses amis pendant des mois et semaines c’était très dur. Au déconfinement, ça nous a fait du bien. »

Colin : « On pouvait plus voir nos amis, à part dans des visio. A l’école, ce n’était pas drôle car on ne pouvait pas se toucher, on s’ennuyait. »

Chloé : « Nos rapports avec nos amis ont été fortifiés car ils nous manquaient. On voulait beaucoup plus les voir. On voulait avoir plus de nouvelles d’eux que d’habitude. »

Tessa B. : « Avant les vacances, une copine à moi n’était plus mon amie. Après le confinement, on est redevenues amies. »

Eléa : « Ça renforce les liens d’amitié avec ceux qui ne sont pas avec nous. Mais un ami, ce n’est pas un copain. Un ami, c’est comme un frère ou une sœur. On peut mourir pour le protéger. C’est rare d’en avoir un. C’est très fort l’amitié, c’est comme l’amour. »

Tessa G. : « Quand tu rencontres un ami, ce n’est pas grave s’il n’est pas parfait, ce qui compte c’est qu’il est parfait pour nous. »

De quoi a-t-on besoin pour être amis ?

Tessa B. : « Ce dont on a besoin pour moi, c’est de l’amour, de la gentillesse, du partage. Si on ne fait pas ça, ce n’est pas possible d’être ami et on se disputerait tout le temps. »

Tessa G. : « On a besoin de toutes les émotions avec ses amis, même de la colère, de la peur, de la tristesse. Il faut aussi des émotions négatives pour créer le lien d’amitié. »

Pacôme : « Si on se dispute, ça nous aide encore à être encore plus amis, on se retrouve mieux après. »

Chloé : « On a besoin de savoir qu’on peut compter sur lui, qu’il ne nous laissera jamais tomber. On se dispute mais on en ressort plus fort et notre amitié fortifiée. Pour être maintenue, elle doit surmonter des épreuves. »

Eléa : « On a besoin de ne pas le voir tous les jours. Si on le voit tout le temps, on n’est pas super content de le voir. »

A quoi reconnaît-on un ami ?

Chloé : « A son aide, son caractère, comment il est pour toi. Un ami, ça dépend de chaque personne. Quelqu’un que tu aimes, que tu aides, en qui tu peux avoir une confiance absolue et qui ne trahira jamais. »

Eléa : « On reconnaît un ami quand on sait qu’il ne sera pas jaloux. C’est quelqu’un que tu aimes du fond du cœur, qui te protège… C’est ton confident, on est indispensable. C’est comme ton amoureux. »

Colin : « On ne reconnaît pas vraiment un ami, il peut te trahir à tout moment. Il faut faire confiance mais se préparer à ce qui peut arriver. »

Tessa G. : « C’est quelqu’un qui nous fait confiance, qui ne se moque pas de nous, qui est gentil avec nous. Ma meilleure amie, je le vois dans son cœur que c’est ma meilleure amie. »

Comme c’était le dernier atelier, nous avons demandé aux petits philosophes de choisir un mot pour exprimer ce que signifiait pour eux la philo :

Le « CALME » pour Tessa G…

la « PENSÉE » pour Pacôme…

les « QUESTIONS » pour Colin…

les « IDÉES » pour Chloé…

« PARTAGER » pour Marilou…

« l’HUMANITÉ » pour Eléa…

« HEUREUX » pour Tessa B…

Merci encore et bravo les p’tits philosophes pour ces super moments philosophiques passés à vos côtés !

La Maison de la Philo vous souhaite un bel été et vous dit à bientôt !

Rendez-vous des Petites Philosophes du samedi 13 juin

Samedi 13 juin, c’est en petit cercle que nous sommes retrouvées pour une des dernières fois de l’année. Ce qui nous a permis de philosopher d’une façon différente et même d’expérimenter un « philosopher entre filles » a affirmé Eléa qui retrouvait pour l’occasion Eloïse et Tessa pour un atelier animé par Julia et Marie !
Nous avons commencé par lire l’histoire de Pavor Nocturnus, un petit garçon qui avait peur de tout (à partir de l’album Pavor Nocturnus, l’histoire d’un petit garçon un peu trop parfait de Marilina Cavaliere) :

Eléa a proposé un résumé de l’histoire complété par Tessa et Eloïse : C’est un petit garçon brun à lunettes, sa mère est assez stricte, il est parfait : il n’ouvre jamais aux inconnus pour ne pas risquer de se faire enlever, il ne sort pas pour ne pas se salir, il ne joue pas avec les autres pour ne pas attraper de maladies… Mais il finit par être seul et sans amis, jusqu’à développer une « maladie » qui l’empêche de dormir et lui amène plein de cauchemars. Il va alors voir un médecin qui va lui donner un remède : une liste de choses à faire pour se remonter le moral ! Il doit jouer, sortir, s’occuper d’un animal et il va peu à peu se faire des amis et sans attraper leurs maladies !

 

Ensuite nos trois petites philosophes ont formulé les questions philosophiques qui se cachaient derrière cette histoire :

Eléa a commencé sur le thème de l’obéissance : « Pourquoi il faut savoir dire non ? »

Tessa a ajouté : « Pourquoi on est obligé d’obéir pour certaines choses ? »

Eloïse a complété : « Pourquoi tout le monde décide pour nous ? »

Tessa a précisé : « Pourquoi on demande à d’autres personnes de décider pour nous ? »
« Pourquoi ne pas penser par soi-même ? »

Eléa a proposé une nouvelle direction, le thème de la perfection : « Pourquoi les parents veulent toujours qu’on soit parfaits ? »

Eloïse a complété : « Pourquoi personne n’est parfait ? »

Enfin, Eléa a lancé le thème de la peur : « Pourquoi on a peur ? »

Eloïse a rebondi : « Pourquoi la peur existe ? »

Tessa a fini par proposer : « Pourquoi la peur nous envahit ? » en se référant à l’expérience d’une petite peur, une peur de rien du tout, qui se développe jusqu’à nous paralyser. « La peur du personnage du livre c’est comme un petit pacman, il est tout petit mais tout ce que lui dit sa maman le nourrit et pacman devient géant ! »

 

Les petites philosophes ont alors voté pour aborder le thème de la perfection :

Pourquoi personne n’est parfait ?

Tessa s’est lancée : « Parce que tout le monde a des défauts : même si certains pensent qu’ils sont parfaits » et a précisé « un défaut, ce n’est pas méchant, c’est juste une qualité que tu n’as pas. »

Eloïse a ajouté : « Tout le monde fait des bêtises dans sa vie et ceux qui se pensent parfaits sont orgueilleux, ils ne sont donc pas parfaits. »

Eléa a alors affirmé : « La perfection n’existe pas. Personne n’est parfait. »

Mais alors, si ce mot désigne quelque chose qui n’existe pas, est-ce qu’on devrait l’abandonner ?

Tessa a nuancé : « Parfait, il y a plusieurs façons de le dire : pour un objet, pour un être humain et pour une situation. Des fois ça a du sens et des fois ça n’a pas de sens »

Eloïse a alors développé : « Être parfait ça veut dire quelque chose mais pas pour un être humain, c’est impossible d’être parfait. »

Tessa a alors proposé : « Il faudrait utiliser parfait pour parler de ce que tu as déjà fait, parce que quand tu l’utilises au début tu peux être déçu. »

 

Nous avons alors fini par explorer la question formulée par Eléa : Pourquoi les parents veulent toujours qu’on soit parfaits ? 

Eloïse a commencé : « Parce qu’ils ne veulent pas que leurs enfants soient comme eux plus tard : ils veulent qu’ils réussissent ce qu’ils n’ont pas réussi eux. Par exemple, ceux qui n’ont pas eu une bonne scolarité veulent que leurs enfants fassent des études. »

Tessa a élargi : « Nos parents veulent qu’on soit parfaits pour que notre vie se déroule bien, sans grand malheur. Ils veulent qu’on ait une bonne vie. »

Eléa a confirmé : « Quand on aime quelqu’un on veut qu’il soit heureux. Mais les parents veulent aussi qu’on soit parfaits pour être fiers de nous, sans nous demander notre avis.»

Tessa a nuancé : « Cette question dépend aussi des parents : certains ne veulent pas que leurs enfants soient parfaits. »

Eloïse a ajouté : « Parce qu’ils veulent être de bons parents aussi. »

Eléa alors affirmé : « Ils veulent ça aussi pour avoir une bonne image auprès des autres. »

 

Merci beaucoup les Petites Philosophes pour ce dernier atelier à distance, c’est une superbe expérience partagée et rendez-vous la semaine prochaine pour le dernier atelier de la saison à la Maison de la Philo !

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