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Maison de la Philo φ Romainville

Au fil des idées : la vie de la pensée, dans une ville philosophe !

Emprunts et retours des livres de la Maison de la Philo les mercredis après-midi !

Bonjour à toutes et à tous,

La Maison de la Philo ouvre à nouveau ses portes tous les mercredis après-midi de 14h à 18h pour les emprunts et les retours des livres de philosophie ! Nous vous accueillerons dans le respect du protocole sanitaire en vigueur.

L’accueil « Philo sur le pouce » des enfants ne sera malheureusement pas assuré jusqu’à nouvel ordre. Nous vous tiendrons informés de la reprise des ateliers en fonction de l’évolution des mesures sanitaires.

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes (7-11 ans) et le Club des Jeunes Penseurs (12-15 ans) demeurent néanmoins à distance via la plateforme Zoom ! Pour plus d’informations, veuillez nous contacter par mail, à l’adresse : maisondelaphilo@ville-romainville.fr ou par téléphone au 01 71 86 60 20.

A bientôt !

La Maison de la Philo

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Le Rendez-vous des P’tits Philosophes et le Club des Jeunes penseurs en visio !

Bonjour à toutes et à tous,

La Maison de la Philo continue de philosopher avec les enfants et les adolescents… à distance ! A cette occasion, deux ateliers sont maintenus via la plateforme Zoom,à savoir :

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes (7-11 ans) du samedi à 11h

Le Club des Jeunes Penseurs (12-16 ans) du vendredi à 17h30 (2 ateliers par mois)

Vous trouverez les différentes dates d’ateliers dans le guide de programmation de la Maison de la Philo :

Pour inscrire votre enfant, veuillez nous écrire un mail à l’adresse suivante : maisondelaphilo@ville-romainville.fr . Nous vous expliquerons ensuite les démarches à suivre pour la participation à l’atelier.

Nous vous souhaitons bon courage pour ces semaines à venir !

La Maison de la Philo

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Programme 2020-2021 de la Maison de la Philo

Bonjour à toutes et à tous,

Toute l’équipe de la Maison de la Philo est ravie de vous présenter le nouveau programme, pour la saison philosophique 2020-2021 !

Cela fourmille de pratiques philosophiques, pour tous les âges, sous toutes les formes et de toutes les couleurs :

Rendez-vous P’tits Philosophes, Eveil Philo, Café-philo, Ciné-Philo, Théâtre-Philo, Conférences, et d’autres encore !

Et l’accueil libre « Philo sur le Pouce » continue, du mardi au samedi de 14H à 18H !

Deux nouveautés cette année :

  • Les ateliers PhiloSignes en langue des Signes pour les enfants de 7 à 12 ans 
  • Le Club des Jeunes penseurs pour les ados de 11 à 16 ans

Sans parler de toutes les activités que nous continuons à mettre en place dans la ville : Classes Idées dans les écoles et collèges, ateliers PhiloLudo au Périscolaire, Ateliers ACTE, Débats à la Maison des Retraités etc.

Bien entendu, chacune de ces activités sera menée dans le respect du protocole sanitaire : pour chacune, les précisions seront données ultérieurement, par mail.

Oui, c’est bien sûr : Romainville est une ville philosophe !

Au plaisir de vous retrouver pour philosopher ensemble,

L’équipe de la Maison de la Philo

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Le Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 10 avril : « Comment peut-on se sentir chez soi ? »

Le samedi 10 avril, les enfants ont réfléchi sur le sens du Chez-soi dans notre vie. C’est un thème qui n’est pas simple mais qui a été brillamment abordé par nos chers p’tits philosophes ! Voici le cheminement de leur discussion :

C’est où « chez soi » ? 1,2,3 pensez !

Judith : Chez soi c’est chez nous, c’est là où on est, c’est là où on vit, c’est là où on a grandi !

Solel : C’est un endroit où on peut faire des choses. Là où on est bien. Un endroit à nous ou à nos parents.

Colin : C’est un endroit où on aime vivre.

Yassine : C’est un endroit qui nous appartient.

Diane : C’est un endroit où on est chez soi, c’est notre maison. Personne n’a le droit de rentrer chez nous si on ne le veut pas. C’est un endroit où on habite, personne ne peut nous le prendre car c’est à nous, c’est chez nous et on n’a pas le droit de nous voler ça !

Paula : C’est un endroit où on se sent bien. Ce n’est pas forcément là où on habite car on peut se sentir chez soi plus chez nos grands-parents que chez nous. C’est un endroit où on est à l’aise. C’est un endroit qui nous appartient. C’est intime, c’est notre chez nous.

Solel : Je ne suis pas d’accord avec Diane car les voleurs peuvent rentrer chez nous, ils essaient de rentrer chez nous.

Deux chemins de réflexions semblent s’être distingués :

  1. Le chez soi, c’est ce qui nous appartient, c’est à nous : en quoi le chez soi est un endroit qui nous appartient, qu’on possède ?

Paula : On peut se sentir chez soi dans un endroit qui ne nous appartient pas. Si on habite à la campagne et qu’il y a un pré qui appartient à quelqu’un. On peut se sentir chez soi et ça ne nous appartient pas.

Judith : On peut louer un appartement, on peut prêter un appartement, on peut se sentir comme chez soi alors que ce n’est pas vraiment chez nous.

Yassine : Je suis d’accord avec Judith. Il y a une différence entre se sentir chez nous et être chez nous. Un endroit qui ne nous appartient pas, on peut au plus se sentir chez soi, être à l’aise. Mais le chez nous est l’endroit qui nous appartient.

2. Le chez-soi est un endroit où on aime vivre, où on se sent bien, à l’aise. On voit bien une différence entre « être » chez-soi et « se sentir » chez soi : laquelle ?

Quelle(s) différence(s) entre « être » chez soi et « se sentir » chez soi ?

Judith : « Être » chez soi c’est vraiment être chez soi, c’est avoir une maison à nous, quelque chose qui nous appartient. Alors que « se sentir » chez soi, c’est plutôt l’impression d’être chez soi mais ce n’est pas vraiment notre chez soi.

Colin : Je suis d’accord avec Judith, « être » chez soi c’est habiter dans une maison. « Se sentir » chez soi, c’est quelque part, c’est quand tu aimes cet endroit, tu te sens chez toi, tu es à l’aise.

Yassine : « Se sentir » chez soi, c’est être à l’aise dans un endroit.  « Etre » chez soi ce n’est pas forcément être à l’aise dans cet endroit mais être dans un endroit qui nous appartient.

Paula : Je suis d’accord avec Judith. Etre chez soi c’est être dans l’endroit qui nous appartient et se sentir chez soi. Par exemple on a une amie qui est très proche et on va souvent chez elle et donc on se sent chez soi quand on est chez elle.

On peut donc se sentir chez soi ailleurs que chez soi ? Vous avez des exemples ?

Clarisse : Quand on est chez des amis, et que c’est agréable d’être chez eux, c’est comme si on était chez nous.

Et à l’inverse, est-ce que chez soi, on peut ne pas se sentir chez soi ?

Diane : On peut ne pas se sentir chez soi chez nous car on n’aime pas notre maison. On en préfère une autre, on a vraiment envie de changer. On se sent chez soi quand on aime l’endroit où on habite.

Paula : Souvent, quand on déménage mais que nous on n’avait pas envie. On déménage dans un endroit, où on ne va peut-être pas se sentir chez soi. Si on reste longtemps, normalement on va se sentir chez soi. Si on vient juste de déménager, on peut ne pas se sentir chez soi.

Le temps peut nous donner le sentiment d’être chez soi ?

Colin : Moi je pense que ce n’est pas forcément le temps. Je suis en train de déménager, je me sens ici, je me sens chez moi car on a un jardin, on a beaucoup de choses, on s’amuse.

Yassine : Moi je suis un peu d’accord avec Paula. Le temps joue mais il faut juste qu’on s’adapte à un endroit. C’est l’adaptation, le fait d’avoir l‘habitude d’y être qui donne le sentiment d’être chez soi.

Diane : Je ne suis pas d’accord avec Paula car j’ai une copine qui a eu envie de déménager car elle n’aimait pas sa maison.

Paula : Quand je disais ça, je disais ça quand on adore sa maison et qu’on n’avait pas envie de la quitter. On peut avoir envie de déménager bien sûr.

Solel : Je suis entièrement d’accord. On peut quitter et on s’habitue avec un peu de temps, beaucoup de temps, directement…ça dépend ! On a toutes nos habitudes dans la maison.

Paula : Quand on n’a pas envie de déménager parce qu’on a beaucoup d’amis et qu’on n’a pas envie de les quitter. Si on habite en ville et qu’on déménage à la campagne, pour voir nos amis, ce sera plus compliqué.

On a donc pu constater qu’il y a une grande différence entre la réalité (« être chez soi ») et le sentiment (« se sentir chez soi »). Il y a d’autres moments de la vie où on peut rencontrer cette différence. Par exemple, « être » libre et « se sentir » libre. Les enfants, est-ce que vous avez d’autres exemples ?

Diane : « être » propre et « se sentir » propre.

Clarisse : « être » à l’école et « ne pas se sentir » à l’école. Par exemple, pendant le confinement, quand c’est l’école à la maison, on ne se sent pas vraiment à l’école !

Judith : « être » rigolo et « se sentir » rigolo.

Paula : « être » sympathique et se « sentir » sympathique.

Yassine : « être » malade et se sentir malade.

Clarisse : « être » avec un ami et « se sentir » avec un ami.

Parfois dans la vie, il faut quitter notre chez soi. Vous avez d’ailleurs parlé du déménagement. Avez-vous d’autres exemples de moments où il faut quitter notre chez soi ?

Clarisse : Si notre maison est en feu, il faut quitter notre chez soi.

Paula : Quand on doit partir en vacances.

Diane : Aller à une soirée pyjama avec ses meilleures copines.

Colin : Pour les vacances, on revient, comme les soirées pyjamas !

Bonnie : Pour fuir la guerre.

Colin : ça s’appelle la migration

Clarisse : S’il y a une inondation et il qu’il faut qu’on parte.

Yassine : Quand on est expulsé de chez nous.

Diane : Quand on est dans une tombe parce qu’on est mort.

Vous avez parlé de la migration en tant de guerre. On quitte non seulement sa maison mais aussi son pays. Une personne qui arrive dans un nouveau pays, va-t-elle se sentir chez elle ?

Colin : Elle ne va pas ses sentir chez elle au début car elle ne connait forcément pas le pays car elle vient d’arriver. Elle ne sait pas ce qu’on peut faire et ce qu’on ne peut pas y faire.

Yassine : Je suis d’accord avec Colin. C’est surtout le fait de connaître, de comprendre aussi le lieu qui va permettre de se sentir chez soi.

Diane : On ne peut pas se sentir chez soi. Si on va dans un autre pays, on ne peut pas parler la même langue. On est toujours gêné parce qu’on ne connait pas la langue. On ne peut pas se sentir chez soi quand on ne connaît rien, quand on ne sait sur ce pays.

Clarisse : Pour se sentir au maximum chez soi, il faut ramener quelques affaires comme des doudous. On décore comme c’était chez nous et on essaye d’aller chez des amis qu’on connait.

Une expérience de pensée a ensuite été proposée aux p’tits philosophes :

Imaginez demain qu’on doit quitter notre planète terre et partir sur une autre planète car la nôtre a été totalement détruite par la pollution, l’industrie, les caprices et l’orgueil des humains. La planète où on doit aller ressemble à la planète Terre, on peut y vivre tranquillement. Tous les humains vont partir ensemble sur cette nouvelle planète, ils vont migrer. Tous les gouvernements, tous les états du monde ont décidé que chaque humain sur cette nouvelle planète aurait une grande boîte de 30 m² dans laquelle il pourrait vivre. Chacun aura donc un nouveau chez soi.

A partir de cette expérience de pensée, les p’tits philosophes ont écrit sur des morceaux de papier qu’ils ont glissé dans leur boîte, ce qu’ils pourraient bien amener pour qu’ils puissent se sentir chez eux dans ce nouveau lieu.

A la suite de cela, ils devaient classer du plus important au moins important les éléments de leur liste pour se sentir chez soi.

Que remarquez-vous dans votre hiérarchie ?

Bonnie : On a un peu tous mis notre famille !

Et, qu’est-ce que ça veut dire ?

Paula remarque que tout ce qu’on a mis, c’est ce qu’on aime le plus et ce qu’on n’aimerait pas quitter.

Pour se sentir vraiment chez soi, il faudrait donc être avec ce qu’on aime le plus… belle idée ! Bravo les p’tits philosophes pour cette superbe discussion ! On se retrouve le samedi 15 mai pour un nouvel atelier autour de la question : « Sommes-nous tous des monstres ? »

Atelier de révisions du bac le jeudi 22 avril, 14h30 à la médiathèque de Romainville !

Bonjour à toutes et à tous,

Comme chaque année, la Maison de la Philo propose une aide aux lycéens dans la préparation de l’épreuve de philosophie au baccalauréat. A ce titre, nous proposons un atelier de révisions le jeudi 22 avril à 14h30 à la médiathèque Romain Rolland de Romainville (où nous pourrons vous accueillir dans le respect des mesures sanitaires).

Au programme : aide à la méthodologie de la dissertation et du commentaire de texte et accompagnement autour des notions, auteurs et textes philosophiques.

Les places étant limitées, nous vous demandons de vous inscrire par mail à l’adresse maisondelaphilo@ville-romainville.fr ou en nous appelant au 01 71 86 60 20.

Demeurant disponibles pour tout renseignement.

Salutations philosophiques !

La Maison de la Philo

Compte-rendu : Café-philo 10 avril : Jusqu’où faut-il se défendre ?

Et voici ! bonne lecture !

Philo’Ville, une ville imaginée par nos jeunes penseurs !

Philo’Ville est une activité proposée par le Pôle Philo (https://www.calbw.be/pole-philo) sur le thème du pouvoir, que la Maison de la Philo a expérimenté (en changeant parfois ses règles) avec ses jeunes ados penseurs ! Il s’agit d’une ville dans laquelle chaque participant est un représentant – Maire-Adjoint – d’un domaine qu’il a lui-même choisi : éducation, culture, sports et loisirs, emploi, sécurité, santé, famille, environnement .

Pour commencer, chacun devait proposer une loi liée à son domaine d’action. Chaque loi exposée devait être ensuite discutée en passant par l’épreuve des habiletés de penser. Voici les habiletés de penser que les jeunes penseurs devaient utiliser durant leurs échanges :

  • Dégager une conséquence : “Si… alors…”
  • Trouver un exemple : “Par exemple…”
  • Donner un argument pour (donner des bonnes raisons en faveur de l’adoption de la loi)
  • Donner un argument contre (donner des raisons contre l’adoption de votre loi)
  • Définir un mot
  • Poser une question
  • Trouver une exception

L’épreuve était validée quand 6 interventions pertinentes recouvraient 4 habiletés de penser différentes.

Après avoir discuté de chacune de leur loi, les participants procédaient à l’amendement : chacun devait retravailler sa loi en tenant compte des remarques exprimées lors de l’épreuve des habiletés de penser.

ParticipantDomaineLoi 1Loi 2
YassineCultureLa ville doit rendre la culture accessible à tous en mettant des lieux culturels à proximité de tousConstruire quelques espaces culturels peu coûteux mais placés de sorte qu’ils soient près de chacun et proposer aux écoles des balades. Créer des espaces de travail pour faire des stages et des présentations de ces métiers dans les écoles. Donc le coût des espaces culturels (léger) sera amorti grâce au nouveaux emplois.
ClémenceEducationChaque école devra organiser un stage de sensibilisation à l’écologie en seconde et des séances consistant à apprendre les gestes simples aux plus jeunes enfants (primaire)Les écoles devront organiser des stages dans des zoos pour toutes les classes de seconde afin de les sensibiliser à l’écologie. Les parents les plus aisés devront payer l’entrée de leur enfant.
En primaire, les professeurs enseigneront les gestes les plus simples (recyclage, etc.) aux élèves, et ce, du CP au CM2. Les coûts éventuels de ces enseignements seront pris en charge par l’école (très peu), la mairie et par les parents les plus riches.
PaulineSantéLa ville doit proposer des soins médicaux aux personnes en difficulté économique.Construire un centre de santé avec plusieurs cabinets (plutôt petits) qui nous serviraient à ausculter ou contrôler la santé des patients qui sont en difficultés économiques (les personnes qui ne sont pas en difficulté économique pourront aller au centre de santé mais en payant un peu plus. Avec l’argent qui nous reste, nous pourrons payer les employés ou les écoles.
MiaEnvironnementLa ville doit aménager des potagers publics, mettre de la verdure(plantes,fleurs,arbres,etc.) dans le plus d’endroits possibleLa ville peut verdurer les toits et végétaliser les façades des immeubles, de sorte a mettre plus de verdure en laissant de la place pour les autres propositions. Il pourrait y avoir des potagers derrière la mairie pour laisser la plus grande place pour des constructions.
JuliaFamilleUne maison des familles verra le jour, permettant aux parents de recevoir des conseils de professionnels sur la parentalité et l’éducation des enfants; et d’organiser des ateliers en famille, tels que des jeux de société, des ateliers de poterie, des groupes de parole, etc.Une maison des familles verra le jour, permettant aux parents de recevoir des conseils de professionnels sur la parentalité et l’éducation des enfants et d’organiser des ateliers en famille (jeux de société, ateliers poterie, des groupes de parole, etc.) Une participation financière sera demandée aux usagers sous la forme d’une cotisation à l’année,calculée en fonction des revenus de chacun. Les ateliers seront adaptés aux horaires de travail des parents (ouverture le samedi, horaires du soir, etc).
MarieEmploiLa ville doit accompagner chaque habitant dans la recherche d’un emploi adapté à ses intérêts et compétences.PhiloVille disposera d’un service d’accompagnement à la recherche d’emplois où chaque habitant pourra recevoir aide et conseils personnalisés pour trouver un emploi adapté à ses intérêts et compétences.
Tableau comparatif des lois avant et après l’épreuve des habiletés de penser

Un vote a été ensuite été proposé aux participants pour élire la loi qui remporterait le grand prix de Philo’Ville. Et c’est la loi sur l’EDUCATION qui a gagné la première place ! Bravo Clémence !

Et voici, la belle carte de Philo’Ville :

Cette activité a permis à nos jeunes penseurs d’adopter une posture citoyenne en expérimentant les différentes étapes du processus démocratique : le choix d’un domaine à représenter, la proposition d’une loi, la discussion, l’amendement et le vote.

Philo’Ville, Romainville…villes de jeunes philosophes !

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 3 avril : « L’amitié est-elle un cadeau ? »

Aujourd’hui, 3 avril 2021, les P’tits philosophes se retrouvent en visio pour aborder le thème de l’amitié :

Qu’est- ce que c’est pour vous un ami ? demande Julia, qui anime l’atelier. 1, 2, 3 Pensez !

Tessa : Pour moi, un ami c’est une personne en qui tu as confiance, qui est fidèle à toi, c’est un peu le double de toi. C’est la personne avec laquelle tu t’entends bien.

Paula : Je suis d’accord avec Tessa. C’est une personne en qui on a confiance, qui nous aide quand on est triste. Avec un ami on s’amuse.

Pacôme : Pour moi, un ami c’est quelqu’un sur qui on peut compter, qui ne trahit pas, qui est différent de nous, car si on est pareil ce n’est pas intéressant. On peut avoir quelques points communs mais il faut des différences.

Solel : Je suis d’accord avec Pacôme. C’est quelqu’un sur qui on peut compter. Quand on a un souci, il t’aide à comprendre des choses, il t’aide, ça ne sert pas qu’à jouer avec lui. On peut pas le laisser tomber. Il y a des points communs mais pas seulement.

Julia demande alors :  Est-ce que quelqu’un avec qui on joue, c’est forcément un ami ?

Solel : Non, ça peut être un copain.

Diane : L’ami c’est quelqu’un sur qui on peut compter. Pas notre double. Juste quelqu’un qu’on aime. On n’est pas obligé de jouer avec. C’est quand on est des sœurs qu’on est des doubles, qu’on vit ensemble. On est des doubles quand on est « meilleures amies ».

Yassine : Un vrai ami c’est quelqu’un en qui on a vraiment confiance. Ce n’est pas un double. On n’a pas forcément besoin de goûts communs pour être amis. Même s’il faut des points à partage.

Paula : Je ne suis pas vraiment d’accord avec Diane, car une sœur ce n’est pas vraiment un double. Mais je ne suis pas d’accord avec Solel : un ami, c’est pas un objet ! Ça ne « sert » pas. C’est une personne !

Pacôme : Je trouve que vous avez tous raison mais surtout un ami, c’est quelqu’un qui ne frappe pas. Quelqu’un qui frappe, ce n’est pas un ami.

Tessa : Après réflexion, je préfère enlever l’idée du double. J’ai changé d’idée !

JULIA : Parfois l’amitié, ça peut problème…

Julia présente le mot : PROBLEMATISER qui est un mot que l’on aime beaucoup en philosophie !

Yassine sait ce que ce mot signifie : « Il me semble que ça veut dire, créer une problématique, une question à partir d’un fait. »

Les enfants vont expérimenter ce que c’est que problématiser… Julia leur propose d’écrire une phrase sur ce qui pose problème dans l’amitié.

Quel problème l’amitié peut-elle nous poser ? Voici la récolte des problèmes :

Le problème de Pacôme : Souvent t’as plusieurs amis et y’en a un dans le groupe qui n’aime pas quelqu’un d’autre. Toi tu es ami avec les deux et entre eux ils ne s’entendent pas !

Le problème de Tessa : il y a une sorte de concurrence.

Julia : Qui voudrait poser une question là-dessus : une question qui concerne la concurrence et l’amitié ?

Tessa : Est-ce que l’amitié est le contraire de la concurrence ?

Julia : Est-ce que l’amitié peut créer de la concurrence ?

Pacôme : Est-ce que l’on peut partager son amitié ?

Le problème de Yassine : On compte sur notre ami et il compte sur nous. Du coup, on ne peut pas le trahir… Et parfois ça peut poser problème…

Pacôme : Comment sait-on que l’on peut compter sur un ami ?

Yassine : Jusqu’où on pourrait aller en amitié ?

Le problème de Diane : Ma copine n’est pas contente parce que je joue avec mon copain et qu’elle est jalouse. Les amis sont tristes quand on ne joue pas avec eux.

Julia : Est-ce que l’amitié peut créer de la tristesse ?

Le problème de Solel : Ne pas être d’accord avec ses amis.

Léonie : Doit-on toujours être d’accord pour garder ses amis ?

Le problème de Paula : Lorsqu’on n’a pas du tout les mêmes goûts, c’est difficile.

Yassine : Est-ce qu’on peut être amis en étant très différents ?

Paula : Est-ce qu’on peut dépasser nos différences dans l’amitié ?

Le problème de Bonnie :On peut se disputer entre amis.

Diane : Comment on fait pour se réconcilier avec ses amis ?

Pacôme : Pourquoi se dispute-t-on avec ses amis ?

Yassine : Peut-on être amis sans se disputer ?

Julia raconte une histoire qui questionne… Un dilemme !

« Luce et Suzanne sont meilleures amies. A la récré, elles jouent tout le temps ensemble, elles font des soirées pyjama chacune l’une chez l’autre et se disent tous leurs secrets. Luce est une fois partie en vacances chez la grand-mère de Suzanne et Suzanne a offert à Luce un talisman d’amitié dont chacune porte l’un des morceaux. A la rentrée, une nouvelle camarade arrive, Fatou, et se trouve placée à côté de Suzanne. Elles ont fait connaissance durant toute la journée et se sont aperçues qu’elles avaient plein de points communs. Elles s’entendent tellement bien qu’elles décident de rentrer ensemble de l’école car il se trouve qu’elles habitent dans le même quartier. Luce, qui fait le chemin de l’école avec elles, boude car elle aimerait parler à Suzanne seule. Elle ressent de la jalousie envers Fatou. Elle craint que sa nouvelle camarade ne lui vole sa meilleure amie. Toute la semaine, Suzanne et Fatou passent leurs récrés ensemble, rient beaucoup. Peu à peu, Luce s’éloigne de leurs jeux sans que Suzanne semble s’en apercevoir. Elle ressent de la colère et de la tristesse à voir Suzanne si heureuse en s’amusant avec une autre personne qu’elle.  Un jour, Luce explose de colère et lance un ultimatum à Suzanne : c’est elle ou moi ! »

Julia demande : QUE FERIEZ-VOUS A LA PLACE DE SUZANNE ?

Bonnie : Je choisirai Luce car c’était sa copine avant. Elle ne parlerait plus à Fatou.

Julia : Pourquoi elle ne parlerait plus à Fatou ?

Paula : Elle ne devrait pas avoir à choisir ! Elles pourraient être amies toutes les trois…

Pacôme : Pour moi elle doit choisir Fatou car ce n’est pas Luce qui doit la commander. Pour moi elle a choisi Fatou comme meilleure amie.

Yassine : J’aurais choisi Fatou car si Luce ne veut pas partager c’est son problème.

Tessa : J’aurais choisi Fatou parce que comme a dit Pacôme, c’est son problème à Luce ! On a une vie et on peut la partager avec plein de personnes et si Luce ne veut pas être amie avec Fatou c’est son problème.

Diane : Elle peut rester amie avec les deux, y’a aucune copine abandonnée.

Solel : je suis d’accord avec Diane, elle peut être amie avec les deux… Et si Luce n’est pas d’accord, elle choisit d’abord Luce et elle fait en sorte qu’elle devienne amie avec Fatou.

Pacôme et Tessa pose un nouveau pb : qu’est-ce qu’en pense Fatou ?

Julia demande aux enfants quelles questions philosophiques pose cette histoire ?

Paula : Est-ce qu’on est obligé de choisir nos amis ?

On retrouve certaines des problématiques de l’amitié que l’on a vu en première partie !

Julia pose une dernière question : L’amitié est-elle un cadeau ?

Chaque enfant devait écrire sur sa feuille le cadeau que lui apporte l’amitié :

Pacôme : le bonheur

Solel : du courage, du support, de l’amour

Yassine : une personne sur qui compter

Diane : de l’amour, de la joie et quelqu’un sur qui compter

Tessa : de la joie, confiance, amour

Paula : du bonheur, de l’amusement, de l’amour

Bonnie : de la joie, de l’amour

Quelle jolie récolte ! Bravo les philosophes !

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 27 mars : « A-t-on besoin des autres pour savoir qui on est ? »

Les petits philosophes se sont retrouvés le samedi 27 mars autour d’une discussion philosophique sur la connaissance de soi.

Pour introduire ce thème, Marie leur a présenté Socrate, le père de la philosophie. On lui attribue une célèbre phrase : « Connais-toi, toi-même ». Les enfants ont formulé des hypothèses sur les raisons qui ont poussé Socrate à dire cela, à donner ce conseil.  Il leur a été posé la question suivante : « Pourquoi faudrait-il se connaître soi-même ? »

Diane se lance. Selon elle, c’est important de se connaitre soi-même pour connaître ses actions. Comme ça, on sait ce qu’on aime et on choisit nos actions.

Pour Solel aussi, les actions comptent ! Il faudrait se connaitre soi-même pour dire non merci et éviter de faire du gâchis. Dans notre tête, on doit se connaitre pour savoir dans quel parc on va aller, savoir ce qu’on va manger ce soir ou bien comment faire pour décrocher le lustre. C’est connaitre nos habitudes.

Colin nous dit que c’est pour savoir ce qu’on fait. Si on ne sait pas vraiment de quoi on est capable, on peut faire n’importe quoi. Par exemple, on ne sait pas qu’on a le vertige, du coup on grimpera très très haut et ça nous ferait mal.

Yassine ajoute que ça permet aussi de comprendre les autres car on ne peut pas comprendre les autres si on ne se comprend pas nous-même. Par exemple, l’empathie ne peut pas se faire si on n’a pas vécu une telle situation. L’empathie c’est comprendre ce que vit les autres, comprendre ce qui leur arrive. En sachant ce qui nous est arrivé, on arrive à mieux comprendre ce qui arrive aux autres.

Mais, est-ce facile de se connaître soi-même ?

Pour Diane, non, parce qu’on doit connaître tous nos défauts. Il faut prendre du temps pour connaître ce qu’on aime ou pas, ce qui nous plait et ne nous plait pas.

Selon Paula, nos amis proches peuvent plus nous connaître que nous. Elle donne en exemple une amie qui a le défaut d’être mauvaise perdante sans qu’elle le sache elle-même.

Pour Solel, c’est à la fois oui et non ! Oui parce que c’est notre cerveau, on peut se connaitre un peu soi-même…et en même temps c’est difficile, car en se disant que ça va être dur on ne va pas y arriver.

Tessa admet que c’est un peu plus difficile car comme a dit Paula, c’est plutôt des proches, des amis qui vont voir nos défauts.

Yassine est d’accord avec Solel. C’est nous, c’est normal qu’on se comprend. Mais tout ce qu’on sait, on le sait de nous-même que quand ça nous arrange. C’est la majorité du temps comme ça. C’est toujours ce qui nous permet de l’emporter qu’on peut dévoiler. C’est plus dur de connaître ses défauts que ses qualités.

Marie a ensuite proposé une mission pour se connaitre soi-même : chacun devait faire son portrait en choisissant 5 mots pour se définir soi-même. Cet exercice a permis de se demander si on peut vraiment se connaître soi-même

Pour Diane, au fond de nous, il y a plusieurs qualités que notre cerveau et que notre corps ne connaissent pas. On se connait soi-même dans le temps où c’est important. Il reste toujours des qualités à connaître. Quand on est petit, on n’a pas encore tout vécu, on ne connait que certaines choses sur nous qu’on connaîtra quand on sera grand.

Solel affirme qu’on ne finit jamais de se connaître soi-même.

Yassine est d’accord avec Diane. On ne peut pas se connaitre soi-même. On ne peut pas non plus compter sur les autres pour savoir les choses sur nous-même, parce que ce sera toujours deux parties de nous. Certains diront des choses bien, d’autres des choses mal. Mais ce sera toujours ce qui est bien qu’on connaîtra le plus.

Mais alors, comment peut-on se connaître soi-même ? Qu’est-ce qu’on peut faire pour se connaître soi-même ?

Selon Colin, si on demande aux autres ce qu’ils savent sur nous, ça peut nous permettre de mieux se connaitre.

Tessa affirme que c’est grâce aux gens qui nous entourent. On leur demande nos défauts et qualités. Nous aussi, on peut voir nos qualités et défauts par nous-mêmes, grâce aux actes qu’on a fait.

Diane pense que pour se connaitre soi-même, il faut faire des actions qu’on sait qu’on sait faire et demander aux autres si c’est vraiment une action qui pourrait être nous-même. On peut aussi demander aux autres s’il s’agit d’une action qu’on fait d’habitude.

Selon Paula, les autres peuvent nous le dire, mais on peut aussi apprendre à se connaître par soi-même. Quand on fait un acte, on peut s’en rendre compte.

Yassine n’est pas d’accord. Les gens qui nous connaissent, ce n’est pas eux qui pourraient nous aider à nous connaitre. Parce que s’ils nous connaissent, ils ne pourront pas se rendre compte des changements positifs ou négatifs de nous-même. Nous même, on ne va pas pouvoir se rendre compte de plein de choses. C’est déjà dur de savoir qui on est et on ne dévoile pas tout. Le meilleur moyen c’est de sortir des personnes qui nous connaissent qu’on voit souvent : elles vont nous donner soit le côté positif, soit le côté négatif mais jamais tout. Les personnes qu’on voit moins, plus rarement, pourront se rendre compte de ce qu’on est car ce sont elles qui vont voir les changements. 

Paula n’est à son tour pas d’accord avec Yassine. Les personnes qui nous connaissent peuvent voir les changements. Les personnes qui nous voient le moins ne vont pas pouvoir remarquer ces changements.

Yassine soutient que les gens qu’on voit tout le temps ne vont nous donner que ce qu’ils voient en général, ce sera l’essentiel mais pas vraiment complètement nous. Alors que ceux qu’on voit le moins, voient nos micro-changements, ils verront vraiment ce qui change en nous.

Diane est d’accord avec Yassine. Les personnes qu’on voit souvent, ne voient pas quand on grandit. Alors que ceux qu’on voit le moins, diraient qu’on a beaucoup changé.

Les petits philosophes semblent s’accorder sur le fait que les autres ont un rôle important dans la connaissance de soi. Pour le vérifier, Marie les a sondés sur deux questions, exceptionnellement les P’tits philosophes devaient répondre rapidement et uniquement par oui ou par non :

  • Est-ce que les autres nous connaissent mieux que nous-même ?

Majoritairement les P’tits Philosophes ont voté « oui »

  • Est-ce que les autres nous voient vraiment comme on est ?

Majoritairement les P’tits Philosophes étaient partagés et ont voté pour « oui » et « non » en même temps.

Souvent on dit que les autres ne voient qu’une partie de nous, qu’ils ne nous voient jamais complètement comme on est. Mais en même temps, sans les autres, on a tendance à se dire qu’on ne pourrait pas se connaitre. Alors…a-t-on besoin des autres pour savoir qui on est ?

Yassine dirait que oui mais qu’on n’a pas besoin que des autres. Il faut aussi nous-même. On a besoin des autres même s’ils ne peuvent pas dire tout sur nous-même.

Paula est d’accord avec Yassine. C’est vrai qu’on a besoin des autres mais quelque part, ils ne sont pas suffisants. Ils peuvent nous dire nos qualités et défauts mais il y a aussi des qualités et défauts que c’est à nous de découvrir.

Diane est aussi d’accord. On a besoin des autres pour connaître qui on est, pour savoir quelques défauts sur nous mais on en n’a pas besoin pour savoir ce qu’on est.

Tessa aime beaucoup l’idée de Diane. On a besoin des autres pour savoir nos qualités et nos défauts mais on n’a pas vraiment besoin des autres pour savoir qui on est vraiment. On a besoin d’eux et de nous.

Yassine est aussi tout à fait d’accord avec Diane et souhaite reformuler. Les autres peuvent dire nos qualités et défauts, qui on est, ce qu’on aime ou pas. Mais ce qu’on est, ça veut dire vraiment, en détail, c’est nous seul qui pouvons le savoir. Qui on est, c’est l’essentiel et ce qu’on est, ce sont les détails mais qui sont vraiment importants.

Merci les P’tits Philosophes pour cette belle réflexion sur la connaissance de soi !

Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 20 mars : Les robots sont-ils libres ?

C’est samedi 20 mars les petits philosophes se sont réunis autour d’un objet de pensée inhabituel : les robots. A partir d’eux, ils ont exploré plusieurs notions et questions philosophiques. Voici le chemin parcouru ensemble :

Quelles sont les différences entre un humain et un robot ?

Les petits philosophes ont partagé leurs pensées et il en a découlé le tableau ci-dessous.




Pourquoi les humains construisent des robots ?
 
Paula a proposé une première hypothèse : parce que les humains, pas tous mais la plupart, pensent que les robots peuvent les aider à vivre.
 
Pacôme a développé : les humains construisent des robots pour faire, pas tout, mais beaucoup de choses à leur place.
 
Kaïs a interprété : les humains construisent des robots pour se faciliter la vie.
 
Diane a donné un exemple : pour la cuisine par exemple, on a besoin de robots.
 
Les petits philosophes ont alors cherché des exemples de robots facilitateurs pour les humains :
 
Diane en a proposé un premier : la machine à laver par exemple c’est un robot qui nettoie les habits à notre place.
 
Paula a suivi : le lave-vaisselle pour nettoyer ou encore la voiture pour se déplacer.
 
Tessa a alors commencé à problématiser : la machine à laver, le lave-vaisselle ou la voiture, je dirais que ce ne sont pas trop des robots mais plutôt des machines.
 
Quelle serait donc la différence entre un robot et une machine ?
 

Tessa a proposé un premier élément de distinction : Un robot serait autonome, il ferait les choses seul alors que la machine aurait besoin de l’humain pour fonctionner.
 
Yassine a alors poursuivi le questionnement : le robot n’est pas autonome, il fait ce que l’humain lui demande, il ne réfléchit pas, l’humain le programme pour que quand on lui demande de faire, il le fasse seul. Mais un robot sans l’humain, il ne fonctionnerait pas.
 
Paula a proposé un exemple pour préciser la distinction : la tondeuse c’est une machine mais il y a aussi des robots tondeuses. Ils ont tous les deux besoin de l’humain pour être créés mais, le robot-tondeuse peut se débrouiller tout seul alors que la machine-tondeuse, elle, aura besoin de l’homme.
 
Tessa a développé : les robots, ce n’est pas qu’ils sont plus dangereux mais ils sont plus risqués que les machines. Les robots comme ils sont autonomes, ils peuvent faire n’importe quoi parfois. La machine, la voiture par exemple, tu tiens son volant, tu restes au-dessus d’elle, alors que le robot, il fait seul et peut-être même que dans quelques années les robots pourront nous dépasser.
 
Paula a complété : la voiture par exemple nous la commandons, nous tenons le volant, donc ce n’est pas elle qui nous commande. Alors que les robots on ne les commande pas vraiment ils font seuls.
 
Yassine a nuancé : la seule différence entre un robot et une machine c’est comment on les a programmés. Le robot, on l’a créé pour qu’il fasse seul, alors que la machine on l’a créée pour qu’elle soit manuelle.
 

Suite à cet échange une proposition de synthèse a été faite : Le robot serait un type de machine que l’humain a programmé pour pouvoir agir tout seul, faire une action à notre place, même quand on n’est plus là.
 
Après avoir distingué le robot de l’humain puis le robot de la machine, les petits philosophes ont découvert la question du jour : les robots sont-ils esclaves des humains ou ont-ils des libertés ? Les robots sont-ils libres ?

 
Diane a proposé deux libertés : ce que les robots sont libres de faire c’est de savoir ce qu’ils vont faire pendant que l’humain les contrôlent. Parce que l’humain, il l’active et il le démarre après le robot il fait ce que l’humain lui demande de faire mais il le fait comme il le veut. Ils ont cette liberté pendant que l’humain les contrôlent : le robot a la liberté de faire ce qu’il a envie de faire pour faire ce que l’humain lui demande.
 
Paula a développé l’idée inverse : le robot, il n’a pas vraiment de moments de liberté, il ne peut pas faire ce qu’il veut. Il n’a pas besoin de moments pour s’amuser, il n’a pas besoin d’aller au cinéma, de manger des glaces ou de jouer avec ses amis ; il n’a pas besoin de tout ça parce qu’il a justement été programmé juste pour travailler. Comme c’est un robot et pas un être humain, il ne ressent pas tout ce qu’on ressent et donc il s’en fiche complètement de pas avoir de liberté, il ne sait même pas que ça existe.
 
Yassine a poursuivi : le robot fait bêtement ce qu’on lui demande de faire, il ne le fait pas à sa façon, il est programmé pour le faire d’une façon précise. Il ne va jamais vraiment choisir.
 
Pacôme a, à son tour, complété : les robots n’ont pas de cerveau, ils ne peuvent pas réfléchir et ils ne peuvent pas ressentir le fait qu’ils ne sont pas libres.
 
Diane a alors proposé une nouvelle idée : les robots, ils ont été créés pour faire du travail et pour eux le travail c’est la liberté. Ils n’ont pas été programmé pour s’amuser, pour jouer, pour se faire des amis, ils ont été programmés pour travailler.
 
Paula : les robots ne peuvent pas ressentir, ce sont des robots, ils n’ont pas de cœur, pas de pensée, ils ne connaissent pas la liberté.
 
Et si on programmait un robot intelligent, capable de réfléchir et ressentir des émotions : est-ce qu’ils pourraient ressentir leur absence de liberté ?
 
Diane a proposé une première idée : le robot a toujours été programmé pour quelque chose, même s’il est intelligent, il est intelligent que pour ce qu’il a été programmé. Il ne sera jamais vivant et il ne pourra jamais ressentir.
 
Pacôme a interrogé un présupposé de la question : un robot ne sera jamais intelligent, même pour ce qu’on lui a demandé.
 
Paula a proposé : ce sera toujours nous qui l’aurons programmé, c’est nous qui aurons décidé pour lui, il ne sera jamais libre.
 
Imaginons qu’on construise des robots en leur donnant des libertés, est-ce que ce sera de vraies libertés ?
 
Diane : On l’aura programmé pour avoir des libertés. La liberté ce sera ce qu’on lui aura programmé de faire.
 
Yassine : si la liberté c’est avoir le choix, laisser le choix au robot ce serait lui permettre d’être en partie libre.
 
Les petits philosophes ont alors découvert quatre robots imaginés pour l’atelier, pour lesquels ils devaient définir ensemble s’ils étaient libres ou non.

Robot 1 : Robert la cafetière. C’est un grand robot rouge et noir. Il a été construit par Jean-Claude, un architecte d’intérieur accro au café. Son robot a été programmé pour faire automatiquement 6 cafés par jour, toujours les mêmes, aux mêmes horaires : 7h-9h-11h-13h-15h-17h. Robert la cafetière est-il libre ?
 
Robot 2 : Umberto l’aspiro. Ce robot-ci, petit, jaune et rond, a été construit par Monsieur et Madame Fernand pour aspirer le sol. Il est programmé pour aspirer le sol, dès qu’il voit des poussières au sol. Dès qu’il y a un obstacle face à lui, il est programmé pour pouvoir choisir entre tourner à droite, tourner à gauche et reculer. Umberto l’aspiro est-il libre ?
 
Robot 3 : Caliste l’artiste. C’est un beau robot de toutes les couleurs, qui a été construit par Violette, une artiste qui ne pouvait plus peindre à cause de son arthrose. Elle lui a donné une mémoire et lui a appris tout ce qu’elle sait sur la peinture : la façon de construire la perspective, le choix des couleurs, les techniques, le style de grands peintres comme Van Gogh ou Picasso. Violette a programmé son robot pour peindre un tableau par semaine. Ensuite, Le robot peut donc peindre de façon autonome : elle peut choisir ce qu’elle peut parmi ce qu’elle connaît, choisir les couleurs à partir de celles qu’elle connaît, il peut choisir son style parmi les styles qu’il connaît. Il peut peindre à son rythme, du moment qu’il fasse un tableau par semaine : il peut peindre beaucoup le matin, et se reposer l’après-midi, il peut peindre beaucoup le lundi et le mardi, et puis plus du tout.
 
Robot 4 : Juliette la Pipelette a été construite par Siméon, un journaliste qui adore converser, discuter, bavarder. Parfois la journée, il s’ennuyait (et son mari devait aller travailler, donc il se retrouvait tout seul), donc il a décidé de créer un robot avec lequel il pourrait parler. Il lui a donc donné une mémoire et lui a appris tous les mots de la langue française. Il lui a lu mille livres sur des sujets divers (histoire, littérature, art, etc.), tous les sujets qu’il aime. Il lui a appris à discuter. Depuis, Juliette la Pipelette discute avec Siméon dès que celui-ci en a envie : elle peut réagir à sa façon, elle crée des phrases, elle a le droit de changer de sujet, de s’énerver, de faire des blagues. Juliette la Pipelette est-elle libre ?

Au plaisir de vous retrouver pour le prochain rendez-vous !

Le Rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 13 mars : « Quelle différence entre parler et agir ? »

Les P’tits philosophes se sont retrouvés le samedi 13 mars pour réfléchir autour de deux concepts : « PARLER » et « AGIR ». Léonie leur a donc demandé à quoi leur faisait penser chacun de ces deux concepts. Chaque enfant devait proposer un mot pour « Parler » et un mot pour « Agir ».

Voici en image leurs nuages conceptuels :

Léonie a ensuite mis sous les yeux des enfants une expression qui aborde justement ces deux concepts :

« C’est plus facile à dire qu’à faire »

Que signifie-t-elle ?

Paula : Le jeudi soir, je fais du théâtre. On se dit que c’est facile à faire mais une fois sur la scène, c’est beaucoup plus difficile.

Diane : C’est quand on a un peu peur de faire ça. Quand on fait, on a peur. Mais quand on le dit, on n’a pas peur.

Héloïse : Quand on voit ce qu’on lit dans un livre, dans la vraie vie, c’est plus compliqué.

Orphée : Quand on dit, on a juste besoin de la parole.

Tessa : Pour faire, on a besoin de courage, de notre corps et de la parole.

Diane : Pour faire, on a besoin de bouger, de faire de l’action, de parler.

Héloïse : Cette expression est souvent utilisée. Quand je dois ranger ma chambre, dans ma tête, c’était facile, mais en vrai, ça prend beaucoup de temps.

Cette expression part d’un présupposé. Colin se lance pour rappeler ce que le mot « présupposé » peut bien vouloir dire : « c’est quand on dit quelque chose et qu’il y a une idée derrière ».

Dans l’expression « C’est plus facile à dire qu’à faire », que peut-on donc sous-entendre ? Selon Yassine, ça veut dire que « faire » c’est plus compliqué et que « dire » c’est plus facile. On peut donc se poser la question suivante : « Est-ce plus facile de dire que de faire ? »

Léonie a présenté aux enfants des situations tirées d’un magazine de philosophie pour enfants Philéas et Autobule. Des situations d’interaction entre plusieurs personnages étaient représentées avec des bulles de parole. Mais ces bulles n’étaient pas à la bonne place ! Les enfants devaient donc expliquer chaque situation, remettre les bulles correspondantes à leur place et répondre à la question « Qu’est-ce qu’on peut faire en parlant ? » Voici quelques réponses à la question :

  • Diane : Elle sert à dire ce qu’elle a envie d’avoir.
  • Héloïse : à mentir
  • Colin : ça sert à s’échanger des informations
  • Tessa : à exprimer ce qu’on pense et à se faire des amis.
  • Paula : à exprimer sa tristesse
  • Héloïse : à faire la morale, gronder.
  • Colin : à se plaindre
  •  Héloïse : à se défendre
  • Tessa : à s’excuser

Cette activité nous a permis d’arriver à une grande question : « Notre parole peut-elle avoir un effet sur le monde ? »

Diane : Les animaux ont un langage qui leur servent à communiquer et d’avoir un mode de vie plus clair. Du coup, c’est pareil pour nous.

Héloïse : ça dépend de qui on est dans le monde. Si on est quelqu’un comme nous – des enfants – notre parole, elle ne vaut rien comparée au président, on n’exprime pas grand-chose.

Diane : Je suis d’accord avec Héloïse. Il y a quand même certaines choses qu’on peut exprimer qui sont importantes.

Tessa : Je suis d’accord avec Héloïse. La parole de nous – les enfants – est importante dans l’humanité car ça fait partie de notre avenir. Si on se met tous ensemble à parler devant le président, on pourrait arrêter de mettre des déchets par terre. La parole des enfants pour l’avenir est très importante.

Paula : Comme on est des enfants et qu’on n’est pas célèbre dans le monde, il n’y a que nos amis et notre famille qui nous connaissent : notre parole peut être importante qu’auprès d’eux. Mais notre parole dans le monde elle ne va pas se faire entendre. Le président, comme il a été élu, il va pouvoir parler et que tout le monde l’entende à la télé, la radio, etc. Moi je ne vais pas passer à la télé et à la radio parce que j’ai dit quelque chose. Ça dépend ce qu’on fait dans la vie. On pourrait quand même essayer de faire un effet sur le monde. Ce n’est pas parce qu’on est juste des enfants et pas célèbres qu’on ne pourrait pas faire un effet sur le monde. Peut-être qu’au fur et mesure qu’on dit des choses, on pourrait être célèbre.

A-t-on besoin d’être célèbre pour que notre action ait un effet sur le monde ?

Yassine : Pour que la parole soit importante, il faut aussi une action par rapport à ça. L’action c’est connaitre la personne. Du fait que les autres connaissent cette personne, sa parole est importante. Donc la parole ne peut pas être importante (ou difficilement) sans action.

Paula : Si on ne parle pas et qu’on ne fait pas d’action, notre parole n’aura pas d’importance pour les autres. Si on veut qu’on nous écoute, il ne faut pas se dire « On ne va pas m’écouter car je ne suis pas célèbre. Je ne suis pas importante face au président », sinon notre parole n’aura pas d’importance. Pour que notre parole ait de l’importance, il faudrait faire des choses pour qu’on nous entende.

Pour qu’on nous entende il faudrait faire des choses : la parole aurait alors besoin de l’action ?

Tessa : On n’est pas obligé d’être célèbre pour faire passer la parole, on peut faire passer la parole avec beaucoup de personnes. J’ai fait une manifestation pour le climat aux Champs-Elysées, j’ai fait passer ma parole avec des milliers d’autres personnes. T’es pas obligé d’être célèbre pour faire passer ta parole.

Dire dans ce cas c’est toujours plus facile que faire ?

Colin : Pour moi, c’est plutôt difficile. Parler en public sur un truc où tout le monde n’est pas d’accord, où ça risque de poser problème, c’est plutôt difficile.

Héloïse : Notre parole n’a pas un poids si on ne fait rien. Greta Thunberg a commencé par parler, après elle a agi car on ne l’écoutait pas, elle a fait une grève tous les jours. Si elle n’avait pas fait d’action, on ne l’aurait jamais écoutée.

Sa parole était-elle déjà une action ?

Héloïse : Dire c’est déjà aussi faire quelque chose.

Judith : On n’est pas obligé d’être connu pour parler devant plusieurs personnes. Notre parole peut avoir des effets sans être connu.

Léonie a demandé en guise de bilan de l’atelier quel est le mot ou l’idée qui a marqué chaque enfant de l’atelier.

Pour Tessa, c’est qu’on n’est pas obligé d’être connu pour dire ce qu’on veut exprimer.

Pour Solel et Paula c’est le mot « parole » qui semble important.

Pour Colin, c’est qu’on peut changer le monde en parlant et l’appliquer.

Pour Héloïse, on a beau être jeune, notre parole peut être écoutée si on fait une action avec.

Pour Diane, notre parole peut être écoutée même si on n’est pas connu.

Enfin, Yassine propose le mot « Parler » car on a parlé à propos de la parole et on en a conclu pleins de choses !

Eh bien, merci aux p’tits philosophes pour ces belles paroles !

Le rendez-vous des P’tits Philosophes du samedi 6 mars : « Que gagne-t-on en travaillant ? »

Le samedi 6 mars, Yassine, Paula, Pacôme, Paula, Bonnie, Orphée, Solel, Diane ont réfléchi sur le thème du travail.

« Que gagne-t-on en travaillant ? » était en effet la question proposée par le programme.

Julia, qui animait cet atelier, a d’abord commencé par demander aux enfants ce qu’était pour eux, la philosophie.

Pour Pacôme, la philosophie, c’est « quand on réfléchit sur une grande question et que ça en fait pleins de petites ». Pour Solel « il n’y a pas de mauvaises réponses en philosophie mais parfois il y a une petite question et au fur et à mesure il y a une grosse question. »

Pour Orphée, la philosophie, «  c’est des questions et jamais on trouve ce qui est bon, on trouve jamais de réponse ». Solel complète l’idée d’Orphée en précisant qu’on peut trouver des réponses mais « pas totalement ».

Paula dit que la philosophie, c’est « réfléchir à une grande question et on en discute. »

Bonnie pense « qu’on pose des questions, et qu’on va donner des exemples. »

Pour Yassine, la philosophie, « c’est quand on discute sur une grande question et il n’y a jamais une seule réponse ». Pour Diane enfin, philosopher c’est « réfléchir à des questions qu’on se pose sur la vie. »

Julia installe la discussion en demandant aux enfants :

Qu’est-ce que ça veut dire pour vous, « travailler » ?

Orphée prend la parole : « Quand on est pauvre, on travaille pour être riche et pour ne pas mourir de faim. »

Diane exprime une idée proche et complète : «  Je crois que quand on travaille c’est pour avoir des sous, pour ne pas avoir de problèmes de santé et ne pas mourir de faim. »

Pour Solel aussi, « travailler ça sert à avoir de l’argent » mais il développe cette idée et en ajoute au autre : « du coup ça sert à avoir une maison, partir en vacances, payer le médecin. Travailler c’est aller à un endroit particulier sauf si on télétravaille. Travailler c’est faire quelque chose sur une feuille ou sur un ordinateur. On peut devenir soit salarié soit chef. Et gagner ou pas de l’argent. »

Pacôme est d’accord avec Solel mais il nuance en disant que « le travail, ce n’est pas que gagner de l’argent. Travailler ça veut dire apprendre, gagner sa vie aussi. Tout le monde travaille. »

Paula amène ensuite une nouvelle idée : « Quand on travaille, ce n’est pas obligé d’être riche. Nous on travaille à l’école et on n’est pas riche. »

Yassine rebondit sur cette idée : « Travailler, c’est faire une chose que l’on nous a demandé de faire. A l’école, on travaille parce que l’on nous demande quelque chose ».

Pour Paula, « travailler, ça demande de l’effort. »

Julia a ensuite proposé des situations aux enfants afin qu’ils déterminent s’il s’agissait ou non du travail. Cela afin qu’ils se demandent si travailler, c’était lié à l’école, à un métier ou si c’était un peu plus large. Remplir un cahier de vacances ? Faire le ménage ? S’occuper des enfants ? Jouer aux échecs ? Peut-on appeler ça du travail ?

  • REMPLIR UN CAHIER DE VACANCES :

Orphée : Oui, quand on fait un mouvement, c’est aussi travailler.

Diane : On fait travailler son corps.

Paula : C’est travailler mais en s’amusant car il y a des jeux dedans

Pacôme : C’est pas comme à l’école même si à l’école y’a du travail ludique parfois.

  • FAIRE LE MENAGE :

Orphée : Pour moi, comme c’est bouger son corps, c’est travailler, car c’est faire bouger ses muscles. Toute la vie on travaille.

Diane : C’est du travail, et les femmes de ménage elles travaillent.

Solel : Les femmes de ménage on les paye, c’est beaucoup de travail !

Paula : C’est pas obligé que ce soit un métier. Mon père il a fait le ménage, il a passé l’aspirateur. On fait le ménage sans être payé même si c’est un travail.

  • S’OCCUPER DE SES ENFANTS :

Diane : C’est du travail car parfois on ne peut pas faire autre chose quand on s’occupe de ses enfants.

Orphée : C’est à la fois travailler de son métier et s’occuper de ses enfants. Quand c’est un bébé, c’est très dur.

Pacôme : C’est du travail, surtout quand tu as beaucoup d’enfants, car ils se disputent, tu dois faire le repas, le linge…

Julia : Quand on est obligé, c’est du travail ?

Yassine : On doit le faire et on le fait, donc c’est du travail

  • JOUER AUX ECHECS :

Yassine : C’est s’amuser, car on n’est pas obligé.

Diane : Quand on a envie de jouer, quand on est en train de jouer, on travaille sa mémoire. Jouer aux échecs c’est travailler. Il faut réfléchir pour choisir des tactiques etc. travailler dans notre tête.

Yassine : On peut ne pas jouer de manière stratégique. Comme on n’est pas obligé de le faire, ce n’est pas du travail !

Paula : Les échecs, c’est un jeu où il faut vraiment réfléchir.

Orphée : Pour les échecs, il faut faire travailler ses muscles : les doigts et le cerveau.

Puis les enfants ont regardé deux vidéos pour approfondir leur réflexion : un extrait de  « Les Temps modernes » de Charlie Chaplin et un extrait de « Monstres et Cie ». A partir de ces images, ils devaient repérer ce qui était différent entre ces deux situations et réfléchir à ce qui pouvait poser problème dans le travail.

  • « Dans les vidéos on apprend que parfois le travail c’est facile et parfois c’est très dur. » Orphée
  • « Dans la première vidéo, ils étaient dans une usine. Ils étaient pas exploités mais… je ne sais pas… être exploité, c’est être mal payé pour un travail très dur. » Paula
  • « Le patron a la tache la plus difficile parce qu’il fait travailler toutes les personnes de l’usine. » Diane
  • « C’est pas le patron qui travaille le plus ! Il reste sur son fauteuil et fait des puzzles -j’imagine qu’il est bien payé -et les autres travaillent beaucoup -j’imagine qu’ils sont peu payés ! » Paula

Julia interroge :

Qu’est-ce qui peut poser problème dans le fait de travailler ?

  • « Ça peut être trop dur. Tu peux te faire renvoyer » Pacôme
  • « Souvent, il y a des personnes qui sont exploitées dans les usines. On les menace pour qu’ils travaillent très bien. » Paula
  • « Parfois c’est dur le travail et on a même mal. » Orphée
  • « C’est pas juste. C’est pas bien si au travail on nous fait mal. » Diane
  • « Des fois y’a des gens qui fouettent les autres personnes. » Bonnie
  • « Y’a des pays où les enfants fabriquent des chaussures, en Thaïlande par exemple. Ils sont très peu payés. » Paula
  • « Les esclaves souvent ils ne sont pas payés. Les autres ils sont payés mais pas beaucoup. » Paula

Julia demande : Est-ce que parfois le travail ça peut être plaisant ?

Diane fait un lien avec l’extrait des Temps Modernes : « Oui, le monsieur il jouait au puzzle ! On peut s’amuser ! »

Paula ajoute : « On peut aussi rencontrer des amis, nous à l’école mais aussi quand on a un métier. »

QUE GAGNE-T-ON EN TRAVAILLANT ?

Pacôme : Tu gagnes de l’argent, de l’apprentissage, des découvertes.

Orphée : Tu peux gagner ce que tu veux parfois… Gagner des médailles, un lingot d’or

Solel : On peut gagner de l’argent mais aussi de l’intelligence.

Diane : On gagne sa vie quand on travaille.

Julia : ça veut dire quoi  « Gagner sa vie » ?

Diane : ça veut dire qu’on arrive à faire ce qu’on a envie de faire.

Paula : Gagner sa vie c’est pouvoir se payer à manger, avoir un toit… on peut aussi gagner de l’amitié, on apprend aussi quand on travaille.

Julia : Est-ce qu’on peut gagner du bonheur en travaillant ?

Diane : Oui, on peut souvent quand on choisit son métier.

Solel : Si quelqu’un choisit un travail à ma place, je peux le découvrir et être heureux de faire ce travail.

Pacôme : Tu peux tomber sur le travail que tu pouvais faire et être heureux.

BRAVO LES PETITS PHILOSOPHES ! A la semaine prochaine !

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